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Un grand plai­sir de lecture avec ce livre reçu grâce à Masse critique de Babe­lio , j’avais pour­tant dit que je n’y parti­ci­pe­rai plus ! Mais j’ai une grande tendresse pour nos voisins québé­cois, leur langue et la dureté de leur vie. alors voilà j’ai dit oui, et hélas ce livre est arrivé au milieu de mes trajets de l’été et c’est évidem­ment beau­coup plus compli­qué pour publier dans les délais exigés.

3La couver­ture fait immé­dia­te­ment penser à la BD de Loisel et Tripp « Maga­sin Géné­ral  » et c’est bien le même monde qui est ici décrit, à tel point que je pense que la BD est une adap­ta­tion de ce roman. On retrouve les mêmes person­nages si je me souviens bien de la BD que j’ai parcou­rue avec plai­sir dans le cadre de mon club de lecture .
Nous voici donc, en 1901, dans le Québec rural, bien parti pour une saga en quatre tomes avec les familles Joyal et Bois­vert dans le village de Saint-Paul-des-Près. La jeune Corinne, cadette de la famille Joyal, est amou­reuse de Laurent le plus jeune fils de Gonzague Bois­vert, un vieux grigou au cœur sec et nous assis­tons à la prépa­ra­tion de son mariage et au début de sa vie conju­gale.

Le lecteur est embar­qué une vie de village où chacun doit tenir sa part de travail pour que la commu­nauté puisse faire face au climat rigou­reux du Québec. Tout cela béni par une reli­gion catho­lique bigote , chacun s’exprimant dans une langue qui me fait toujours sourire. Michel David possède un talent de conteur indé­niable, et même si ce n’est pas de la grande litté­ra­ture, j’ai beau­coup appré­cié cette lecture. L’intrigue tourne autour d’une sombre histoire de terrain sur lequel on doit recons­truire une église, les riva­li­tés des clans poli­tiques opposent « les Bleus » aux « Rouges » , mais le plus impor­tant ce sont les mani­gances du vieux Gonzague Bois­vert qui aime­rait être le maitre incon­testé de son village. Surtout n’ayez pas peur des 500 pages, il ne m’a fallu que deux jours pour en venir à bout. Je ne sais pas si je lirai la fin de la Saga , mais à l’occasion pour­quoi pas. Les person­nages sont vivants et bien croqués, mais il y a un côté gentillet qui risque de m’ennuyer quelque peu.

Citations

Les jurons québécois

Ah ben, ma saudite air bête ! 
Maudit torrieu ! hurla-t-il . Même pas capable de traire une vache comme du monde !
Maudit calvi­nus de calvi­nus !

Croyance et religion

- J’espère qu’il va faire beau demain, ajouta la jeune fille , l’air inquiet. 
-T’as juste à aller instal­ler ton chape­let sur la corde à linge, lui conseilla Lucienne.
-Voyons donc, m’man, protesta Germaine. Vous allez pas nous dire que vous croyez à ça. ..
- Tout ce que je sais , c’est que je l’ai fait pour mes noces et Blanche a fait la même chose pour les siennes et ça a marché, déclara tout net la mère de famille.

Éducation sexuelle

Elle se dépê­cha d’endosser sa robe de nuit en évitant de se regar­der nue dans le miroir. Elle se rappe­lait très bien encore les mises en garde du vieux curé Duhaime qui prédi­sait la damna­tion éter­nelle dans les flammes de l’enfer à tous ceux qui succom­baient au péché d’impureté. On devait éviter de regar­der et surtout de toucher les « parties sales » du corps.

11 Thoughts on “Un bonheur si fragile – Michel DAVID

  1. J’ai fini par renon­cer à ces projets Masse critique…
    Quant à cette lecture, je ne sais pas si elle me convien­drait véri­ta­ble­ment…

    • Je comprends les réti­cences vis à vis de Masse Critique , ce livre mérite une lecture , mais je ne suis pas objec­tive j’aime beau­coup nos cousins du Québec.

  2. Comme moi , j’ai renoncé aussi .…mais cette lecture me tentait, … je n’ai rien regretté sauf les dates de l’été. (J’aime bien aussi consta­ter qu’à notre petite échelle, les blogs soient consi­dé­rés par les éditeurs puisqu’ils nous envoient gratui­te­ment leurs livres pour en faire la promo­tion, et avec Babe­lio c’est sympa car on est vrai­ment libre de dire exac­te­ment ce qu’on pense)

  3. Je n’ai pas parti­cipé à Masse Critique, j’avais trop de livres devant moi. Les romans québé­cois sont savou­reux, je note celui-ci pour le mois québé­cois de Karine, à l’automne.

  4. Je n’arrive toujours pas à me lais­ser tentée car j’ai vrai­ment trop l’impression d’être utili­sée pour faire connaitre un livre à coût très très réduit pour l’éditeur
    mais je suis une râleuse profes­sion­nelle je crois car je vois tout le monde autour de moi profi­ter de la manne
    pfftt je suis grognon aujourd’hui la chaleur sûre­ment :-)

    • J’ai eu du mal à résis­ter à l appel du Québec mais ce sont tes raisons qui fo t que je ne parti­cipe pas très souvent à Masse Critique.

  5. Je me suis déjà arrêté plusieurs fois devant la couver­ture, forcé­ment ! Je crois que j’aimerais, de temps en temps, le gentillet me va comme un gant ;)

  6. Et le côté Saga ? 4 tomes ?

  7. je comprends ton bémol mais ça me rappelle telle­ment Maga­sin géné­ral que j’adore qu’il faut que je le lise !

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