Édition Galli­mard NRF, Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.

Je me rends compte que je n’ai noté qu’un passage sur cet essai, c’est le signe du peu d’in­té­rêt que j’ai ressenti à cette lecture. Jérôme Garcin est le gendre de Gérard Philip, toute la famille vit dans le souve­nir de cet acteur qui émou­vait tant ma grand-mère et ma mère. L’au­teur veut nous faire revivre cette émotion. Je me souviens du livre de son épouse que j’avais lu à l’époque. Je m’en excuse mais je vais faire du mauvais esprit mais j’ai pensé en lisant ce livre : sur ce même sujet, on a eu sa femme, on a main­te­nant son gendre à quand les petits enfants ? Et puis malgré moi j’ai pensé aussi : voici une mort qui rapporte … Je sais, c’est horrible mais c’est à l’image du vide que j’ai ressenti à cette lecture. J’ai quand même retenu trois choses, je trouve toujours aussi inad­mis­sible qu’on lui ai caché son cancer. Je savais mais j’avais oublié que son père était un riche bour­geois compro­mis au moment de Vichy, Et j’ai appris aussi, que, pour lui, le plus grand homme du siècle était Lénine.… Une lecture donc tout à fait inutile même si, comme moi, vous avez aimé sa voix lisant « le Petit Prince » et racon­tant Mozart aux enfants.

Citation

La mort

C’est à Rodrigue, un Rodrigue au visage pâle, presque trans­pa­rent, que, toute la jour­née, des visi­teurs vont venir dire adieu. Comme si la tragé­die de Corneille se prolon­geait dans un post scrip­tum gran­diose, il reçoit, couché sur son lit, dans la chambre en hauteur où l’on accède en montant quelques marches, à la manière d’un prince espa­gnol exposé dans la salle des audiences du palais Sévil­lan de l’Al­ca­zar. Jamais la mort n’a été plus théâ­trale.