Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque.

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J’ai deux motifs de satis­fac­tion :

  • D’abord, à cause de la couver­ture, un lecteur choi­sira, peut-être ce livre en pensant lire une œuvre érotique… Et… Il tombera sur Bruno Kerjen et ses mastur­ba­tions au télé­phone !
  • Mais surtout, j’imagine l’horreur pour Nina Bouraoui , d’être restée le temps de l’écriture à peau­fi­ner un être aussi nul et qui ne vit que pour la raideur de son sexe !

Je ne sais pas pour­quoi mais cette idée me faisait du bien , tandis que je me morfon­dais à la lecture de son roman. Devient-on méchante quand un livre vous déplaît tota­le­ment ?

Voilà, j’ai tout dit ou presque, une écri­vaine a créé un person­nage degré zéro de l’humanité, et m’a horri­pi­lée pendant tout le temps de la lecture. En plus, ce livre four­mille de détails inexacts qui évidem­ment vont agacer les malouins (je m’en fiche, je suis dinar­daise !). Nina Bouraoui est née à Rennes donc, elle connaît la région, et de toute façon elle peut regar­der une carte ! Comment son person­nage peut-il voir la Vilaine dans le train de Paris à Saint-Malo ? Pour­quoi situer Rothé­neuf à 10 kilo­mètres dans les terres ? Pour­quoi garer une voiture porte Saint-Vincent, en pensant qu’elle est proche de la sortie de la gare ? …

Un livre de plus , qui veut décrire le cafard ambiant des hommes qui ratent leur vie ? Bien sûr, pour donner une couleur « socié­tale » il y a Supe­lec, cette entre­prise qui va délo­ca­li­ser, mais son person­nage, Bruno Kerjen, est si vide qu’il ne peut en rien, nous apprendre quoi que ce se soit sur les diffi­cul­tés des gens qui subissent ces délo­ca­li­sa­tions. Sa seule action a été de se raser la tête ! D’ailleurs, ça suffit pour le faire virer …non, j’exagère ! Mais pas tant que ça.

En ces temps, où il pleut un jour sur deux , je ne recom­mande pas cette lecture.

Citations

Sa vie à Saint-Malo cadre d’une tristesse infinie

la vie n’était pas un cadeau mais pas toujours un fardeau pour certains, mais ceux-là, il ne les connais­sait pas ; la vie manquait d’horizon, de promesse, elle était brutale comme toutes les pierres grises qui tenaient les maisons de la rue de son enfance que seuls les horten­sias colo­raient.

Photo pour véri­fi­ca­tion , c’est bien de ce Saint-Malo là dont il s’agit :

le manque d’horizon :

L’érotisme du personnage

Ses épaules avaient durci grâce aux exer­cices de Maurice tout comme sa queue qui se réveillait elle aussi:Marlène devait être dans le coin.

On en parle

On en dit du bien dans la presse ; dans les blogs, je n’ai pas encore trouvé de billet concer­nant ce roman.

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