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Merci Domi­nique pour ce déli­cieux conseil. J’avais demandé un conseil de lecture : j’étais en train de lire une série de livres plutôt éprou­vants . Et, j’ai reçu ce cadeau de lecture !

Il y a parfois des coïn­ci­dences agréables :

  • J’ai visité Bruges très récem­ment
  • Cet été, mes quatre petits fils ont su, à leur manière, me dire qu’ils étaient heureux que je sois leur « grand-mère »
  • Ma mère s’appelait Thérèse et ma grand-mère Augus­tine

La grand-mère du livre, celle que l’écrivain sait si bien faire revivre : Thérèse-Augus­tine ! L’amour du petit fils pour sa grand-mère est très bien raconté et ne peut que vous émou­voir. Il sait donner vie à cette femme qu’une trop rude enfance paysanne, voulait lais­ser dans l’ignorance de la culture.

Thérèse-Augus­tine décou­vrira les plai­sirs de la lecture avec son petit fils, c’est une belle leçon d’optimisme pour ceux à qui l’âge fait peur. L’auteur sait aussi, (sa biogra­phie nous dit que Charles Bertin est poète) décrire les plai­sirs des jardins et dela mer. Certaines pages sont de petits poèmes en prose. Un court mais réel plai­sir de lecture, un livre que je recom­man­de­rai à mon tour.

Citations

Elle ne pardonna jamais à son père la violence qui lui avait été faite en la reti­rant de l’école à douze ans. Ce fut le vrai drame de son exis­tence : un demi-siècle plus tard ; l’amertume d’avoir été flouée la tenaillait toujours.

Au fil des mois, la pratique des livres dans laquelle elle n’avait vu à l’origine que le symbole de sa libé­ra­tion et l’instrument d’une revanche sur le destin, finit par se muer en passion toute pure.

O Thérèse-Augus­tine, ma grand-mère des groseilles de juin qui trico­tiez en me racon­tant votre vie sur le perron aux capu­cines, bien des poètes, c’est vrai, firent moins bien que vous.

Pour le style

Mais la véri­table fête, c’est la lumière qui me la donnait : les jeux conju­gués de la pluie et du soleil trans­for­maient mon repaire de verdure en une manière de grotte océa­nique où tous les tons du vert, du jade au céla­don, de l’émeraude à l’aigue-marine, riva­li­saient dans cette pénombre élyséenne criblée de rayons. La plus mince ramure baignait dans une mousse de lumière dorée qui parais­sait puiser son éclat à quelque fabu­leuse source inté­rieure. Je ne me lassais pas de contem­pler à travers l’épaisseur du feuillage encore nappé de pluie, mais d’où montaient déjà les premières vapeurs, l’irisation des gouttes suspen­dues qui, durant un moment dont j’aurais souhaité prolon­ger les délices, conti­nuaient l’une après l’autre à se déta­cher, comme à regret, de l’extrême pointe des feuilles vernis­sées. Je ne savais pas encore que je décou­vri­rais dans cet avène­ment éphé­mère d’une œuvre de la nature une préfi­gu­ra­tion du plai­sir que je trou­ve­rais un jour dans les accom­plis­se­ments de l’art des hommes.

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