Traduit de l’anglais par Pierre Ménard.

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Petit livre d’humour, typiquement britannique. Et si la reine d’Angleterre se mettait à aimer lire ? Elle découvre la lecture grâce au bibliobus et délaisse ses devoirs royaux pour sa nouvelle passion : la lecture. Au-delà de l’humour, l’auteur raconte très bien le plaisir de la lecture, et les obligations de la reine d’Angleterre , l’auteur se moque si bien des Anglais ! Les questions rituelles de la reine à ses sujets, lors des rencontres officielles, sont très drôles.

J’ai beaucoup ri à la lecture de ce roman et j’ai regretté de ne pas pouvoir le lire en anglais. Petit bémol : je l’ai prêté à ma fille qui ne l’a pas trouvé aussi amusant que moi, elle n’arrivait pas à le terminer tellement elle s’ennuyait, comme quoi !

Citations

Lorsqu’on a quatre-vingts ans, les événements ne se produisent plus : ils se reproduisent.

 

Cet attrait pour la lecture, songeait-elle, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s’ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle. La littérature est une communauté, les lettres sont une république… …Les livres ne varient pas. Tous les lecteurs sont égaux… …La lecture… Il y avait en elle quelque chose d’anonyme, de partagé, de commun… …Elle pouvait parcourir toutes ces pages, l’espace contenu entre les couvertures de tous ces livres, sans qu’on la reconnaisse

En parlant de Proust

Le pauvre homme souffrait le martyre en raison de son asthme et faisait partie de ces gens qui auraient parfois besoin de se secouer un peu. Mais la littérature n’est pas avare en individus de ce genre. Le plus curieux, en ce qui le concerne, c’est que lorsqu’il trempait un gâteau dans sa tasse de thé (pratique par ailleurs répugnante) toute sa vie passée remontait à sa mémoire. Je dois avouer que j’ai testé sa méthode sans l’ombre d’un résultat.

On en parle

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J’avais trouvé cette référence sur un site internet qui recommandait « une année à la campagne ». Les deux livres n’ont rien à voir mais j’ai pensé que si le premier me plaisait pourquoi pas celui-ci. J’ai aimé l’histoire d’amour mais le plus intéressant c’est l’incompréhension de deux personnes : la femme intello citadine et le fermier qui bosse comme un fou. Aucun des deux ne sait, ni ne peut, faire des concessions, ils s’aiment mais ne peuvent vivre ensemble. La fin me surprend : ils feront un enfant ensemble sans avoir résolu leurs problèmes de différences. L’ensemble du roman est drôle et tonique. Comme mes lectures de l’été 2009 étaient plutôt tristounes, j’ai bien apprécié.

Citations

Jamais un point de croix ne franchira ma porte, et il est probable qu’un Käthe Kollwitz ne franchira la sienne. (paroles de Désirée)

 

Je devrais peut-être lui faire cadeau de quelques broderies de maman (paroles de Benny)

 

Elle ne sait même pas préparer des boulettes de viande, ai-je dit.Elle sait seulement lire des livres et parler des théories d’un certain Lacong (paroles de Benny).