Livre lu dans le cadre de mon club de lecture.

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Un titre plus précis serait : « les secrets et les peurs du coffre fort ».

  • Peurs que les Qata­riens ont du monde qui les entoure, les grandes puis­sances régio­nales : l’Iran, l’Arabie Saou­dite, Israël..
  • Peurs qu’un énorme bateau chargé de pétrole pollue leurs côtes et les prive d’eau potable , j’ai appris qu’ils n’ont que 48 heures de réserve d’eau potable déssa­li­ni­sée qu’il gaspille sans aucune vergogne, piscine , jet d’eau..
  • Peur du terro­risme..
  • Peur que les étran­gers beau­coup plus nombreux que les Qata­riens prennent le pouvoir où se mettent à récla­mer des droits décents pour travailler au Qatar.
  • Peurs que le monde éprouve vis à vis du Qatar et de ses diri­geants qui prouvent au monde que TOUT peut s’acheter.

Ce livre a eu un coup de cœur à mon club de lecture, parce ce que j’imagine qu’on est toujours un peu baba devant autant d’argent et que, comme moi, mes amies du club igno­rait tout ou presque du Qatar. Je ne mets pas souvent de livres d’actualité sur mon blog, mais le Qatar aujourd’hui c’est un monde complè­te­ment origi­nal et ces deux jour­na­listes ont bien fait leur travail , un an d’enquête pour nous infor­mer.

Les deux passages que je cite montrent le para­doxe de ce pays , un enfer pour les travailleurs manuels étran­gers , un purga­toire pour les expa­triés aux portes du para­dis peuplé unique­ment de musul­mans Qata­ris. Doha change toutes les règles du droit inter­na­tio­nal, puisque tout, abso­lu­ment tout, s’achète, à commen­cer par le sport et les spor­tifs. Le passage concer­nant Rachida Dati n’est pas agréable pour l’honneur de la France , trop de flots d’or troublent l’esprit de nos poli­tiques. Tout Paris sait qu’elle s’est rendue de multiples fois, accom­pa­gnée des membres de sa famille , au Qatar aux frais de la répu­blique , pour y rece­voir moult cadeaux et trou­ver un emploi pour sa sœur.

Certains aspects des avoirs des Qata­riens, en France m’ont gênée, (le Qatar n’est pas le seul pays en cause), tous les diri­geants étran­gers qui achètent en France, ne payent pas l’ISF sur leurs biens, et comme la famille royale du Qatar est par défi­ni­tion membre du gouver­ne­ment et qu’ils sont très nombreux , un des frères de l’Émir a 50 enfants, tous ces gens peuvent ache­ter des hôtels parti­cu­liers à Paris ou sur la côte d’Azur sans payer les taxes dont les Fran­çais devraient s’acquitter !

La dernière ques­tion du livre est de savoir s’il faut avoir peur du Qatar , non certai­ne­ment non si on est musul­man et non pour les autres , leur argent vaut bien celui d’autres puis­sances . Aux états de défendre leur propres valeurs.

Citations

les Qatariens

Au Qatar , il n’y a pas de pauvres, le chômage n’existe pas et l’emploi est garanti à vie pour les natio­naux. Ici c’est le para­dis pour les contri­buables …puisque les impôts n’existent pas ! La fisca­lité est réduite à sa plus simple expres­sion . Au Qatar , il n’y a pas de TVA , de charges sala­riales et patro­nales sur les salaires, d’impôt sur le revenu et d’impôts fonciers. Les société doivent acquit­ter un impôt à taux fixe de 10 % .
Si un Qata­rien ne souhaite pas travailler, il reçoit une allo­ca­tion de 2000 euros par mois. Quand il travaille dans l’administration publique – 95 % des natio­naux occupent des postes dans le secteur gouver­ne­men­tal- ou dans de grands compa­gnies , on lui assure un salaire mensuel de plusieurs milliers d’euros. Un insti­tu­teur qata­rien peut gagner entre 6000 et 8000 euros par mois. Quand une compa­gnie inter­na­tio­nal prend un stagiaire qata­rien pour quelques mois dans un service , il est payé 7000 euros par mois (35 000 rials)

Lorsqu’un stagiaire , mili­taire ou magis­trat , est envoyé en forma­tion en France, il perçoit l’équivalent de 1800 euros par jour . Ce qui lui permet de se loger dans un palace.

Quand un jeune couple se marie, il reçoit une parcelle de terre gratuite . Le stan­dard , c’est 1200 mètres carrés. Pour bien démar­rer dans la vie, on lui donne envi­ron 40 000 euros ( 200 000 rials) pour construire uns maison. Le reli­quat des travaux est assuré par un prêt sans inté­rêt. Et puis il faut équi­per le loge­ment . Pour ache­ter ses meubles , le couple reçoit une indem­nité d’à peu près 10 000 euros « (50 000 rials) .
Si le couple donne nais­sance à un fils , il aura droit à une prime , un peu moins élevée si c’est une fille. On lui propo­sera un prêt avan­ta­geux pour ache­ter une voiture , de préfé­rence une grosse cylin­drée ou un 4×4. La consom­ma­tion d’essence importe peu : ici le litre de super -20 centimes d’euro- est moins cher que le litre d’eau miné­rale ! Et qu’importe si ces bolides polluent à tout va …

Les travailleurs manuels émigrés

Dans l’émirat ‚la majo­rité des 40 000 femmes de ménage philip­pines reçoivent un salaire en moyenne un salaire de 250 dollars par mois . 5900 rials)

la plupart du temps , ces « four­mis » asia­tiques du miracle qata­rien vivent dans des condi­tions sordides. Ils sont parqués dans des blocs d’habitations (« labor camps ») , sortes de bidon­villes situé à la péri­phé­rie de Doha, quand d’autres logent sur leur lieu de travail dans des bara­que­ments. Offi­ciel­le­ment , la loi fixe le seuil maxi­mum à quatre travailleurs par chambre, chaque résident devant dispo­ser d’un espace de vie d’au moins quatre mètres carrés. Mais dans la réalité , les migrants s’entassent parfois jusqu’à dix huit dans une même pièce. Même le prix de leur pauvre mate­las, souvent une mince paillasse de mousse, est prélevé sur leur salaire.

Appa­reils d’air condi­tionné défec­tueux , alimen­ta­tion en eau potable aléatoire,salle de bains collec­tive minus­cule, cuisine à la saleté repous­sante, c’est le résumé sinistre et insa­lubre du quoti­dien de ces migrants asia­tiques.

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