Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque, thème le voyage.
Traduit de l’italien par Carole Cavel­lera.

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Les hasards sont étranges, je lis ce livre et en même temps, j’entends une émis­sion consa­crée à Mala­parte. 
Person­na­lité ambi­guë , l’émission m’a donné envie de relire ses œuvres plus connues. Je ne peux pas dire que j’ai été conquise par ce court roman. Et je me demande bien pour­quoi il a été choisi pour parti­ci­per au club de lecture sous le thème « voyage ».

Il s’agit surtout de la guerre et de la désor­ga­ni­sa­tion des troupes confron­tées à la défaite. Voici l’histoire : un soldat ramène le cercueil de son capi­taine à sa famille à travers une Italie en déroute. La quatrième de couver­ture parle « d’un portrait tout en finesse du peuple italien, capable des pires bassesses mais aussi plein de courage et de géné­ro­sité. ».

Le roman ne fait qu’une centaine de pages donc très court et sans grand inté­rêt et il faut tout la bien­veillance d’un éditeur pour dire que c’est « un de ces inédits dignes de figu­rer aux côtés des plus grandes œuvres de leur auteur ». Le soldat a promis à son capi­taine de rame­ner son corps à Naples , il va le faire , on se demande bien pour­quoi. Au lieu de se rendre , puisque le combat était perdu d’avance, ce capi­taine a fait tuer dans des combats pour l’honneur la moitié de ses hommes.

On a du mal à comprendre que ce brave soldat soit si atta­ché à son offi­cier. Mais, avec ce que j’ai entendu de Mala­parte , j’ai pensé que cela corres­pon­dait à son idéo­lo­gie : un brave paysan rustre mais honnête, qui se charge du corps de son capi­taine appar­te­nant à la vieille noblesse italienne. Sur son chemin, il rencontre d’abord une jeune orphe­line éprise de liberté, mais qu’il sera inca­pable d’aider, puis une femme dont il va tomber amou­reux.

On retrouve dans les descrip­tions des person­nages , l’ambiance des films néoréa­listes de l’après guerre en Italie. Ce sont souvent des femmes coura­geuses qui s’opposent aux truands mais elles doivent avant tout trou­ver du travail pour nour­rir leur famille. Il y a un passage très ciné­ma­to­gra­phique , où Maria­giu­lia admi­nistre une claque superbe à une mère maque­relle , et où les macs ne peuvent pas s’opposer à la fuite des jeunes femmes qu’ils avaient déjà recru­tées pour leur sale trafic.

Je me demande bien ce qu’en pense­ront mes amis du club… (vous avez remar­quez le mascu­lin , et oui avec la nouvelle média­thèque , un homme a rejoint le club !).

Citations

Au début

Ce sont des hommes simples, honnêtes, et bien qu’ils pres­sentent que tout est perdu, inutile, qu’il n’y a plus rien à faire , ils ne renoncent pas à leur devoir .

À la fin

Invo­quant la Madonne et tous les Saints, avec cette forme de piété collec­tive qui à Naples est le signe le plus noble, le plus spon­tané , de la soli­da­rité chré­tienne et sociale des pauvres.

On en parle

lecture addict où j’ai lu une remarque très inté­res­sante, c’est une ébauche de roman, je pour­rai rajou­ter ou un script de film.

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