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Encore une bonne surprise de notre club. Je ne me précipitais pas vers la lecture de cet essai qui restait sur le rayon de la bibliothèque destiné aux membres du club, car je ne pensais pas y découvrir grandes nouveautés. Erreur, j’ai appris des choses amusantes, comme la difficulté de Madame Thatcher à utiliser le « nous » pour parler de son action au gouvernement. Elle a fini par si bien apprendre sa leçon que, pour annoncer la naissance de son premier petit fils, elle déclara : We have become a grandmother (Nous sommes devenue grand-mère).

Le charme du livre vient du ton utilisé par l’auteur, c’est drôle léger et impertinent. De plus, il puise ses observations dans un grand nombre de langues, parfois très originales. Les remarques sur les subtilités du vocabulaire de la syntaxe et des expressions sont vraiment drôles et intéressantes. J’ai été moins convaincue par la dernière partie sur l’apprentissage. Son livre est enrichi de cinq portraits de personnes parlant plusieurs langues dont la vie est marquée par cette capacité linguistique. Alex Taylor donne envie de connaître Fernando, il parle 16 langues. Quelle chance, il a ! Comme lui je pense que :

« Parler une langue étrangère, crée une deuxième personnalité et une deuxième vie. »

Lui, il en a donc 16 !

Citations

 En Gallois, Gath est un chat lorsque son maître est masculin. On imagine la perplexité de l’infortuné félin dès lors qu’il tombe entre les mains d’une maîtresse et qu’il se voit transformé en chath. Ce n’est donc pas si évident pour les habitants d’Aberystwyth d’appeler un chat un chat.

 

Ces fioritures ne sont pas sans rappeler la proposition de Jack Lang dans les années 1990, qui essaya de rebaptiser les personnes du troisième âge « les flamboyants »

 

À Berlin, on ne cherche plus comme dans le passé une femme de ménage, Putzfrau mais une tonique Putzkraft, une puissance nettoyante.

 

La BBC organisa récemment en consultation avec des milliers de linguistes un concours pour trouver le mot « le plus intraduisible du monde » .Le champion est ilunga de la langue tchiluba parlée au sud-est de la République du Congo. Il désigne une personne disposée à pardonner un affront une première fois, à le tolérer lorsqu’il est commis une deuxième fois mais qui rejette l’idée de pardon si l’affront est commis une troisième fois.

On en parle

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