Lu grâce au club de lecture de la média­thèque de Dinard. Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Cécile Leclère et coup de coeur de mon club.

Dans ma volonté d’al­ler vers des lectures qui ne sont pas trop dans mes goûts, je me suis lancée dans ce roman poli­cier car il était au programme de mon club. J’ai vrai­ment du mal avec le suspens et, encore une fois, j’ai commencé par la fin. Pour ce roman cela n’en­lève pas grand chose à l’in­té­rêt, sauf que je ne peux pas vous la racon­ter alors que j’en brûle d’en­vie. J’ima­gine vos décep­tions et la colère de Krol si je révé­lais la solu­tion de cet horrible suspens : est-ce que la pauvre Tessa « presque » victime d’un tueur en série quand elle avait 16 ans arri­vera à sauver du couloir de la mort celui qui avait été arrêté à l’époque ? Elle est adulte main­te­nant et doit donc revivre son calvaire car il n’est pas certain que le coupable idéal : un noir qui passait par là, soit vrai­ment le tueur. Je vous promets que ce que je dévoile ne va pas au delà des premières pages.

Ce qui rend ce roman origi­nal, c’est que la tension ne vient pas de la peur de l’ado séques­trée dans une tombe, on sait dès le début qu’elle a été sauvée contrai­re­ment aux autres « margue­rites » qui, elles, ont été assas­si­nées. Mais du fait que l’en­quête doit reprendre et que les fils si embrouillés doivent être de nouveau démê­lés, l’an­goisse s’ins­talle quand même car Tessa semble si fragile et ce qu’elle a vécu si terrible. Je pense que les amateurs du genre doivent adorer, moi je le trouve éton­nant, bien construit et posant au passage le problème des préju­gés racistes qui empêchent que la justice améri­caine soit « juste » pour tous ses citoyens. Mais je ne comprends pas le plai­sir qu’on peut avoir à lire des horreurs abso­lues qui montent en tension grâce au suspens.