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Traduit (et bien traduit très bien même) de l’anglais (États-Unis) par Clément Baude 

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Livre que je dois à mes amies blogueuses : je l’ai acheté après avoir lu une critique qui a éveillé mon inté­rêt chez Dasola » Le problème Spinoza ». Dans les commen­taires, Domi­nique recom­man­dait « Mensonges sur le Divan » pour décou­vrir l’œuvre de Irvin D.Yalom. Alors un énorme merci à toutes les deux et, je vais me préci­pi­ter sur les autres livres de cet auteur. Je dois préci­ser que je suis une aficio­na­dos de la série « in treat­ment » et dans ce roman, j’ai retrouvé tant d’as­pects qui me plaisent.

J’ai toujours des scru­pules à dévoi­ler l’in­trigue d’un roman car je crains alors d’en dire trop et que vous n’ayez plus envie de le lire. J’es­saie quand même : à travers diffé­rentes cures de psycho­thé­ra­pie vous verrez à l’œuvre, la sincé­rité, l’amour et la fin de l’amour, la passion du jeu, le deuil, une arnaque abso­lu­ment géniale, la vengeance… Vous décou­vri­rez les motifs profonds des compor­te­ments humains , les riva­li­tés entre psycho­thé­ra­peutes et les diffé­rentes écoles analy­tiques, compor­te­men­tales et autres beau­coup plus fantai­sistes.

Tout cela raconté avec un humour à la Woodie Allen, très juif New-yorkais en tout cas. Si vous, ou un de vos proches, a eu besoin d’une psycho­thé­ra­pie pour se recons­truire , je pense que vous y retrou­ve­rez des moments que vous avez vécus. J’ima­gine que les prati­ciens doivent s’amu­ser de ce genre de romans écrit par l’un des leurs. La raison prin­ci­pale pour laquelle j’aime ce genre d’his­toires, c’est qu’elles donnent confiance dans l’être humain. On peut tous trou­ver en soi des raisons d’avoir confiance dans la vie, même si, comme les person­nages de cette histoire on se laisse égarer par l’appât du gain , la soif de vengeance ou autres motifs peu avouables.

J’ou­bliais un détail, l’in­trigue est très bien construite sur la 4° de couver­ture, je lis : « un éblouis­sant thril­ler psycha­na­ly­tique », éblouis­sant, je suis d’ac­cord, thril­ler un peu moins mais ce qui est certain c’est que le suspens est tenu jusqu’à la dernière ligne et même après. J’espère que je n’ai pas trop dévoilé l’in­trigue et que je vous ai donné envie de vous y plon­ger.

Citations

Les limites du psychothérapeute et la force de l « amour , et un brin d « humour

Laura , qui sortait a peine du lycée , avait simple­ment dit a Justin qu’il devait quit­ter sa femme , et il lui avait obéi. Alors que lui, Ernest Lash, un théra­peute doué , extrê­me­ment doué même, s’était escrimé pendant cinq inutiles années a convaincre le même Justin de quit­ter sa femme – en vain.

Le plaisir du joueur

Pour qu’un jeu ait quelque inté­rêt , la mise se doit être impor­tante , car il faut que la défaite fasse un peu mal.

Les codes sociaux aux US

Fin obser­va­teur des diffé­rences sociales, Marshal savait bien que, lors­qu’ils mangent, les gens aisés repoussent toujours a plus tard , déli­bé­ré­ment, la première bouchée de nour­ri­ture ; en réalité , plus la richesse est ancienne , plus le délai est long .

Un des ressorts des comportements humains

Macondo a utilisé l’ap­pât le plus puis­sant, celui du privi­lège d’en être. Je passe mon temps a trai­ter des patients plein aux as. Nous sommes proches, nous parta­geons des moments d’intimité, et je leur suis indis­pen­sable. Pour­tant je sais exac­te­ment quelle est ma place, si je les avais croi­sés dans un autre contexte, ils ne m accor­de­raient pas une minute.

On en parle

Le blog de Syan­nelle

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