Lu grâce au club de lecture de la média­thèque de Dinard. Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Cécile Leclère et coup de coeur de mon club.

Dans ma volonté d’al­ler vers des lectures qui ne sont pas trop dans mes goûts, je me suis lancée dans ce roman poli­cier car il était au programme de mon club. J’ai vrai­ment du mal avec le suspens et, encore une fois, j’ai commencé par la fin. Pour ce roman cela n’en­lève pas grand chose à l’in­té­rêt, sauf que je ne peux pas vous la racon­ter alors que j’en brûle d’en­vie. J’ima­gine vos décep­tions et la colère de Krol si je révé­lais la solu­tion de cet horrible suspens : est-ce que la pauvre Tessa « presque » victime d’un tueur en série quand elle avait 16 ans arri­vera à sauver du couloir de la mort celui qui avait été arrêté à l’époque ? Elle est adulte main­te­nant et doit donc revivre son calvaire car il n’est pas certain que le coupable idéal : un noir qui passait par là, soit vrai­ment le tueur. Je vous promets que ce que je dévoile ne va pas au delà des premières pages.

Ce qui rend ce roman origi­nal, c’est que la tension ne vient pas de la peur de l’ado séques­trée dans une tombe, on sait dès le début qu’elle a été sauvée contrai­re­ment aux autres « margue­rites » qui, elles, ont été assas­si­nées. Mais du fait que l’en­quête doit reprendre et que les fils si embrouillés doivent être de nouveau démê­lés, l’an­goisse s’ins­talle quand même car Tessa semble si fragile et ce qu’elle a vécu si terrible. Je pense que les amateurs du genre doivent adorer, moi je le trouve éton­nant, bien construit et posant au passage le problème des préju­gés racistes qui empêchent que la justice améri­caine soit « juste » pour tous ses citoyens. Mais je ne comprends pas le plai­sir qu’on peut avoir à lire des horreurs abso­lues qui montent en tension grâce au suspens.

17 Thoughts on “Ainsi fleurit le mal – Julia HEABERLIN

  1. Avec ce genre de romans, on peut aussi appré­cier la maes­tria avec laquelle un auteur construit son suspens. Pour ma part, j’aime en lire de temps en temps, pour être surprise, mais gare si ce n’est pas le cas :-)

    • Je suis mal placée pour juger, ce roman est comme dans un casse tête où toutes les pièces s’im­bri­quaient de façon astu­cieuse. Mais comme, en toile de fond, il s’agit de l’hor­reur du cerveau d’un pauvre malade crimi­nel, je n’ar­rive pas à appré­cier.

  2. Je ne suis pas trop non plus roman poli­cier… Bien que trois coquillages :-)

  3. Je fatigue un peu des serial killers. Pas de de détails gore ?

  4. Ma volonté d’aller vers des lectures qui ne sont pas trop dans mes goûts ne me portera jamais vers un tel roman je crois ;)

  5. La colère, la colère, comme tu y vas fort !!!! Ceci dit, il est normal de ne pas révé­ler la fin d’un roman poli­cier. Mais pour­quoi commences-tu donc les livres par la fin ?

    • oui j’exa­gère tu as des colères très suppor­tables !. Je commence par la fin car le suspens m’empêche de profi­ter de la lecture par exemple j’adore quand on me raconte un film ou un livre car je retrouve le plai­sir de l’autre et le mien qui est diffé­rent.

  6. J’aime les polars, à condi­tion juste­ment qu’ils ne soient pas trop violents où trop « gore ». J’ai l’im­pres­sion que c’est le cas ici.

  7. le plai­sir des polars pour moi c’est de me couper du monde réel, de suivre une intrigue comme si ma vie en dépen­dait et au bout de remettre les deux pieds sur terre, une petite incar­tade donc moins chère qu’une séance chez le psy :-) et qui me fait tout oublier

  8. moi je n’ou­blie rien du monde réel, et cela m’empêche de lire car je veux trop connaître la fin, quand je la connais tout va mieux et je peux lire sans problème.

  9. Je n’ai pas aimé du tout ce polar.

  10. Comme toi je ne suis pas atti­rée par ce genre de roman

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