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Traduit de L’anglais par Chris­tiane Besse

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Trois coquillages ! Pour un excellent roman, oui mais voilà je ne suis pas fan du genre poli­cier. J’ai pour­tant adoré « La vie aux aguets » du même auteur. Disons que c’est un trois coquillages qui en vaut quatre…. L’intrigue est très bien menée mais la fin est étrange ou appelle une suite.

La vie londo­nienne d’aujourd’hui est très bien rendue, le héros doit passer inaperçu dans la capi­tale anglaise, j’ai trouvé passion­nant de suivre l’imagination de l’écrivain pour que Adam devienne invi­sible aux yeux d’une ville entière. Police et Mafia sont à ses trousses et il arrive à survivre. C’est l’occasion aussi de connaître de plus près les exclus de la société anglaise. Et comme les méchants sont des gens qui travaillent dans les hautes sphères de la finance te des labo­ra­toires phar­ma­ceu­tiques, on voit aussi la haute société dans tout ce qu’elle a de déplai­sant. Le grand complot autour d’un médi­ca­ment plaira à tous les amateurs de romans poli­ciers.

J’ai trouvé inté­res­sant la traver­sée dans la mala­die d’un person­nage, son méde­cin lui parle de symp­tômes dus au stress alors qu’il a une tumeur au cerveau. Pour avoir eu une amie qui a connu la même tragé­die, j’ai trouvé cela très réaliste. J’ai lu dans la blogo­sphère que c’était un bon William Boyd, je l’ai dit au début j’ai préféré « La vie aux aguets », mais, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne s’ennuie pas, que les person­nages sont inté­res­sants un peu à la limite de la cari­ca­ture parfois. Depuis que le traduc­teur de Suter, m’a écrit un mail je souligne le travail de la traduc­trice : Chris­tiane Besse. Il faut que j’avoue je n’ai qu’un critère pour dire qu’une traduc­tion est bonne : j’ai l’impression que le livre est écrit en fran­çais.

Citations

Ingram avait horreur d’exhiber, quand il s’asseyait jambes croi­sées un mollet blanc poilu entre le haut de la chaus­sette et le revers du panta­lon- c’était en quelque sorte le proto­type du péché capi­tal vesti­men­taire anglais.

Il sentait instinc­ti­ve­ment que la seule manière d’éviter d’être repéré dans une ville du vingt et unième siècle était de ne tirer aucun avan­tage des services qu’elle offrait –télé­pho­nique, finan­ciers, sociaux, muni­ci­paux ou autres.

Jonjo tira un peu sur la laisse du Chien et ils s’en allèrent. Il aurait préféré rôtir en enfer plutôt que de suivre son chien avec un sac en plas­tique pour ramas­ser sa merde.

La redou­table Déesse Stress. Elle peut faire les choses les plus étranges à un corps

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