http://storage.canalblog.com/82/04/350527/56384618_p.jpg

3
Cet écri­vain sait parti­cu­liè­re­ment bien décrire les maux de notre époque. Le malaise de Sarah qui ne se sent pas bien dans le monde compé­ti­tif où l’on conduit ses études d’économie, permet de décrire tous les travers des entre­prises où il faut être toujours et tout le temps, le meilleur et si possible écra­ser les faibles. Le sémi­naire de forma­tion est petit morceau de bravoure et, j’en ai bien peur, proche de vérité. Mais ‚il est vrai que l’on sait déjà tout ça.
Dans le genre, je préfère l’arrogance d’un Benac­quista.

Ce que j’ai vrai­ment bien aimé,c’est la pein­ture les problèmes dans lesquels se bat Sarah, brillante étudiante de Dauphine, ses origines modestes la rendaient mal à l’aise avec les étudiantes et étudiants très bour­geois de son univer­sité. Son mariage ne la protè­gera pas du malaise gran­dis­sant, souli­gné par la mala­die mentale de son frère Nathan qui lui ne veut ni ne peut s’adapter au monde. Elle part au Japon pour comprendre ce frère tant aimé et fina­le­ment, elle se décou­vrira elle-même.

J’ai été moins séduite par la partie japo­naise du roman, on sent l’auteur visi­teur du pays mais il n’a pas évidem­ment toutes les clés du mal de vivre japo­nais. On reste un peu dans le cliché et la poésie des paysages japo­nais ne m’ont pas touchée. Beau­coup de lecteurs sont plus enthou­siastes que moi, je recon­nais à cet auteur un véri­table talent pour témoi­gner d’un certain mal de vivre on se laisse prendre par la lecture et les souf­frances de Sarah.

Citations

« Ressemble à une vieille refaite plutôt qu’à une vieille tout court (…) , ajoute le pathé­tique à l’irréversible »

Le jardi­nage qu’il tenait pour une acti­vité fasciste (garder ce qui est fort, couper ce qui est faible et empê­cher le fort d’être plus fort)

Parfois je me dis que je suis deve­nue la cliente idéale pour une secte, quiconque me promet­trait le repos, la paix inté­rieure me verrait rappli­quer et lui baiser les mains de grati­tude.

Personne n’a envie de mourir. Tout le monde veut vivre. Seule­ment, à certaines périodes de notre vie, ça devient juste impos­sible.

Je l’ai épousé parce qu’il m’aimait et qu’auprès de lui je me sentais en sécu­rité. Auprès de lui j’avais moins peur.

On en parle

link.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation