SONY DSCLu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.
Traduit de l’amé­ri­cain par Hélène Four­nier.

4
Ma biblio­thé­caire préfé­rée m’avait encou­ra­gée à le lire, en me disant que ce n’était pas un polar clas­sique. Elle avait bien raison, c’est plus un roman de carac­tère sur une petite ville améri­caine qui ne va pas si mal. Les habi­tants non plus. Ils ne sont ni meilleurs ni pires que beau­coup d’autres. Leurs bonheurs et leurs peines sont ceux de tout le monde. Une grande partie de la société améri­caine est repré­sen­tée : la profes­seur du collège qui a bien du mal à inté­res­ser sa classe et qui n’aime plus son mari, les adoles­cents si cruels entre eux, les ouvriers vieillis­sants qui ont peur de perdre leur boulot, le poli­cier noir bel homme qui a ressenti autre­fois le rejet d’une popu­la­tion blanche tradi­tion­nelle et enfin Ronny celle par qui le scan­dale arrive, trop libre, trop en dehors des clous trop malheu­reuse, et donc méchante parfois.

Je ne « divul­ga­che­rais » rien de l’en­quête poli­cière pour ne pas perdre de lecteurs ni de lectrices, car l’en­quête est loin d’être un élément mineur du roman. Je dois dire que je n’avais pas imaginé cette fin qui pour­tant est hyper logique et dont l’au­teure sait distil­ler des petits indices tout le long du livre. Non, je n’en dirais pas plus, car je sais que les amateurs du genre se diront comme moi lors­qu’ils ferme­ront ce roman : « Mais bon sang, c’est bien sûr ! ». Donc avis aux amateurs, c’est un bon polar et une plon­gée dans le quoti­dien des améri­cains qui vaut la lecture.