Édition folio. Traduit de l’an­glais (Canada) par Clélia Laven­ture 

Je cherche déses­pé­ré­ment qui m’a donné la mauvaise idée d’ache­ter ce livre … Ce roman a sûre­ment de l’in­té­rêt mais il n’est pas pour moi. Cepen­dant, il pose de vraies ques­tions sur le jour­na­lisme d’aujourd’hui et le goût pour le sensa­tion­na­lisme. Mais pauvre petite Luocine ! Plon­ger dans le glauque et le pervers : tu n’as plus la force de recher­cher la substan­ti­fique moelle à travers des corps tortu­rés, violés, dévo­rés .. et j’en passe. J’ai donc lâche­ment aban­donné Nathan et Noémie à la page 100 . L’un avec ses rela­tions sexuelles avec une femme cancé­reuse et l’autre à la recherche du philo­sophe fran­çais qui a tué et dévoré sa femme. Si la blogueur ou la blogueuse qui a aimé ce livre au point de me le faire ache­ter se recon­naît qu’elle ou qu’il me le dise, je mettrai volon­tiers un lien vers un avis plus coura­geux que le mien.

Citation

L’éthique journalistique

Naomi appar­te­nait en quelque sorte à une autre géné­ra­tion que Nathan, plus récente, bien qu’ils aient le même âge. Nathan semblait avoir façonné son éthique jour­na­lis­tique à partir de vieux film sur les repor­ter de presse. Pour Naomi, la collecte d’in­fos et la récu­pé­ra­tion sur Inter­net était une forme abso­lu­ment valable de jour­na­lisme, ne présen­tait aucun nuage déon­to­lo­gique sur son hori­zon en open source. Ne pas être photo­gra­phié de manière quoti­dienne, même par soi-même, ne pas être enre­gis­tré ni filmé pour être dispersé dans les vents turbu­lents du net, c’était s’ex­po­ser à la non-exis­tence. Elle savait qu’elle se montrait fourbe vis-à-vis du Dr Trinh en lui parlant de preuves, mais, si elle en étais consciente, sa trom­pe­rie avait pour unique effet de la faire se sentir plus profes­sion­nelle. Ainsi en allait le net, et c’était libé­ra­teur.