Coup de coeur du club de lecture de la média­thèque

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Présenté comme un roman pour ado, mais plutôt pour adulte, à mon avis. Un jeune améri­cain venant d’un village arriéré de l’Illinois à la popu­la­tion abru­tie par la méchan­ceté et l’alcool , part faire la guerre du Viet­nam. L’armée découvre qu’il ne connaît pas le senti­ment de peur, il sera donc recruté par la CIA pour ses basses besognes. Le person­nage ne se sent jamais impli­qué par les aven­tures qu’il est amené à vivre . Il fait un peu penser à Forrest Gump, il lui manque quelque chose , et cet éloi­gne­ment du réel lui permet de voir le fonc­tion­ne­ment de son pays sans aucune bien­veillance.

On voit donc à travers Bibow Brad­ley les actions les plus sombres de la CIA. Autant quand les améri­cains le font, je suis inté­res­sée autant quand c’est un fran­çais , je n’ai pas le même plai­sir de lecture. Dans ce roman , c’est sans aucune nuance, les US sont vrai­ment le grand Satan que tant d’autres décrivent. On est pris par ce roman au rythme rapide, car ce person­nage tel un autiste essaie de comprendre le monde , il lui manque les clés habi­tuelles comme l’attirance, la compas­sion, la peur. Il faut donc l’initier aux diffé­rents senti­ments, mais on utilise d’abord ses capa­ci­tés pour en faire un tueur redou­table .

J « ai une réserve sur le côté, critique violente de la poli­tique anti­com­mu­niste de la CIA lors de la guerre du Viet­nam, mais en lisant les avis sur Babe­lio, je vois que je suis bien la seule à m’être éton­née de cet aspect du roman.

Citations

L’Illinois profond

Les crétins des p’tites villes améri­caines sont pas très doués en géogra­phie, en géné­ral . Faut dire que par chez nous, quand on entend parler d’un pays , c’est qu’on est en guerre avec.

En 1954

En mai, la France se « fait baiser par les Viets ! ! ! ».
Mon grand père commente : »connards de Fran­çais d’merde. Déjà qu’i z’ont pas pu s’débarrasser des boches tout seuls ! »

On en parle

Un nouveau blog qui insiste beau­coup sur l’aspect humo­ris­tique du roman dont je n’ai pas assez parlé, il est vrai.

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