Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Valé­rie Le Plouhinec.
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Les filles doivent adorer, les garçons je suis moins sûre. J’ai trouvé cet avis sur un blog :

C’est le livre que j’ai le moins aimé… et de très loin ! ! Cette histoire est étrange, certains éléments n’ont ni queue ni tête, la plupart des person­nages sont moyen­ne­ment réus­sis et l’hé­roïne est vrai­ment nunuche. De plus comment peut-on être amné­sique et oublier quatre ans de sa vie en tombant dans des esca­liers ? Il faut vrai­ment ne pas être dégourdi ! ! Ce livre est plus pour les filles.

Person­nel­le­ment, j’ai trouvé ce livre agréable à lire, mais je suis une fille ! À la suite d’un trauma crânien Noémie est partiel­le­ment amné­sique et quatre années de sa vie se sont effa­cées. Elle est confron­tée à sa vie de lycéennes. Ses amours vont s’en trou­ver quelque peu pertur­bées ! Aucun person­nage n’est cari­ca­tu­ral et si tout finit bien, la complexité de la vie réelle est bien racontée.

Citation

Même si nous n’avions jamais été ensemble comme des amou­reux, je l’aimais. Je l’aimais. Je l’avais toujours aimé, je crois bien. Pour tout vous dire, c’était un peu un fardeau de le savoir.

Je me souviens des porcs-épics que j’avais regar­dés avec papa le soir où j’avais cru que Will allait peut-être mourir. Pas la partie sur l’aspersion d’urine. Le moment où ils se regar­daient dans les yeux. Nous n’en étions pas encore là, Will et moi.(Personnellement, j’espérais ne jamais arri­ver au stade du pipi)

On en parle

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Traduit de l’an­glais par Karine Reignier.

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Owen Matthews, jour­na­liste corres­pon­dant de guerre part à la recherche du passé de ses parents. Sa mère, fille de digni­taire sovié­tique exécuté lors des purges de 1937 a été élevée en orphe­li­nat. Son père épris de culture Russe, tombera amou­reux de sa mère en 1963, lors d’un séjour dans un pays qui le fascine. Ils se marie­ront fina­le­ment en 1969 après un combat qu’ils ont cru l’un et l’autre souvent perdu tant les obstacles étaient impor­tants. Plusieurs récits se mêlent donc :

  • celui du fils, narra­teur, qui vit dans la Russie contem­po­raine, il connaî­tra l’horreur de la guerre en Tchét­ché­nie et tous les excès de ce pays aujourd’hui
  • Celui de sa mère qui a connu les tragé­dies de la guerre , les orphe­li­nats russes, la famine…
  • Celle de son père, cet intel­lec­tuel typi­que­ment britan­nique qui a dû lutter contre le KGB pour épou­ser celle qu’il aimait au péril de sa carrière universitaire.

Sans être passion­née par ce livre, je l’ai trouvé inté­res­sant et sûre­ment proche des person­nages réels, parfois les situa­tions sont telle­ment incroyables que j’aurais aimé un souffle plus roma­nesque. Je trouve que Makine, et bien sûr, Solje­nit­syne savent mieux racon­ter la Russie sovié­tique. Au milieu des horreurs que les enfants ont connues, j’ai bien aimé que sa mère lui dise « Il faudra que tu parles des gens bien » comme ce direc­teur d’orphelinat qui a accepté qu’on ne sépare pas les deux sœurs. Et j’ai alors pensé au livre de Makine : La vie d’un homme inconnu.

Citations

La sentence a été exécu­tée dès le lende­main, soit le 14 octobre 1937. Le bour­reau y a apposé un vague gribouillis. Les bureau­crates méti­cu­leux qui se sont char­gés de l’instruction ayant négligé d’indiquer l’endroit où Boris Bibi­kov fut enterré, ce tas de papier lui tient lieu de sépulture.

