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Traduit de l’anglais par par Domi­nique Kugler.

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Je partage l’opinion d’Hélène que vous trou­ve­rez en lien à la fin de mon texte. On est pris par cette lecture, car on trouve un peu de nous dans les deux prota­go­nistes, Tilly et Geoff. De plus, Anne Finn écrit avec un tonus rare et drôle. C’est une histoire d’un couple qui va mal, parce que l’un est trop gentil et pour avoir la paix ment à sa compagne qui préfère la vérité aux mensonges de confort.

Le récit vaut pour l’humour féroce d’Anne Fine, je ne connais­sais que Le chat assas­sin, on retrouve le même humour. Tilly une jeune femme intel­li­gente et indé­pen­dante devient la belle mère des deux enfants de l’homme qu’elle aime, Geoff. Celui-ci n’arrivera jamais à comprendre exac­te­ment Tilly et elle sera toujours consi­dé­rée comme la « belle-mère » celle qu’on n’est pas obli­gée d’inviter, celle à qui on ne fait jamais atten­tion. Et comme, ce n’est pas du tout dans son carac­tère, elle explose. Tout le récit elle veut le quit­ter, et toujours à cause d’un « pieux » mensonge de son compa­gnon. Les grands et les petits malheurs de la vie l’en empêche.

La fin est terrible, bien dans le style du « Chat assas­sin », le Geoff qui sommeille en moi en a voulu à Tilly. Au delà du style drôle et plein d’humour, une certaine vérité des rapports humains entre hommes et femmes rend ce roman très agréable à lire. Une fois commencé, je ne l’ai pas lâché.

Citations

La merveilleuse ambi­guïté des excuses conju­gales : je suis déso­lée, non pas de l’avoir dit, mais que cela t’ait vexé

Je pris l’avion pour Aber­deen, déter­miné, par tous les pores de ma peau à rompre. Et j’en veux beau­coup à l amer du Nord. Accou­dez-vous à un bastin­gage et regar­dez devant vous. Depuis le pont d’une instal­la­tion de forage en mer, il n’y a rien qui puisse vous distraire.

Foutaise ! Pas de doute : la bien­veillance est bien la plus égoïste des quali­tés. Dans la plupart des cas on est bien­veillant par paresse ou par manque de courage.

Sauf qu’il y a des gens à qui l’on ne devrait pas tout accor­der le jour de leur mariage, parce qu’ils exige­ront la même chose le lende­main, le surlen­de­main, et indé­fi­ni­ment.

On en parle

Les jardins d’Hélène

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