Traduit de L’anglais (États Unis) par Fran­çois Hirsch.

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La ques­tion que je me pose : pour­quoi un auteur a-t-il besoin d’imaginer une fin de vie sur terre aussi atroce ? Un père et un fils errent sur une terre déso­lée après une apoca­lypse. La nature est deve­nue hostile, les hommes sont pour la plupart des hordes de canni­bales. Le dialogue du père et du fils est poignant. Quelques para­graphes sur la beauté de notre monde sonnent comme autant de mises en garde de ce que nous risquons de perdre si nous détrui­sons notre seul bien commun à tous : la planète terre.

Ce livre m’a rendue triste et m’a mise très mal à l’aise, je ne peux pas dire que je l’ai appré­cié mais je n’ai pas pu le lâcher avant la fin.

Citations

Dilaogue père fils

- J’ai dit qu’on n’était pas en train de mourir. Je n’ai pas dit qu’on ne mour­rait pas de faim.
– Mais on ne mange­rait personne ?
– Non. Personne.
– Quoi qu’il arrive.
– Jamais. Quoi qu’il arrive.
– Parce qu’on est des gentils.
– Oui.
– Et qu’on porte le feu.
– Et qu’on porte le feu. Oui.
– D’accord

Fin du livre

Autre­fois il y avait des truites de torrent dans les montagnes. On pouvait les voir immo­biles dres­sées dans le courant couleur d’ambre où les bordures blanches de leurs nageoires ondu­laient douce­ment au fil de l’eau. Elles avaient un parfum de mousse quand on les prenait dans la main. Lisses et musclées et élas­tiques. Sur leur dos il y avait des dessins en poin­tillé qui étaient des cartes du monde en son deve­nir. Des cartes et des laby­rinthes. D’une chose qu’on ne pour­rait pas refaire. Ni répa­rer. Dans les vals profonds qu’elles habi­taient toutes les choses étaient plus anciennes que l’homme et leur murmure était de mystère.

2 Thoughts on “La route – Cormac McCARTHY

  1. ta d loi du cine on 9 mai 2018 at 22:43 said:

    Oh, mais il y a bien d’autres livres (et plus anciens) de SF « post-apoca­lyp­tique » ! Je me rappelle avoir fait un expos sur Male­vil de Robert Merle (sensé se dérou­ler en 1977 en France – et écrit en 1972), lorsque j’étais au collège. S’il n’y avait pas de canni­ba­lisme propre­ment dit, ça s’entretuait quand même pas mal pour le contrôle de la nour­ri­ture et autres ressources… Et le côté « réaliste » m’en avait impres­sionné, à l’époque.
    Pour La route, je crois me rappe­ler que j’ai lu le roman après avoir vu le film.
    (s) ta d loi du cine, « squat­ter » chez dasola

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