Édition l’aube, traduit du norvé­gien par Domi­nique Kristensen

J’avais été très atti­rée par ce que m’avait annoncé Babe­lio : une plon­gée dans une famille norvé­gienne. L’an­nonce est tenue et je croyais alors retrou­ver les mêmes sensa­tions d’exo­tisme que dans les séries qui viennent des pays du nord, que ce soit « Rita » qui m’a fait décou­vrir l’en­sei­gne­ment au Dane­mark ou « notre grande famille » qui décrit les familles recom­po­sées en Suède.

Quelle décep­tion, certes nous sommes bien chez les Norvé­giens et regar­dez bien la photo de la couver­ture du livre, le contenu est aussi vivant que la photo !

D’abord ne vous atten­dez pas à une seule note d’hu­mour, il y en a aucune. Ne croyez pas non plus que l’on vous épar­gnera la moindre évolu­tion dans la psycho­lo­gie des trois person­nages prin­ci­paux, vous boirez le calice jusqu’à la lie.
Je raconte rapi­de­ment le début – enfin le début si on veut car cela n’est dit qu’à la page 100- le père et la mère de trois enfants adultes vont divor­cer. Bizar­re­ment, ils l’an­noncent à l’an­ni­ver­saire des 70 ans du père alors que celui ci a invité tout le monde en Italie. Les trois enfants sont complè­te­ment pertur­bés et nous voilà partis sur 300 autres pages à parta­ger les diffi­culté de Liv la fille ainée, d’El­len la cadette et de Hakon le plus jeune. Rien ne vous sera épar­gné , ni les jalou­sies de l’en­fance, ni les diffi­cul­tés de couples des uns et des autres, ni la diffi­culté de faire l’amour quand cette fonc­tion ne sert qu’à avoir un enfant qui ne vient pas.

À aucun moment un des trois enfants ne cherchent à comprendre les parents, ils sont surtout extrê­me­ment en colère, furieux que leur modèle paren­tal s’écroule. Ah oui, j’ou­bliais de vous le dire, en plus d’être terri­ble­ment ennuyeux, ils sont tota­le­ment inin­té­res­sants. J’avais envie de mettre des claques à tout ce petit monde qui vit sans soucis d’argent ni de travail, ils occupent visi­ble­ment des postes très inté­res­sants et quand ils en en ont assez du climat et des autres Norvé­giens qui sont peut être tous à leur image, ils vont passer une petite semaine à Rome !

Bref un livre terri­ble­ment ennuyeux et j’es­père que la Norvège vaut mieux que ça

Je n’ai noté qu’un passage (c’est toujours mauvais signe)

Citation

l’écologie en Norvège.

Mon faible enga­ge­ment pour l’en­vi­ron­ne­ment est déso­lant, je trie mes déchets par devoir, mais je ne crois abso­lu­ment pas que le fait qu’une mino­rité de ménages norvé­giens de la classe moyenne trie conscien­cieu­se­ment la nour­ri­ture et le plas­tique dans les sacs verts et bleus ‑ou l’in­verse- soit d’une utilité quel­conque surtout depuis mon voyage en Asie pour un repor­tage au cours duquel j’ai parcouru les rues de Katman­dou ou de New Delhi en patau­geant dans les ordures. Je ne le dis jamais ouver­te­ment, et je parti­cipe bien sûr au tri sélec­tif ‑c’est acquis une fois pour toutes, les petits ruis­seaux font les grandes rivières.

8 Thoughts on “Une famille moderne – Helga FLATLAND

  1. Je ne note rien ce matin, c’est le seul point positif !

  2. Dommage pour toi, et tant mieux pour nous, qui n’al­lon­geons pas nos listes… ;-)

  3. Bon ben c’est mort alors !!!!

  4. J’ai bien aimé, même si je comprends tes réticences

Répondre à Luocine Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Post Navigation