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On est loin de l’humour de La vengeance du wombat du même auteur. Dans ce court roman (109 pages) Kenneth Cook nous fait décou­vrir l’horreur d’une soirée alcoo­li­sée en Austra­lie. Il se donne la peine de remon­ter la chaîne des respon­sa­bi­li­tés qui a abouti à la mort d’une femme. C’est horrible et cela ne donne pas envie d’aller boire une bière un samedi soir dans les bars austra­liens. La descrip­tion très précise des actions d’une rare violence est prenante et on est abso­lu­ment écœuré par tant de bêtises. Le passage sur la façon de tuer les bœufs à coups de merlin est à peu près insou­te­nable.

On est dans le sordide, je ne sais pas si la lecture de ce roman aide­rait les gens à ne pas se livrer à des beuve­ries, sinon je recom­man­de­rai ce livre à tous ceux pour qui font la fête en frisant le coma éthy­lique. La bonne personne est accu­sée de meurtre mais peut-être pas pour le bon meurtre. Car fina­le­ment ce soir là, dans cet endroit là, il y a eu un viol, la mort d’un jeune complè­te­ment ivre au volant de sa voiture, une tenta­tive de meurtre digne d’un film d’horreur et fina­le­ment la mort d’une femme.

Citations

John Verdon, instru­ment d’une société qui avait besoin de viande tout en refu­sant de tuer, alla se doucher de très mauvaise humeur. Dans la mesure où son travail lui procu­rait du plai­sir – sans parler de son salaire –, il était lui aussi un artiste. Les exécu­tions défec­tueuses le démo­ra­li­saient plus qu’il n’aurait plus l’exprimer.

Verdon avait souri en sentant l’élan du marteau et, pour la première fois depuis plus d’un an, le plai­sir de tuer qui lui descen­dait dans les reins.

Le jeune se mit sur pied avec diffi­culté, à peine conscient de son entou­rage, le taux d’alcool dans son sang proche du niveau fatal….. Son corps se soumit alors à l’instinct du ving­tième siècle qui offre à un homme inca­pable de tenir debout la faculté de conduire une voiture.

Malheu­reu­se­ment, cet instinct n’améliorait guère sa vision, surtout à la vitesse de cent quarante kilo­mètres à l’heure qu’il avait atteinte peu après avoir quitté l’hôtel.

C’est ainsi qu’il s’encastra dans un semi-remorque, dont le plateau lui arra­cha le crâne au niveau du nez.

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