Édition Albin Michel. Traduit de l’ita­lien par Domi­nique Vittoz.
A obtenu un coup de cœur au club de lecture de la média­thèque de Dinard

Le point de départ de ce roman écrit par une jeune auteure italienne est un fait véri­dique Margot Wölk a bien été recru­tée parmi dix autres femmes pour goûter les plats d’Hit­ler , quand celui-ci était dans ce qu’on appe­lait alors « la tanière du loup » et qui est aujourd’­hui en Pologne. À partir de ce récit que vous pouvez entendre si vous cliquez sur ce lien, vous saurez ce qui a déclen­ché l’en­vie pour l’au­teure de racon­ter cette histoire et d’en faire un roman. Les lectrices du club étaient très élogieuses, je le suis un peu moins. C’est compli­qué pour une femme jeune et étran­gère de rendre avec préci­sion l’am­biance entre des femmes sous le régime nazi. Elle a imaginé des rapports plus proches de la cama­ra­de­rie de lycéennes et puis comme elle est italienne elle y a mêlé une histoire d’amour. Pour faire plus véri­dique et plus tragique, il y a, aussi, une jeune fille juive parmi les goûteuses. Tout ce que l’au­teure a imaginé est plau­sible mais cela en dit davan­tage sur la façon dont les Italiens se racontent le nazisme . Quand on écoute Margot Wölk on sent que ses souve­nirs sont surtout marqués par les viols des soldats russes, plus que par son rôle de goûteuse des plats d’Hit­ler. Tout ce qui concerne ce crimi­nel psycho­pathe inté­resse les gens, et ce roman doit son succès à cela mais il n’est pas pour autant raco­leur. Disons qu’il n’est pas indis­pen­sable à la connais­sance de ce qui s’est passé en Alle­magne et surtout, j’ai plus tendance à croire les auteurs germa­niques qui, eux ou leurs ancêtres, ont vécu cette période.

Citation

Son mari lui écrit cette lettre du front russe

« Ils sont deux à ne pas avoir compris qu’il fait froid en Russie, m’avait-il écrit. L’un est Napo­léon. » Il n’avait pas mentionné l’autre par prudence.