Édition folio. Traduit de l’an­glais (Canada) par Clélia Laven­ture 

Je cherche déses­pé­ré­ment qui m’a donné la mauvaise idée d’ache­ter ce livre … Ce roman a sûre­ment de l’in­té­rêt mais il n’est pas pour moi. Cepen­dant, il pose de vraies ques­tions sur le jour­na­lisme d’aujourd’hui et le goût pour le sensa­tion­na­lisme. Mais pauvre petite Luocine ! Plon­ger dans le glauque et le pervers : tu n’as plus la force de recher­cher la substan­ti­fique moelle à travers des corps tortu­rés, violés, dévo­rés .. et j’en passe. J’ai donc lâche­ment aban­donné Nathan et Noémie à la page 100 . L’un avec ses rela­tions sexuelles avec une femme cancé­reuse et l’autre à la recherche du philo­sophe fran­çais qui a tué et dévoré sa femme. Si la blogueur ou la blogueuse qui a aimé ce livre au point de me le faire ache­ter se recon­naît qu’elle ou qu’il me le dise, je mettrai volon­tiers un lien vers un avis plus coura­geux que le mien.

Citation

L’éthique journalistique

Naomi appar­te­nait en quelque sorte à une autre géné­ra­tion que Nathan, plus récente, bien qu’ils aient le même âge. Nathan semblait avoir façonné son éthique jour­na­lis­tique à partir de vieux film sur les repor­ter de presse. Pour Naomi, la collecte d’in­fos et la récu­pé­ra­tion sur Inter­net était une forme abso­lu­ment valable de jour­na­lisme, ne présen­tait aucun nuage déon­to­lo­gique sur son hori­zon en open source. Ne pas être photo­gra­phié de manière quoti­dienne, même par soi-même, ne pas être enre­gis­tré ni filmé pour être dispersé dans les vents turbu­lents du net, c’était s’ex­po­ser à la non-exis­tence. Elle savait qu’elle se montrait fourbe vis-à-vis du Dr Trinh en lui parlant de preuves, mais, si elle en étais consciente, sa trom­pe­rie avait pour unique effet de la faire se sentir plus profes­sion­nelle. Ainsi en allait le net, et c’était libé­ra­teur.

16 Thoughts on “Consumés – David CRONENBERG

  1. Ce n’est pas moi !

  2. keisha on 21 juillet 2020 at 13:14 said:

    Pareil ! ^_​^ (pour médi­ta­tions en vert, là j’as­su­me­rai ^_​^)

  3. bouahh :( ce n’est pas moi non plus ! Peut-être l’as-tu noté en allant trop vite et qu’il se démar­quait pas son côté cru ? Je dis ça parce que ça m’est déjà arrivé :)

    • Oui tu as raison, ma confiance dans les blogs est peut être plus impor­tante qu’a­vant. Mais je le redis le sujet de ce roman dévoile des aspects sombres mais exacts de notre société mais je déteste le glauque pour le glauque. On connaît un célèbre philo­sophe fran­çais qui a tué sa femme, c’est suffi­sam­ment tragique et glauque mais de là à ce que le person­nage philo­sophe lui aussi, la mange par petits bouts .…

  4. Pas moi non plus, je ne suis pas amatrice de genre-là …

  5. Ce titre m’in­tri­guait beau­coup à sa sortie, pour son sujet et son aspect « trash », et puis j’ai lu quelques critiques qui lui repro­chaient toutes la même chose, c’est-à-dire de faire dans la suren­chère sans fina­le­ment trai­ter son sujet en profon­deur… Du coup, j’ai passé mon chemin…

  6. Que je sache David Cronen­berg est avant tout un réali­sa­teur de cinéma, pas un écri­vain. Ses « visions » peuvent passer à l’écran (je sais qu’elles ne font pas l’unanimité) mais l’écrit est une forme d’expression bien diffé­rente qui ne touche pas le spectateur/​lecteur de la même façon…. Ceci dit, je n’ai pas lu ce roman.

  7. Le sujet pour­rait être inté­res­sant, mais mani­fes­te­ment, la façon dont il semble traité parait répu­gnante… à mes yeux. je passe !

  8. Bonjour Luocine, c’est sûr que si ce roman est aussi glauque et malsain que certains des films du réali­sa­teur, surtout les plus récents, je passe. Bonne jour­née.

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