Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thè­que de Dinard Thème roman et pein­ture.

Ce livre m’est vrai­ment tombé des mains, il m’a aussi rendue triste et mise en colère. Tombé des mains, lors du fasti­dieux rappel des 16 ans de procé­dure pour régler la succes­sion du peintre. Triste, que l’auteur cherche à mettre en lumière ce que de leur vivant, Pierre et Marthe ont préféré taire. Mise en colère, car le roman n’apporte rien à la compré­hen­sion de l’œuvre de Pierre Bonnard. On ne sait pas grand chose sur cette Marthe épouse de Bonnard, ni lui ni elle n’ont voulu dévoi­ler les secrets de la vie de cette femme. Pour­quoi diantre, faut-il aller remuer les rares pistes dévoi­lant l’origine de Marthe qu’il a peinte si souvent pour lais­ser à la posté­rité de très beaux nus, trou­blants sensuels et souvent très érotiques. Pour­quoi racon­ter les 16 ans de procès de la succes­sion de Pierre Bonnard ? Est ce que cela rend plus présent l’œuvre de ce peintre ? Bien sûr que non, cette enquête ne mène à pas grand chose sinon à se dire qu’ils ont voulu tous les deux préser­ver leur inti­mité et ne dévoi­ler que ce qui se voit sur de magni­fiques tableaux.

Citation

Voilà tout ce que l’on sait sur Marthe

La jeune femme se mire dans les miroirs de la maison, dans les yeux de Pierre, sur les toiles. Elle met son corps au service de son amant, autant dire de l’art.

10 Thoughts on “L’indolente, le mystère de Marthe Bonnard – Fançoise CLOAREC

  1. Oh là, le flop, quoi !

    • Pour reprendre un de nos débats , je le mets sur Luocine pour plusieurs raison
      – j’espère que quelqu’un qui aura aimé me contre­dira.
      – vous éviter de le lire si vous avez confiance dans mes goûts.
      – me suivre quand je suis enthou­siaste.
      Pour moi c’est ce que je trouve sur vos blogs et qui fait que je lis vos coups de coeur.

  2. On n’a pas de chance avec nos lectures ces temps-ci ! Je te fais confiance, de toute façon je n’aime pas trop cette mode qui consiste à aller imagi­ner la vie de gens ayant réel­le­ment existé, comme si les écri­vains ne savaient plus inven­ter d fictions pures.

  3. Oh zut, je l’ai sur ma PAL et j’avais plutôt hâte de lire…

  4. un genre de livre que je n’ouvre qu’avec circons­pec­tion, c’est parfois réussi mais rare­ment je crois
    la succes­sion des peintres est souvent tumul­tueuse

  5. Il faut dire qu’il y a telle­ment d’argent en jeu. Qui reste­rait insen­sible à des millions qui vous tombent par héri­tage sans aucun effort, même si on n’a pas appré­cié ou peu connu le peintre de son vivant.

  6. Bonjour Luocine, on admire les toiles de P. Bonnard et c’est suffi­sant. Merci pour ce « non-conseil ». Bon dimanche.

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