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Quel diable d’homme ce Bill Bryson ! Il a réussi à me passion­ner pendant 579 pages pour des ques­tions scien­ti­fiques qui en règle géné­rale m’ennuient, car je n’y comprends rien. Je ne sais pas si je suis plus savante aujourd’hui , j’ai en tête quelques idées sur la forma­tion de la terre, l’importance du soleil de la lune et du noyau de la terre. Je suis stupé­faite de tout ce qu’on sait sur des orga­nismes si petits que je n’arrive pas à les imagi­ner.

J’ai été très amusée par toutes les querelles d’écoles des diffé­rents scien­ti­fiques, Bill Bryson raconte tout cela avec son humour si parti­cu­lier . Cette façon irres­pec­tueuse et drôle de racon­ter les débats les plus sérieux qui ont agité l’homme depuis qu’il a voulu comprendre la vie sur terre est pour beau­coup dans mon plai­sir à lire ce roman.

Je sais que ce livre plaira à toutes celles et tous ceux qui comme moi sont curieux des ques­tions scien­ti­fiques mais rebu­tés par le langage trop savant. L’idée que je garde­rai une fois le livre rangé en bonne place dans ma biblio­thèque c’est que la vie sur terre est un tel prodige et le fruit d’un tel hasard que l’on devrait tout faire pour la proté­ger. C’est sans doute encore une idée trop « angé­lique » mais je l’ai ressen­tie avec force tout au long de ce livre.

Citations

Des idées difficiles à comprendre

De tous les concepts de la théo­rie géné­rale de la rela­ti­vité , le plus diffi­cile à saisir pour nous est celui que le temps fait partie de l’espace . Notre instinct nous dit que le temps est éter­nel , absolu, immuable – que rien ne peut trou­bler son écou­le­ment régu­lier. Or selon Einstein , le temps est variable et toujours chan­geant . Il a même une forme . Il est lié – « dans une trame inex­tri­cable » selon l’expression de Hawking – aux trois dimen­sions de l’espace dans une dimen­sion bizarre appe­lée l’espace-temps.

Une idee bien sympathique et un sourire

Chacun de vos atomes est proba­ble­ment passé par plusieurs étoiles et a fait partie de millions d’organismes avant d’arriver jusqu’à vous. Nous sommes si char­gés atomi­que­ment et si vigou­reu­se­ment recy­clés à notre mort qu’un nombre signi­fi­ca­tif de nos atomes -jusqu’à un milliard pour chacun d’entre nous, selon certains- a sans doute appar­tenu un jour à Shakes­peare. Un autre milliard nous est venu respec­ti­ve­ment de Boud­dha , Gengis Khan et Beetho­ven , ou tout autre figure histo­rique de votre choix. (Il faut , semble-t-il , des person­nages assez éloi­gnés dans l’Histoire, car les atomes mettent quelques décen­nies à se redis­tri­buer ; si fort que vous le désiriez,vous n’êtes pas encore recy­clé en Elvis Pres­ley). 

Avec le sourire on lit plus facilement un livre sérieux

Les physi­ciens affichent un dédain notoire pour les scien­ti­fiques des autres domaines . Quand l’épouse d’un grand physi­cien autri­chien Wolgang Pauli le quitta pour un chimiste, il en resta comme deux ronds de flan. « Elle aurait pris un toréa­dor , j’aurais compris, confia-t-il à un ami. Mais un chimiste… » 

La resistance aux idées nouvelles

Cela restait une propo­si­tion radi­cale pour l’époque et elle fut extrê­me­ment criti­quée , surtout aux États-Unis , où la resis­tance à la dérive des conti­nents persista plus long­temps qu’ailleurs . Un critique se plai­gnit , le plus sérieu­se­ment du monde , qu’avec des argu­ments aussi clairs et convain­cants Holmes puisse induire les étudiants à les croire.

Apprendre en s’amusant

Deman­dez à un géochi­miste comment fonc­tionne ce genre d’engin , et il se lancera dans des histoires d’abondance isoto­pique et de niveaux d’ionisation avec un enthou­siasme plus sympa­thique. Que compré­hen­sible. Pour nous résu­mer , la machine , en bombar­dant un échan­tillon de roche de jets d’atomes char­gés , parvient à détec­ter de subtiles diffé­rences dans les niveaux de plomb et d’uranium des zircons , d’où l’on peut déduire avec préci­sion l’âge de la roche. Bob m expli­qua qu’il faut dix sept minutes pour lire un zircon, et qu’il faut en lire des douzaines par frag­ment pour obte­nir des données fiables. En pratique , toute l’affaire semble aussi répé­ti­tive et aussi exci­tante qu’une expé­di­tion au lavo­ma­tic, mais Bob avait l’air très heureux – ce qui est souvent le cas des gens de Nouvelle-Zélande.

Une anecdote de celle dont on se souvient :

Ce n’est sans doute pas une bonne idée de s’intéresser de trop près à ses microbes. Louis Pasteur en était à ce point obsé­der qu’il en vint à exami­ner á la loupe chaque plat que l’on posait devant lui – habi­tude qui ne dut pas lui valoir d’être. Souvent réin­vité à dîner.

Les mots de la fin

Les hommes modernes n’occupent que 0,001 pour cent de l’histoire de la Terre- à peine un souffle- mais même une exis­tence aussi brève a exigé une succes­sion infi­nie de heureux hasards. Nous n’en sommes qu’au tout début . L’astuce consiste à s’assurer que nous n’en verrons jamais la fin. Et, à coup sûr , cela va exiger de nous bien autre chose que de simples coups de chance.

On en parle

Un blog que je ne connais­sais pas : Urban­bike.

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