http://ecx.images-amazon.com/images/I/41MxyqFUSPL._SL500_AA300_.jpg

Traduit du japo­nais par Yutaka MAKINO

3Me voici donc plon­gée dans la pluie et l’étrangeté du Japon. Merci à mes amis qui m’ont chaleu­reu­se­ment recom­mandé ce livre. Je ne peux pas dire que je suis tota­le­ment convain­cue , certes je suis certaine d’avoir lu un livre qui appar­tient à une autre culture. Mais je reste un peu rétive à la culture japo­naise , la force du silence ne satis­fait pas complè­te­ment la bavarde que je suis.

L « histoire est surpre­nante : un homme qui a assas­siné sauva­ge­ment sa femme adul­tère trouve une forme de rédemp­tion au contact d’un village qui fuit tout commerce avec la civi­li­sa­tion. J « ai eu quelques diffi­cul­tés à accep­ter le person­nage de cet homme qui se ballade avec les os du pied de sa femme dans un son sac à dos… pour garder intact son senti­ment de haine contre celle qui l’a trompé.

Mais le charme du roman tient à l’évocation de la nature gorgée d’eau et de vent , et à la dignité du refus de contact du village. De ce silence naît une confron­ta­tion parti­cu­liè­re­ment bien rendue , les victo­rieux ne seront pas les plus forts. On ne lâche pas ce livre quand on le commence et à la fin on voudrait suivre les petites ombres blanches dans la montagne en savoir un peu plus sur ce village qui vit autre­ment, les habi­tants vivent-ils de cette façon de leur plein grès ou sous la contrainte … mais ce ne serait plus un roman japo­nais !

Il faut, sans doute, n « être qu’une carté­sienne fran­çaise pour se poser ce genre de ques­tions.

Citations

Les grands chantiers et le coût humain

On dit que le projet de budget du plan des travaux intègre les indem­ni­tés des victimes en fonc­tion de la puis­sance maxi­male en kilo­watts du barrage . En somme la mort est une réalité prise en compte dès le début. Ceux qui travaillent dans un tel contexte semblent s’efforcer de deve­nir insen­sibles à la mort d’autrui. Dans la pratique , si l’on devait s « apitoyer à chaque décès, il n’y aurait plus de travail possible .

La pluie

De fait, la vallée était d’une humi­dité décon­cer­tante, et une fois par jour, la pluie se faisait une règle de venir la visi­ter avant de s’en repar­tir.

La fin

La proces­sion ne se diri­geait pas vers le monde civi­lisé, elle s « enfon­çait davan­tage dans les profon­deurs de la montagne.

Et cela continue par le genre de phrases qui me posent problème

Soumise à la fata­lité du sang des hommes déchus, elle s’enfonçait encore plus profon­dé­ment à l’abri des regards.

C’est quoi le sang des hommes déchus ?

On en parle

Beau­coup de blogueuses adorent ce roman : le blog des livres qui rêvent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation