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Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Chris­tiane et Da id ELLIS

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Et voilà, mon voyage est terminé, je suis de retour d’une Austra­lie si bien racon­tée par Bill Bryson, que cela va me préser­ver d’un trop long vol vers ce pays qui m’a toujours attiré. Comme toujours avec un humour qui n’appartient qu’à lui et un sérieux dans ce qu’il veut nous faire comprendre, Bill Bryson explique que l’Australie est un pays conti­nent si vaste et si varié que chacun d’entre nous peut y trou­ver des merveilles inou­bliables.

Ce qui m’a frap­pée à la lecture de ce livre c’est à quel point je savais peu de choses sur l’Australie. Mais je ne suis visi­ble­ment pas la seule comme nous le dit Bill Bryson c « est peut-être parce que

Ce pays ne connaît pas de coups d’État, n’épuise pas ses réserves de pois­sons, n’arme pas d’horrible despotes, ne pratique pas la culture de la drogue de façon indé­cente. Bref, c’est un pays qui ne joue pas les gros bras et ne fait pas sentir sa puis­sance d’une manière provo­cante et dépla­cée. Un pays stable, paci­fique et correct. Un pays qui n’a pas besoin d’être surveillé du coin de l’oeil, ce qui fait qu’on ne le regarde même plus.

J’ai beau­coup aimé les descrip­tions des petits musées qui sont souvent plus inté­res­sants qu’il ne le pensait de prime abord. Le danger de la faune m’a fait irré­sis­ti­ble­ment penser au « Koala tueur  » je m’attendais que Bill Bryson cite Kenneth COOK car ils ont le même humour quand ils décrivent les dangers de la gent animale austra­lienne. Pendant toute la lecture, je me deman­dais comment (et quand) il allait parler des Abori­gènes, il le fait à la fin mais hélas on sent bien qu’il n » a discuté avec aucun d’entre eux. Je trouve que ça manque.

Alors si vous voulez qu’on vous raconte une nature abso­lu­ment superbe, déser­tique ou luxu­riante, rencon­trer des gens « cool et sympa » , avaler des kilo­mètres sous une chaleur étouf­fante, vous faire peur avec des requins, des arai­gnées, des méduses des serpents ou tout autre insecte, n’hésitez pas prenez le temps de lire « nos voisins du dessous »

Citations

Les musiques d’ambiance

Le fond sonore, je le remar­quai avec un certain inté­rêt , avait évolué et on était passé de « pot-pourri de vos vieilles comé­dies musi­cales favo­rites » à » Jour de fête à la maison de retraite ».

Pour décomplexer à jamais ceux qui ont peur de ronfler

Je dors comme si on m’avait injecté une dose de cheval d’un relaxant muscu­laire des plus puis­sant.
Mes jambes s’écartent d’une manière grotesque. Mes mains retombent au niveau du plan­cher. Tous mes acces­soires internes – langue , glotte, gaz intes­ti­naux – décident d’aller faire un tour à l’extérieur. De temps en temps, comme un jouet ridi­cule, ma tête dode­line vers l’avant et déverse sur mes genoux un demi-litre de salive visqueuse , avant de repar­tir en arrière pour refaire le plein avec des borbo­rygmes de chasse d’eau qui se remplit. Et je ronfle de façon bruyante, indé­cente, comme des person­nages de dessins animés dont les lèvres exagé­ré­ment élas­tique émettent de gros nuages de vapeur.

Les charmes de l’Australie

En fait, je pense qu’il est tout simple­ment impos­sible de réper­to­rier en une seule vie l’intégralité des dangers qui vous guettent dans le moindre buis­son d’acacia ou la moindre flaque d’eau de cette contrée si éton­nam­ment riche en espèces aux crocs veni­meux ou acérés

Les araignées

Personne n’a pu m » expli­quer, inci­dem­ment , pour­quoi ces bestioles sont d’une toxi­cité aussi phéno­mé­nale. Car possé­der assez de venin pour tuer un cheval, alors qu’il ne s’agit que de captu­rer des mouches, me paraît un cas flagrant de gaspillage de ressources natu­relles. Mais au moins les arai­gnées sont-elles sûres que les gens s’écarteront sur leur passage.

Les serpents

la plupart des serpents ne vous feront aucun mal . Si vous vous trou­vez dans le bush face à l’un d’eux, arrê­tez-vous net et lais­sez-le passer tran­quille­ment sur vos chaus­sures. Person­nel­le­ment, au palma­rès des « conseils les moins suscep­tibles d’être suivis » j’accorde le premier prix à celui-là.

