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The Wire ! Ma série cultis­sime ! N’ayons pas peur des mots ! Ni des points d’exclamation ! Au risque d’écorner l’image d’intello que peut donner mon blog : livres et films plutôt « art et essai » (déso­lée je n’ai pas ri au « Chti »), j’avoue ou plutôt je dévoile que je suis une fan des séries TV. Je le suis deve­nue quand j’ai pu les regar­der en DVD, et dans leur langue d’origine. Avec les sous-titres, hélas ! Quand je connais un épisode presque par cœur, je mets les sous titres en anglais.

Pour « The Wire », je ne peux le regar­der qu’avec des sous-titres en fran­çais : 80 % des person­nages parlent l’argot des quar­tiers en diffi­cul­tés de Balti­more et à mon grand regret je ne comprends rien. On perd d’ailleurs un des charmes de la série : les jeux sur les expres­sions et les accents. Entre eux, ils se recon­naissent de Balti­more-Ouest et Balti­more-Est.

La série comporte cinq saisons, chacune d’entre elle se centre sur une des grandes diffi­cul­tés des grandes villes améri­caines :

  • La saison 1 : la créa­tion d’une cellule avec des poli­ciers qui vont essayer d’être intègres face à la drogue.
  • Saison 2 : la fin de l’ère indus­trielle tradi­tion­nelle, ici la fin de l’activité portuaire.
  • Saison 3 : la corrup­tion poli­tique.
  • Saison 4 : l’éducation.
  • Saison 5 : les diffi­cul­tés de la presse écrite.

Loin des séries où on voit des poli­ciers intègres réus­sir à tous les coups à mettre le méchant hors d’état de nuire. « The Wire » colle au plus près de la réalité poli­cière, si chaque saison a bien pour thème une enquête , celle-ci se déroule en 12 épisodes et quand elle est réso­lue c’est souvent par le hasard et le travail de four­mis des enquê­teurs beau­coup plus que par le grand coup de géni d’un poli­cier hors du commun. Évidem­ment, il n’y a pas de gentils par contre, il y a des vrais méchants qui font très peur. La façon dont est trai­tée la réalité de la grande ville améri­caine est passion­nante, j’ai été très touchée par l’évocation du lycée en zone sensible.

La réus­site vient de la complexité aussi des person­nages secon­daires, Omar, le vengeur soli­taire, Bubbles l’indic drogué, l’horrible Rawls le poli­cier corrompu et brutal. Mais aussi des person­nages prin­ci­paux : aucun n’est tota­le­ment sympa­thique, et surtout pas Mc Nutty le poli­cier qui a un rôle très impor­tant dans la série. Sauf peut être Lester le poli­cier intel­li­gent et désa­busé et le rédac­teur du grand jour­nal de Balti­more. Le seul acteur qui me pose problème, car je trouve qu’il joue mal c’est celui qui incarne Cédric Daniel, du coup son person­nage est moins crédible.

En regar­dant cette série, on l’impression de mieux comprendre les Etats-Unis. On voit aussi les diffé­rences et les ressem­blances avec notre société en espé­rant qu’on ne laisse jamais s’installer, en France, une écono­mie paral­lèle autour de la drogue aussi puis­sante !

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