Traduit de l’anglais par Esther Méné­vis.
Lu dans le cadre du club de lecture de ma média­thèque

3Parti­ci­per à un club de lecture a beau­coup de bons côtés, l’un de ces bons côtés c’est de me conduire à lire des livres vers lesquels je n’irai pas spon­ta­né­ment. Celui-ci en fait partie, et j’ai pour­tant passé un excellent moment de lecture. Le procédé décrit sur la quatrième de couver­ture est amusant mais comme tous les romans qui sont sous-tendus par un procédé celui-ci est trop répé­ti­tif à mon goût. Il s’agit de ce que certains appellent : « l’effet papillon » :un événe­ment a une cause appa­rente mais il faut souvent cher­cher les véri­tables moti­va­tions des prota­go­nistes dans des inci­dents plus anciens. Le roman relie entre eux onze destins et tout s’enchaîne de façon impla­cable, jusqu’à une fin que je ne peux dévoi­ler.

Pour moi l’intérêt de ce roman, c’est de décrire la vie des Londo­niens, ceux qui vont mal, très mal et pas si mal que ça. Certains écoutent l’émission de radio du narra­teur, Xavier Ireland, qui les écoute et les console de une heure à quatre heures du matin. Pour les nostal­giques, son émis­sion rappel­lera la voix éraillée de Masha Béran­ger commen­tant les confi­dences des noctam­bules fran­çais. Les autres il les croise dans son immeuble et dans son quar­tier. Ce petit monde de Londres m’a passion­née et émue. J’ai souri souvent, mais je ne peux pas dire que ce soit un roman très drôle contrai­re­ment à ce qu’annonce la quatrième de couver­ture.

Une belle gale­rie de portraits de nos contem­po­rains d’outre-manche.

Citations

Le fameux procédé

… Parce que Roger a été contra­rié par un SMS qu’il a reçu par erreur parce que son expé­di­teur n’était pas habi­tué à son télé­phone parce qu’on lui a volé le sien,parce qu’un ado s’est fait renvoyé suite à une colère provo­quée par une mauvaise critique, elle-même alimen­tée par la colère susci­tée par le tabas­sage que Xavier n’a pas réussi à stop­per quelques semaines plus tôt , un jour de grand froid.

On en parle

« Au delà des pages  » blog trouvé sur Babe­lio

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation