http://ecx.images-amazon.com/images/I/41J9ayNcIAL._SL500_AA300_.jpg

3
J’ai beau­coup hésité à mettre ce livre sur mon blog car je trouve qu’en ce moment on n’a pas besoin de livre « baisse-de-moral » assuré. Tout est en mi-teinte, gris ou carré­ment moche, dans cette histoire. Un couple qui ne va pas vrai­ment bien, Le Mans une ville de province triste à en crever d’ennui, des voisins redres­seurs de torts de la pire espèce, une vie de travail sans grand inté­rêt. Voilà c’est le sujet du roman du gris et du sordide ordi­naire, une pein­ture assez exacte de notre époque et comme en plus c’est, parfois, bien raconté vous êtes certain d’attraper le mour­ron.

Heureu­se­ment il y a la chambre à remon­ter le temps ! Pour­quoi heureu­se­ment parce que je déteste la science fiction, donc au moins je vais pouvoir carré­ment partir dans une critique… Même pas ! C’est aussi en grisaille, cela ne donne au narra­teur que la possi­bi­lité d’éviter les disputes avec sa compagne. Un seul conseil, lisez ce livre avant de vous instal­ler au Mans même si c’est beau­coup moins cher qu’à Paris !

Citations

Le mobi­lier était discret, contem­po­rain dans le style bobi­kéa qui plai­sait aux gens de notre géné­ra­tion.

La Sarthe était le dépar­te­ment le plus inhos­pi­ta­lier que j’avais connu jusqu’à lors. L’air était en perma­nence humide, comme chargé de brouillard. Il faisait assez froid l’hiver, étouf­fant l’été. Le ciel était bas et nous trou­vions le climat malsain.

Je trou­vais ça plutôt a musant au début de vivre avec quelqu’un et puis ça m’est passé. Je ne me rendais pas compte mais main­te­nant que c’est terminé, j’ai l’impression qu’elle m’a presque rendu service. Je remets des slips et n’en change que tous les trois jours.

J’étais un type du Mans, la ville la plus dépri­mante et sinistre de la planète.

On en parle

Gwor­dia qui n’a pas plus aimé que moi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation