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J’apprécie cet auteur, j’ai bien aimé « Les falsi­fi­ca­teurs ». Il sait donner vie à des person­nages déca­lés pour lesquels on éprouve de l’intérêt, il a surtout, un regard origi­nal sur ses contem­po­rains. Dans ce recueil de « nouvelles » (chaque récit est un peu plus long qu’une nouvelle habi­tuelle) nous sommes pris par le destin extra­or­di­naire d’êtres épris de perfec­tion. Mais à travers eux on s’amuse du regard caus­tique de l’auteur sur notre monde. Si j’ai aimé la mise en place des récits j’ai, à chaque fois, été déçue, par la chute. Or c’est souvent la chute qui fait la saveur des nouvelles. Ça tombe un peu à plat ! (Déso­lée pour le mauvais jeu de mot !).

Citations

Le souve­nir des socié­tés se perpé­tue souvent mieux par les sacri­fices qu’elles consentent que par leurs réali­sa­tions. La reli­gion chré­tienne vit encore sur l’héritage de respec­ta­bi­lité de ses premiers fidèles, livrés aux lions par les Romains. De la civi­li­sa­tion inca nous restent des scènes atroces d’enfants énucléés et de vieillards démem­brés en offrande à l’astre cruel.

Le malaise de la société contem­po­raine s’explique partie par l’absence de céré­mo­nies sacri­fi­cielles.

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