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Traduit par Cécile Arnaud.

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L’intérêt de ce roman vient du style de cette auteure, et puisque je ne lis pas l’américain, du bon travail de la traduc­trice. L’histoire raconte, une fois encore, l’étroitesse d’esprit des petites villes de l’Amérique profonde, avant la deuxième guerre mondiale. Nous sommes dans les états du Sud donc confron­tés au racisme ordi­naire, insup­por­table aujourd’hui, mais telle­ment banal à l’époque dans ce pays là. On pense à Ne tirez pas sur l’oiseau Moqueur, car l’histoire nous est racon­tée à travers les regards d’enfants.

Une jeune femme, Vienna Daniels, belle et culti­vée, élève seule deux enfants, son mari l’a aban­don­née. Elle se fiche du confor­misme social ambiant . Les petits notables « de province » lui feront payer cher son indé­pen­dance d’esprit. Tout le village ne fait pas bloc contre elle, la person­na­lité du méde­cin est très inté­res­sante, aussi celle de son voisin amou­reux transi qui protège au mieux sa trop belle voisine.

On rentre dans ce roman comme dans un film car les descrip­tions sont très précises, ne surchargent pas le roman bien au contraire, elles lui donnent une couleur parti­cu­lière. Un vrai plai­sir de lecture : dépay­se­ment garanti.

Citations

Souviens-toi, être diffé­rent ne fait pas de vous quelqu’un de spécial, mais être spécial fait de vous quelqu’un de diffé­rent. J’espère que tu te join­dras à mes prières pour que Vienna Daniels ne change jamais.

En plus, elle aimait les Nègres et elle fumait des ciga­rettes. Voilà ce qui arrive, disait-on, quand on lit trop de livres : Ca ramol­lit le cerveau, et Addi­son imagi­nait alors la texture spon­gieuse des cham­pi­gnons des bois ou des crackers détrem­pés. On racon­tait qu’elle possé­dait des milliers de livres.

Le fait d’être tous deux élevés dans le sud, d’avoir été élevés dans les souve­nirs de la guerre de Séces­sion qui proje­tait son ombre noire sur deux géné­ra­tions pour impo­ser aux enfants de ses enfants le legs et la tradi­tion de la perte

Elliot voulut savoir pour­quoi les gens de couleurs ne proje­taient pas d’ombres blanches puisque le sombres des blancs étaient noires

On en parle

Un de mes sites préfé­rés : à sauts et à gambades et Le songe et les livres de Mélo.

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