Toujours le même talent a nous raconter avec humour les aventuriers qui ont sillonné l’Australie au 19e siècle

On choi­sit comme chef un offi­cier de police irlan­dais , un certain Robert O’Hara Burke, qui de sa vie n’avait jamais mis les pieds dans l’outback, qui était réputé se même à Dublin et qui ne connais­sait rien au monde de la science ou de l’exploration. Le topo­graphe serait William John Wills , dont les prin­ci­pales quali­fi­ca­tions semblent avoir été une origine très respec­table et son désir de partir là-bas. Un des atouts les plus remar­quables de ces deux gent­le­men étaient un visage orné d’un système pileux excep­tion­nel.

Un petit clin d’œil à la Française que je suis

Si La Pérouse avait été plus rapide, il aurait pu procla­mer l’Australie terre fran­çaise et épar­gner à ce pays deux cents ans de cuisine britan­nique.

À propos du peuplement de l’Australie

À la fin du XVIIIe siècle , les textes de loi britan­niques offraient une longue liste de crimes passibles de la peine capi­tale. On pouvait être pendu pour deux cents délits compre­nant, notam­ment, le crime impar­don­nable de « se faire passer pour un Egyp­tien ».

Le paragraphe sur le cricket

Après des années d’études patientes et labo­rieuses (avec le cricket il ne peut en être autre­ment) , j’en suis arrivé à la conclu­sion que ce jeu gagne­rait beau­coup à l’introduction de quelques chariots de golf. Ceux qui prétendent que les Anglais ont inventé le cricket unique­ment pour rendre inté­res­sante et palpi­tante toute autre forme d’activité humaine ont tort. Loin de moi l’idée de déni­grer un sport qui fait le bonheur de millions de gens – dont certains arrivent même à garder les yeux ouverts pendant les matchs- mais, fran­che­ment, c’est un jeu bizarre. C’est le seul sport qui inclut une pause pour le thé. C’est le seul sport qui porte le même nom qu’un insecte. C’est le seul sport où les spec­ta­teurs brûlent autant de calo­ries que les joueurs ( et même plus , s’ils sont un brin enthou­siaste). C’est la seule acti­vité de type compé­ti­tif- mis à part les concours de boulan­gers- où les acteurs s’habillent tout en blanc le matin et se retrouvent aussi imma­cu­lés en fin de jour­née.

Encore le cricket

Suivre deux jour­na­listes spor­tifs commen­tant une rencontre de cricket à la radio, c’est comme écou­ter deux pêcheurs assis dans une barque un jour où le pois­son ne mord pas.

Une bonne blague australienne

Un homme arrive à la finale de la coupe de foot­ball austra­lien à Melbourne et constate avec surprise que le siège à côté de lui est vacant. Or géné­ra­le­ment, tous les billets de finale sont vendus des mois à l’avance et il ne reste jamais le moindre place libre. L’homme s’étonne donc.
- excu­sez-moi dit-il à son voisin , mais comment se fait-il que cette place soit inoc­cu­pée ?
- c’est la place de ma femme, réplique celui-ci, un peu morose. Malheu­reu­se­ment elle est décé­dée.
- Mais c’est affreux ! Je suis terri­ble­ment navré !
- Ouais. Elle n’a jamais raté un match de sa vie.
- Vous auriez pu propo­ser sa place à un ami ou a l’un de vos parents ?
- Impos­sible :ils sont tous à l’enterrement.

J’aime cette remarque à propos des voyages au bout de la terre

Ma prome­nade m’a conduit devant des maga­sins au luxe tapa­geur – Prada,Hermès, Ralph Lauren. Impec­cable. Mais pas très inté­res­sant. Je n’avais pas parcouru treize mille kilo­mètres pour contem­pler des serviettes de bain signées Ralph Lauren.

On en parle

Chez Keisha et chez Urba­nik (que je ne connais­sais pas)

Voulez vous écouter Mathilda et essayer avec les paroles de Bill Bryson légèrement imbibé à la bière locale

Oubliant que les cuillères avaient été inven­tées, 
Le Swag­man immer­gea son zizi dans le thé
Et il soupira en voyant l’objet bouillir
« C’est pas demain que j’aurais du plai­sir ! »

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