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Traduit de l’anglais par Odile Demange.
Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.

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C’est un roman qui a connu un grand succès, si j’en juge par les critiques très posi­tives de Babe­lio. Je l’ai lu rapi­de­ment et avec beau­coup d’intérêt. L’auteur raconte une histoire du point de vue d’un jeune autiste, et mieux qu’un grand discours théo­rique sur l’autisme, il nous fait parfai­te­ment comprendre combien leur façon d’appréhender le monde est diffé­rent du nôtre. A aucun moment, l’auteur ne quitte la façon qu’à Chris­to­pher d’appréhender les nombreuses diffi­cul­tés liées à l’enquête dans laquelle il se lance.

Un chien a été sauva­ge­ment trucidé par un coup de fourche en face de chez lui. Il veut savoir qui a fait cela et pour cela, pose des ques­tions à son voisi­nage. Il décou­vrira la vérité mais hélas , égale­ment que son père lui a menti. Un autiste ne sait pas mentir et le mensonge d’une personne à qui il avait accordé sa confiance provoque un séisme dans sa conscience.

On sent à travers ce roman toute la diffi­culté d’élever un enfant autiste. Ses parents ne sont ni meilleurs ni pires que les autres, mais pour élever un tel enfant il faut être à la fois un génie et un saint. Inca­pables de compro­mis, ils peuvent se mettre en danger et mettre en danger les autres sans se rendre compte de ce qu’ils font. Et puis, si jamais vous voulez les contra­rier, comme Chris­to­pher, ils peuvent se rouler en boule et commen­cer à hurler. Et puis, heureu­se­ment, il y a les mathé­ma­tiques, domaine où enfin les choses sont bien rangées dans un ordre qu’aucun affect ne saurait déran­ger. Alors loin de tout ce qui lui fait peur, le jeune Chris­to­pher s’adonne à sa passion et est certain qu’il a une place dans le monde.

Je ne peux pas dire que je partage l’enthousiasme de la centaine de critique de Babe­lio, mais cela m’a fait du bien d’accompagner les efforts d’un écri­vain qui veut aider à comprendre le monde si étrange des autistes.

Citations

Les sentiments de Christopher

J’aime bien les chiens. On sait toujours ce qu’ils pensent. Ils ont quatre humeurs. Content, triste, fâché, et concen­tré. En plus, les chiens sont fidèles et ils ne disent pas de mensonges parce qu’ils ne savent pas parler.

Sa difficulté à comprendre les autres

Je trouve les gens décon­cer­tants.

Pour deux raisons essen­tielles.

La première raison essen­tielle est qu’ils parlent beau­coup sans se servir de mots. Sioban dit que si l’on lève un sour­cil, ça peut signi­fier plusieurs choses diffé­rentes. Ça peut signi­fier « J’ai envie d’avoir des rela­tions sexuelle avec toi » mais aussi « Je trouve que ce que tu viens de dire est complè­te­ment idiot. »

13 Thoughts on “Le bizarre incident du chien pendant la nuit – Mark HADDON

  1. J’avais bien aimé ce roman ! Pas facile de se mettre dans la peau d’un autiste…

  2. Je ne l’ai pas lu, je le note et j’espère le trou­ver à la bibli.

  3. Comme toi, j’ai appré­cié ce roman, mais comme toi, je ne suis pas plus enthou­siaste que cela. C’est inté­res­sant que les parents ne soient pas parfaits, c’est , je trouve, ce qui sauve le roman, parce que l’invraisemblable ne me dérange pas, mais on parle d’autisme, un peu quand même ( je pense au voyage à Londres), l’autisme, je connais un peu de près et je crois qu’il faut savoir raison garder et rester crédible. Parce que l’autisme, ça fait drôle­ment souf­frir. Ceci dit, c’est déjà pas mal qu’un roman­cier tente de dire cet univers.

    • j’imagine faci­le­ment que ls gens qui connaissent de près doivent être choqués par les invrai­sem­blances concer­nant ce terrible handi­cap, mais comme toi j’ai aimé que l’écrivain veuille nous faire connaître ce qu’était l« « autisme et je pense que ce roman doit plaire aux jeunes.

  4. Je l’ai lu il y a telle­ment long­temps que je n’en garde aucun souve­nir.

  5. Je l’avais acheté il y a quelques années (la libraire était dithy­ram­bique) mais ni moi ni mes filles adoles­centes n’avons été enthou­siastes.

    • Quand on voit les avis posi­tifs su babe­lio , on se dit qu’à sa sortie il a dû connaître un succès consi­dé­rable. Pour moi son inté­rêt c’est de se fonder sur le fonc­tion­ne­ment d’un enfant autiste, et de parents ordi­naires , les compor­te­ments ordi­naires ne peuvent pas être adap­tés face à ce handi­cap . Mais pour faire un roman, il a fallu créer des situa­tions invrai­sem­blables. Que même des ado n’aient pas aimé montre les limites de ce roman​.Je pensais que peut être, il pouvait être une première approche de ce handi­cap.

  6. Lu en anglais il y a quelques années, mais je n’ai pas été vrai­ment convain­cue. Je n’en ai peut-être pas saisi toutes les subti­li­tés non plus ;-)

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