Pour­tant, lorsqu’ils se sont enfin retrou­vés, mes parents ont constaté que leur amour s’était presque tari. Mué en encre, il s’était figé sur les milliers de feuilles qui s’empilent main­te­nant au fond d’une malle, dans le grenier d’un petit pavillon londonien.

Ma mère a passé une grande partie de sa vie à attendre des jours meilleurs. Ses parents ont été arrê­tés lorsqu’elle avait trois ans. Dès cet instant, le régime sovié­tique s’est chargé de son éduca­tion, mode­lant ses pensées, sinon son âme. L’avenir radieux était à portée de main, expli­quait-on à sa géné­ra­tion, mais, tel un dieu aztèque, il ne saurait être atteint sans sacri­fices : il faudrait faire couler le sang et subor­don­ner la volonté de chacun au bien de tous.

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Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Jean Bourdier.

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La couver­ture du livre laisse rêveuse ! Le roman vaut mieux que la couver­ture, mais quand même ! Tout le temps de la lecture, j’ai pensé à la petite maison dans la prai­rie. La saga de la famille fondée par Matthew et Callie Soames se déroule dans le Missouri au début du 20° siècle. Le roman est divisé en six parties, la première est consa­crée à la famille puis, les cinq suivantes aux person­nages prin­ci­paux : le père, les trois filles aînées et la mère. C’est un procédé roma­nesque que j’aime bien, cela permet de chan­ger de point de vue sur les mêmes faits. Les cinq parties consa­crées aux person­nages permettent de suivre leurs amours. Il est vrai que c’est un peu plus complexe que je ne l’avais imaginé au début de la lecture et même le père, profes­seur rigou­reux et mora­li­sa­teur se laisse parfois aller à des idées d’adultère et d’amours illi­cites avec une élève !

La vie rurale semble très agréable, on y cueille des fruits en abon­dance, on fait beau­coup de confi­tures, on se baigne dans la fraî­cheur des rivières, on cite et on lit beau­coup la bible. Je cari­ca­ture un peu car le roman est plus inté­res­sant que ces premières impres­sions. IL y a bien ce côté idéal du monde rural, mais les person­na­li­tés sont minu­tieu­se­ment décrites et cachent des fêlures qui les inscrivent dans la réalité de la vie. La sœur aînée, par exemple Léonie, qui fait tout bien et qui risque de rater sa vie à force de dévoue­ment pour­rait être un person­nage passion­nant à la limite de la perver­sion, mais ce n’est pas le style de cette auteure : on reste dans la gentillesse un peu guimauve.

Ce livre avait été un best-seller et était retombé dans l’ou­bli, je serai surprise qu’il connaisse de nouveau un grand succès en France.

Citations

De plus on lui avait ensei­gné l’humilité. Dans l’étroite pers­pec­tive de son milieu, la simple conscience de soi ressor­tis­sait à la vanité. « Car qui veut s’élever sera abaissé et qui se veut humble sera loué »

Regar­dant autour d’elle, elle savoura toute la beauté de ce paysage fami­lier. Toute cette beauté ! Dieu aimait tant le monde …. Oh même si elle ne devait jamais aller au ciel, tout cela suffi­sait : cette merveilleuse terre, avec son soleil, ses matins glorieux et avec toujours quelque chose à attendre et espérer…
- Merci, dit-elle en regar­dant le ciel clair.
Puis elle rega­gna la maison pour aller prendre son petit déjeu­ner. (c’est la fin du livre !)

Traduit de l’an­glais (Austra­lie) par Marie-France Girod.

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La lecture des blogs m’a conduite à ce livre. Je dois avouer que je n’ai pas du tout été sensible à la construc­tion roma­nesque : c’est la mort qui sert de narra­teur et évidem­ment de 1939 à 1943 elle a du travail, la mort ! J’ai parti­cu­liè­re­ment été agacée par les effets d’annonce qui se répètent à chaque début de chapitre :

La jongle­rie se termine, mais la lutte se pour­suit. J’ai dans une main Liesel Memin­ger, dans l’autre Max Vanden­burg. Bien­tôt je les réuni­rai dans une même scène, lais­sez moi encore quelques pages.

Je ne sais pas si cela aide les adoles­cents à lire plus faci­le­ment, si oui, tant mieux. À la moitié du livre, quand la famille vivant dans une toute petite ville alle­mande , cache un juif, j’ai été prise par l’histoire. Le roman décrit de façon origi­nale le nazisme, la peur, la faim, la pénu­rie, les bombar­de­ments la guerre, les jeunesses hitlé­riennes. Une fois de plus on comprend que si l’horreur de la guerre n’avait pas atteint les alle­mands dans leurs villes et si leurs propres enfants n’avaient pas été tués à Stalin­grad où ailleurs, peu d’entres eux auraient douté de leur Führer. J’ai souri en lisant le passage où Max le juif caché dans la cave, peint les pages de « Mein Kampf » en blanc pour écrire son propre livre dessus.

Citations

Le temps était long pour Max Vander­burg dans son envi­ron­ne­ment de ciment.

Les minutes étaient cruelles.

Les heures étaient des punitions.

Quand il était éveillé, le sablier du temps se déver­sait au-dessus de lui et mena­çait de l’étouffer. On peut faire beau­coup de mal à quelqu’un en le lais­sant vivre.

Visi­ble­ment la guerre brouillait la fron­tière entre la logique et la superstition.

On en parle

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Traduit de l’an­glais par Natha­lie M‑C Laverroux.

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Roman inté­res­sant, qui devrait plaire aux adoles­centes et adoles­cents. On y trouve le récit de la fameuse « première fois », autour d’une enquête poli­cière au sujet d’un acci­dent. Ce roman pose la ques­tion de la respon­sa­bi­lité et de la culpa­bi­lité. Les person­nages ne sont pas simples et sont confron­tés aux consé­quences de leurs actes. L’héroïne tombe amou­reuse du beau Dennis qui se révè­lera un sale type. « Ne pas juger les gens sur la mine » pour­rait être la morale de l’histoire qui ne se termi­nera pas par un dénoue­ment « à l’eau de rose », loin de là.

Quand dans un roman l’hé­roïne dit : » Je secouai encore la tête tandis qu’une certi­tude s’im­po­sait à moi : il était impos­sible que ce soit Brad », on croit connaître la fin, Anne Cassidy saura garder le suspens jusqu’au dernier chapitre.

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J’ap­pré­cie cet auteur, j’ai bien aimé « Les falsi­fi­ca­teurs ». Il sait donner vie à des person­nages déca­lés pour lesquels on éprouve de l’intérêt, il a surtout, un regard origi­nal sur ses contem­po­rains. Dans ce recueil de « nouvelles » (chaque récit est un peu plus long qu’une nouvelle habi­tuelle) nous sommes pris par le destin extra­or­di­naire d’êtres épris de perfec­tion. Mais à travers eux on s’amuse du regard caus­tique de l’auteur sur notre monde. Si j’ai aimé la mise en place des récits j’ai, à chaque fois, été déçue, par la chute. Or c’est souvent la chute qui fait la saveur des nouvelles. Ça tombe un peu à plat ! (Déso­lée pour le mauvais jeu de mot !).

Citations

Le souve­nir des socié­tés se perpé­tue souvent mieux par les sacri­fices qu’elles consentent que par leurs réali­sa­tions. La reli­gion chré­tienne vit encore sur l’héritage de respec­ta­bi­lité de ses premiers fidèles, livrés aux lions par les Romains. De la civi­li­sa­tion inca nous restent des scènes atroces d’enfants énucléés et de vieillards démem­brés en offrande à l’astre cruel.

Le malaise de la société contem­po­raine s’explique partie par l’absence de céré­mo­nies sacrificielles.

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Dans un roman très court, le narra­teur raconte sa rencontre avec une femme qu’il a aimée. Ils n’ont pas construit leur vie ensemble. Sa mort l’oblige à prendre conscience qu’il l’ai­mait et toute la place qu’elle prenait dans sa vie. J’ai été touchée par son émotion : on aime­rait se savoir l’Ava de quelqu’un.

Citations

C’étaient les années quatre-vingt, « les années fric » comme on a décidé de s’en souve­nir aujourd’­hui. Un rache­teur d’en­tre­prise à tête de clébard, un présient qui sentait le renard, une géné­ra­tion qui se préten­dait « morale » pour mieux cacher sa vilenie.

Restent les faci­li­tés que nous nous sommes accor­dées pendant toutes ces années, Ava et moi. De nous être quit­tés, nous nous sommes toujours retrou­vés. J’ai­me­rais n’avoir aucun doute sur la ques­tion : nous remar­che­rons ensemble dans les rues du temps.

Traduit de l’an­glais (États-Unis ) par William Olivier Desmond.

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Toujours au programme du club de lecture, en géné­ral j’évite les romans poli­ciers. Je sais qu’ils sont bien choi­sis, mais ce n’est pas ma lecture préfé­rée. J’ai lu sans déplai­sir celui-là et j’ai été inté­res­sée par la descrip­tion de Venise, loin des clichés habi­tuels Venise dans ce roman, est une ville grise, humide et froide.

Un meurtre d’un vendeur à la sauvette, à Venise permet de comprendre le monde des émigrés afri­cains. C’est triste et sûre­ment proche de la réalité On se surprend à déses­pé­rer de notre monde ! L’écrivaine est améri­caine, elle n’est pas tendre pour ses compa­triotes. J’ai appré­cié, égale­ment, la façon dont elle parle de l’incohérence de l’adolescente qui dit du meurtre (au grand scan­dale de sa mère). « C’est seule­ment un vu comprà (un noir) » et qui pour­tant n’est pas aussi raciste que le pense sa mère.

J’ai aimé la descrip­tion de la nour­ri­ture en Italie. Et fina­le­ment avec tout ça j’ai voulu connaître le dénoue­ment qui est aussi abomi­nable que la réalité de l’Angola. Pauvre Afrique !

Citations

Ils ne pouvaient être qu’américains. Les cheveux blancs tous les deux, ils donnaient l’impression d’avoir échangé leurs vête­ments. La femme était habillée d’une chemise écos­saise en flanelle et d’épais panta­lon de laine, tandis que l’homme avait enfilé un chan­dail rose à col en V, des panta­lons et des chaus­sures de tennis blanches. Ils avaient appa­rem­ment sinon le même coif­feur, du moins la même coupe de cheveux. On avait envie de que ceux de la femme étaient juste un peu moins courts.

Il se deman­dait si le senti­men­ta­lisme de quatre sous de la télé­vi­sion et du cinéma n’avait pas provo­qué, dans cette géné­ra­tion, une sorte de choc insu­li­nique qui étouf­fait en eux toute possi­bi­lité d’éprouver de l’empathie vis-à-vis des peu ragou­tantes victimes de la vie réelle.

De même, une fois qu’une infor­ma­tion était stockée dans un ordi­na­teur, on avait l’impression que rien ne pouvait la suppri­mer, sinon la destruc­tion maté­rielle complète du disque dur.

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J’ai recom­mandé ce livre à notre club de lecture à la suite d’excellentes critiques sur les blogs . Je suis moins enthou­siaste, peut être que j’attendais trop. Mais il y a un charme à ce livre et comme toutes les lectrices de Proust j’aime bien la façon dont la famille s’empare de cet auteur pour fuir un quoti­dien doulou­reux. Ce n’est pas très réaliste de mobi­li­ser tout un village autour de la « Recherche du temps perdu » mais ça va bien dans l’histoire, on y croi­rait presque. Il y a un peu trop de bons senti­ments et … ça ne fait pas forcé­ment de la bonne litté­ra­ture. Pour résu­mer c’est un livre gentil.

Citation

Jusqu’au pois­son­nier qui, agacé, dans un furieux pied de nez, inscrit sur son ardoise : « A la recherche du thon perdu : 17 francs le kilo »

On en parle

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J’ai plus d’une fois été agacée par la lecture de ce gros (trop gros ?) roman parce que l’auteur ne nous épargne vrai­ment rien : on appren­dra tout sur sa sexua­lité, ses impuis­sances à vivre, les petits côtés de ses amis célèbres ou pas. Mais je ne l’ai pas lâché et à chaque fois que je repre­nais ma lecture, j’y trou­vais de l’intérêt. Dans le quar­tier latin des années de l’après guerre, on suit le narra­teur, il y arrive à 16 ans « quand il est né » nous dit-il, il raconte son adoles­cence. (Aujourd’hui l’adolescence commence à 13 ans, à 18 ans on est « jeune-adulte » !)

Il a connu ou croisé tous ceux qu’il fallait connaître et le titre de son livre de souve­nirs est un hommage au roman de Boris Vian L’écume des jours. On suit, pas à pas, son initia­tion à la sexua­lité, à la litté­ra­ture, son passage au monde adulte, le rejet de la province, surtout de la banlieue et de sa famille.
L’auteur sait recréer l’ambiance des années de l’existentialisme et on est pris dans un véri­table tour­billon. Il a souvent un humour très corro­sif qui est à l’image de cette époque. IL y a dans ce roman beau­coup de petits textes merveilleux. La descrip­tion de la gare Mont­par­nasse et ses diffé­rences avec la gare de Lyon est un bon moment de lecture.

Je pense que, pour tous ceux qui se souviennent de ces années-là, ce livre doit faire du bien. Vu de la province, ces gens célèbres : Gréco, Sartre, Vian devaient faire rêver, de près ils sont beau­coup moins sédui­sants et pour­tant ils ont apporté un souffle de liberté parmi les intel­lec­tuels. Il y a un person­nage que je trouve intri­gant et inté­res­sant : Honoré, le narra­teur et lui se rencontrent dans le train du retour vers la banlieue et sa famille, il lui donne de bons conseils de lecture, j’aurais aimé en savoir plus sur celui qui lui dit : « La provo­ca­tion n’est pas forcé­ment créa­trice, murmure Honoré. Je crains que nous n’entrions dans l’ère de l’imposture ».

Citations

Je ne retrouve rien de mon violon, ni de son âme de bois, ni de son corps pas si verni que ça.

Se tenir comme Ilfo ?

Qui était donc ce type mysté­rieux qui s’appelait Ilfo et qu’il fallait prendre en exemple ? C’était comment se tenir, se tenir comme Ilfo ? Qui se tenait comme Ilfo ? Les adultes forcé­ment. Quand je comprends enfin qu’il faut se tenir comme il faut, la ques­tion reste pendante. C’est quoi comme il faut, c’était pour ma mère se tenir à l’épicentre de tout ce qu’il ne fallait pas faire. À l’épicentre de toutes ses peurs.

Parmi les lectures édifiantes auxquelles j’avais accès, on trou­vait des histoires comme celle du pauvre garçon contraint pas son père, un horrible commu­niste, de rappor­ter une hostie à la maison où ledit père la poignarde avec un couteau de cuisine. Et l’hostie de se mettre à saigner !

Être ami avec Vian, ce n’est pas être l’ami de Vian.

la nuance est d’importance.
Qui est le vrai Vian ? Je n’ai toujours pas la réponse.

Avec des parrains aussi pres­ti­gieux qu’A­ra­gon et Eluard, les idées commu­nistes sont plutôt en vogue à Saint-Germain mais qui pour­raient dire qu’elles sont celles de Vian qui affiche une méfiance notoire à l’en­code tous les dogmes, qu’ils soient reli­gieux ou poli­tique ? Ça me plait, ça rejoint ce rejet de cette reli­gion et de ce Dieu qu’on a vaine­ment tenté de me refiler.