Édition « roman­Bel­fond » . Lu dans le cadre de masse critique de Babelio

Mais pour­quoi diable me suis-je lais­sée tenter par ce titre ? En lisant la présen­ta­tion, j’ai cru que j’allais décou­vrir un aspect que je connais­sais mal de la carrière de Clark Gable à savoir, son enga­ge­ment dans l’aviation pendant la seconde guerre mondiale. J’ai été élevée par une mère qui adorait cet acteur et j’ai partagé son enthou­siasme pour le célèbre film « Autant en emporte le Vent » , et à mon tour j’ai fait aimer ce film à mes filles. Je me suis pâmée d’amour pour Rhett Butl­ler mais je dois dire plus dans le roman que dans le film. (Tant pis pour Clark !)
Bien sûr ce roman parle de Cark Gable, mais le prin­ci­pal sujet de ce récit c’est le projet qu’aurait eu Hitler de s’emparer de ce célèbre acteur pour renfor­cer le pres­tige du troi­sième Reich et de son Führer. Le début de l’en­ga­ge­ment de l’ac­teur dans l’avia­tion améri­caine doit être assez proche de la réalité, mais son aven­ture en France et en Alle­magne est de la pure fiction. Ce n’est là que pour permettre à l’au­teur quelques chapitres sur la résis­tance fran­çaise et tout le roman est construit ainsi, un mélange de la réalité histo­rique avec une fiction digne d’un film de guerre Holly­woo­dien, c’est sans doute ce que voulait l’au­teur, peut-être que d’autres que moi accep­te­ront son parti pris.
L’auteur part dans une succes­sion d’aventures avec, comme arrière fond, les horreurs de la guerre menée par les nazis. Le mélange de la réalité histo­rique et de la fiction m’a mise très mal à l’aise. Les aven­tures d’Eva Braun avec un bel offi­cier SS m’ont semblé être une entre­prise de raco­lage pour pimen­ter un peu plus les récits habi­tuels sur ce qu’il se passait dans l’entourage d’Hitler, les diffé­rentes scènes sexuelles n’ont pas d’autre inté­rêt selon moi.
À partir de ce moment, je me suis déta­chée du projet de l’écrivain et tout me semblait faux, je lui en voulais d’avoir pris ce cadre histo­rique chargé des horreurs les plus insou­te­nables de l’his­toire de l’hu­ma­nité, pour donner vie à son imagi­na­tion. Tout ce qu’il raconte : la bataille de Stalin­grad, l’extermination des popu­la­tions juives dans les pays baltes, la consom­ma­tion de drogue par Hitler tout cela est vrai et est connu mais se servir de ce décor pour une histoire d’amour entre Eva Braun et son bel offi­cier, pour imagi­ner la capture puis l’évasion de Clark Gable c’est pour moi à la limite de l’indécence.
Bref un flop total et je retrouve ma ques­tion du début : Pour­quoi me suis-je lais­sée tenter ?

Citations

La pervitine

Déve­lop­pée dès l’au­tomne 1937 par la firme phar­ma­ceu­tique Temm­ler, la Pervi­tine a d’abord été acces­sible à toute la popu­la­tion alle­mande sans restric­tion. On la trouve alors au coin de la rue, dans son offi­cine habi­tuelle. Par la suite, elle est massi­ve­ment distri­buée aux soldats de la Wehr­macht qui, en atta­quant la Pologne puis la France avec une sauva­ge­rie inouïe, ont prouvé son effi­ca­cité. Le concept de « guerre éclair » est né. Les troupes de choc parcourent des dizaines de kilo­mètres par jour, galva­ni­sées par cette substance qui leur confère un senti­ment d’in­vin­ci­bi­lité. Elles attaquent avec rage, comme possé­dées, terro­risent l’en­nemi qui ne peut que battre en retraite devant tant de déter­mi­na­tion et de violence .

Un peu ce que j’attendais de ce roman.

Il se rappelle soudain une scène qui l’a marqué trois ans aupa­ra­vant. Lors de la première mondiale d » »Autant en emporte le vent », au Fox théâtre d’At­lanta, l’ac­trice afro-améri­caine Hattie McDa­niel, qui incar­nait une domes­tique, n’a pas été auto­ri­sée à assis­ter à la projec­tion. Pour la soute­nir, Gable a menacé de rester chez lui. Elle l’a supplié de reve­nir sur sa déci­sion pour ne pas gâcher la soirée. L’ac­teur à obtem­pé­rer. Deux mois plus tard, le 29 février 1940, Hattie McDa­niel rempor­tait l’os­car de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa pres­ta­tion dans ce film qui devien­dra le plus grand succès de tous les temps. Là encore, elle avait dû emprun­ter une entrée réser­vée aux gens de couleur pour parti­ci­per à la céré­mo­nie. Dans la salle, elle avait même dû s’as­seoir au dernier rang , à bonne distance de l’équipe du film.

10 Thoughts on “Herr Gable – Jean-Baptiste LENTÉRIC

  1. Tout à fait dispen­sable, donc. Le mélange réalité-fiction semble bizar­re­ment composé, effectivement.

  2. Que je suis contente !!! Non pas à cause du livre, qui semble exécrable mais quand je lis que tu t’es pâmée devant Rhett … Je me dis « enfin, quel­qu’un qui me comprend ». … On se si moque souvent de moi … Surtout mes enfants qui me disent avoir subi Autant en emporte le vent au moins dix fois (ils exagèrent, mais ça entre­tient la légende familiale ) ^-^

    • mais aurais-tu alors le réflexe de ne pas te lais­ser tenter par cette lecture que je trouve exécrable, effec­ti­ve­ment ? Je le redis moi j’avais davan­tage fantasmé sur Rhett du livre que sur Clark que je ne trou­vais pas aussi beau que celui que je m’étais imaginé.

  3. keisha on 12 février 2022 at 12:31 said:

    Le gros flop!!! de toute façon, mélan­ger histoire et romance, ça ne marche pas toujours bien.

  4. Une romance entre Eva Braun et un offi­cier, ça partait mal déjà. Je comprends bien que tu t’es lais­sée aveu­gler par Clark Gable, tu n’as plus vu le reste ;-)

    • et oui tu aurais été plus vigi­lante ? et puis main­te­nant je vous conseille de lais­ser tomber cette lecture si vous l’aviez lu avant moi je ne m’y serais pas frotté.

  5. N’étant jamais tombée sous le charme de Clark , je ne me serais pas enga­gée dans cette lecture, donc j’au­rais évité un flop !!! Mais comme je viens d’en avoir un sacré, ben tant mieux car 2 flops à la suite, ça aurait été beaucoup !

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