http://ecx.images-amazon.com/images/I/41kXqqleFqL._SL500_AA300_.jpg

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Clément BAUDE.

5
En pleine période Irvin Yalom, j’ai donc conti­nué par « Et Nietzsche a pleuré » avant de me plon­ger dans « le problème Spinoza »conseillé par  canal­blog que je ne remer­cie­rai jamais assez de m’avoir fait décou­vrir cet auteur. Je suis un peu ennuyée pour juger de la qualité intel­lec­tuelle du débat : la philo­so­phie de Nietzsche comme jalon vers la psycha­na­lyse. Je n’ai jamais appré­cié cet écri­vain et je me suis mortel­le­ment ennuyée à la lecture de « ainsi parlait Zaras­thous­tra ». Je perds certai­ne­ment beau­coup à ne pas bien connaître ce philo­sophe , par contre je connais mieux Freud et les débuts de la psycha­na­lyse ce qui m’a permis de savou­rer le roman.

Que serait-ce alors si je connais­sais bien Nietzsche ! Le roman met en scène des person­nages qui ont existé , Josef Breuer , le tout jeune Freud , Lou Salomé et Nietzsche, Irving Yalom invente le « comment la cure psycha­na­ly­tique est née » à travers une idée de génie du Docteur Breuer , tout est vrai dans ce roman sauf la rencontre du Docteur Breuer et de Nietzsche Irvin Yalom possède un vrai talent de conteur et il sait créer du suspens digne d’un bon auteur de roman poli­cier avec un sujet aussi sérieux que la psycha­na­lyse. Bien sûr ce n’est qu’une fiction mais on est bien dans cette histoire ‚entre autre car l’auteur sait faire revivre Vienne et ses habi­tants.

L’arrière plan du récit, rajoute beau­coup à l’intérêt de l’intrigue : les pâtis­se­ries, les cafés , les luttes entre univer­si­taires, la société compas­sée de la capi­tale de l’empire Austro-hongrois entiè­re­ment tour­née vers les conven­tions, traver­sée par un anti­sé­mi­tisme viru­lent et qui semble prête à combattre et à accueillir les théo­ries de Freud.

Le person­nage de Breuer est complexe et très atti­rant. Il nous permet de réflé­chir au rôle du méde­cin, de la vieillesse et de l’amour ! Le subter­fuge qui amène les deux person­nages à comprendre la nature d’une théra­pie analy­tique est bien imaginé. J’ai toujours aimé qu’on me raconte des histoires , car cela m’a permis de mieux comprendre que dans un livre théo­rique , de quoi est fait le lien entre le théra­peute et son patient.

J’ai vrai­ment aimé ce roman avec la réserve du début, il ne m’a pas donné envie de relire Nietzsche et que je sais que perds une bonne partie de l’intérêt du roman.

Citations

La charité

Vous décou­vri­rez que personne n’a jamais, jamais , agi entiè­re­ment pour les autres. Tout acte est dirigé vers soi , tout service ne sert que soi, tout amour n’aime que soi.

Mais vous connais­sez comme moi ces guéris­seurs bigots, qui projettent leur propre faiblesse sur les autres et ne s’intéressent à eux que pour accroître leur propre force . Vous connais­sez comme moi la charité chré­tienne

L « habitude tue le désir

On se lasse toujours du même plat… Tu sais Joseph, pour chaque belle femme sur terre , il y a aussi un pauvre type qui en a marre de se la farcir.

L » énergie et l’envie de vivre

Si quelque chose m’attire ce n’est pas le danger. Non, plutôt la fuite, non pas devant le danger mais devant le confort. Peut-être ai-je trop long­temps vécu dans le confort !

- Peut-être est-ce dange­reux , Joseph. Dange­reux et mortel.
- Oui, le confort est en effet dange­reux. » Breuer se répéta plusieurs fois cette phrase. « Le confort est dange­reux. Le confort est dange­reux.
- Car rien ne peut arrê­ter le temps, et c’est bien notre plus grand malheur. Il nous faut apprendre à vivre malgré tout. »

Le mariage

Le mariage et la posses­sion et la jalou­sie qui l’accompagnent ne font qu’emprisonner l’esprit. Jamais je ne me lais­se­rai domi­ner par eux.

On en parle

Page après page

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation