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Traduit de l’hé­breu par Rosie Pinhas-Delpuech.

Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.

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Superbe BD et excellent moment de lecture. Comme je suis déçue que cette BD n’ait pas reçu un coup de cœur ! Malheu­reu­se­ment, je ne l’avais pas encore lue et je n’ai pas pu la défendre.

Les person­nages sont très proches de la réalité et si j’aime cette BD ou roman graphique, c’est que le dessin est indis­pen­sable à la qualité du récit. La grand-mère juive est drôle et telle­ment vraie ses expres­sions de visages en disent plus que de longues pages de romans. Dès les premiers instant, on comprend sa person­na­lité lors­qu’elle ne veut pas jeter sa bouteille d’eau au contrôle avant de prendre l’avion. Elle préfè­rera boire un litre et demi d’eau plutôt que de la jeter, quand on connaît le confort des toilettes dans l’avion, c’est un acte de pur incons­cience ou d’hé­roïsme. Sa petite fille est une jeune israé­lienne de son époque qui n’a pas l’ha­bi­tude de se lais­ser dicter sa conduite. Avec sa grand-mère, elles sont venues voir s’il était possible de récu­pé­rer des biens en Pologne.

L’his­toire aurait pu être tragique, elle est surpre­nante et dépeint très bien les mémoires des personnes très âgées. Les secrets de famille qui n’en sont pas vrai­ment ont pesé lourd dans le passé de cette vieille grand-mère. Son voyage n’avait pas le but que l’on croyait mais il était indis­pen­sable qu’elle revienne à Varso­vie. La façon dont cette BD nous fait décou­vrir Varso­vie est origi­nale et très vivante. Les jeunesse juive doit se retrou­ver à 100 % dans l’œuvre de Rutu Modan.

Mieux qu’un long roman, cette BD nous dit beau­coup sur l’amour et le poids des souve­nirs doulou­reux sans jamais tomber dans le pathos. Un superbe exemple de l’hu­mour juif.

Citation

Je l’ai fait pour agacer Tzilla. La seule chose que les juifs aiment plus que l’argent, c’est la provo­ca­tion.

On en parle

chez Keisha et Aifelle