Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thè­que de Dinard Thème « soudain tout bascule »

Ce livre avait tout çà fait sa place dans ce thème, cet homme a perdu son diplôme du Bacca­lau­réat sa vie devient absurde et malheu­reu­se­ment son livre aussi. C’est un premier roman et depuis il m’a fait beau­coup rire avec « L’écologie en bas de chez moi » mais celui-là est à peu près illi­sible ? C’est une fable bien sûr dans la quelle il est beau­coup ques­tion de sexe, on se demande bien pour­quoi. L’enchaînement est tota­le­ment absurde, en revanche, il y a quelques remarques sur l’administration fran­çaise qui sentent le vécu. Le moment où à l’Académie la secré­taire voit qu’il a brillam­ment réussi son bac mais ne peut pas appuyer sur la touche « impri­mer » pour en faire une copie est très proche de la réalité : « que voulez-vous elle n’est pas là pour ça ! » Dans tout un fatras de situa­tions tota­le­ment absurdes, après plusieurs semaine de recherches infruc­tueuses, j’ai souri quand sa femme lui a avoué que, fina­le­ment, c’était elle qui l’avait ce fameux diplôme, dans ses affaires. Situa­tions que j’ai rencon­trées plusieurs fois.

Sinon c’est du grand guignol et j’avoue après une centaine de pages, j’ai plutôt parcouru ce livre qui m’agaçait forte­ment. Ni les parties de jambes en l’air, ni la course après son diplôme n’arrivaient à rete­nir mon atten­tion, ni son voisin d’en face. Aucun person­nage n’a une quel­conque consis­tance. Bref un premier roman dont j’aurais volon­tiers fait l’économie, heureu­se­ment que je n’ai pas commencé par celui-là : j’aurais gardé une bien mauvaise impres­sion de cet auteur qui m’a tant amusée ensuite.

Citations

Incipit

Malheur à celui des enfants de Dieu qui perd son Bacca­lau­réat

L’art du rangement

C’est ça aussi le bonheur du range­ment, le doute permet aux plus artistes d’entre nous d’avoir une approche créa­tive, si tout était figé d’avance on n’aurait plus de raison de vivre

Humour

Le temps est l’ennemi des pin-up comme il est l’ennemi des range­ments, les femmes et les papiers jaunissent au soleil

Je préfère le verbe aller au verbe être pour exprimer un déplacement

Le lac des cygnes où on a été avec Marco

L’administration

Quant à rencon­trer le doyen, en voilà une farce qui valait des millions ! Passer au-dessus d’un chef du person­nel, a-t-on déjà entendu pareille vulga­rité ?

18 Thoughts on “Ipso facto -Iegor GRAN

  1. « les parties de jambes en l’air (…) n’arrivaient à rete­nir mon atten­tion » comme c’est dommage :-)

  2. il y en a beau­coup .. essaie et tu verras ! si grâce à cela tu arrives à aimer ce roman.

  3. on ne peut pas avoir la baraka tout le temps hélas

  4. Je vais te faire confiance les yeux fermés et passer mon tour.

    • comme toi je fais souvent confiance aux avis néga­tifs , ce qui me fait dire deux choses
      1/​il faut en faire sur nos blogs ça aide les autres blogueurs et blogueuses
      2/​il faut faire atten­tion quand on n’aime pas et argu­men­ter car il ne s’agit pas de détruire gratui­te­ment.
      Ici je dis bien que j’ai aimé cet auteur pour un autre livre mais j’ai vrai­ment détesté celui-là et pour­tant il y a quelques bonnes remarques.

  5. L’écologie… m’avait beau­coup plu, là on va dire que c’est un premier roman ? J’aime bien ta dernière réponse et suis tota­le­ment d’accord. de toute façon on trouve toujours qq ch de pas mal dans un roman.
    Mon pb est que les romans qui me déplaisent, je ne les lis pas en entier, et ne me sens pas le droit d’en parler, ou alors en passant ?

    • je pensais à toi dans ma réponse à Jérôme. Moi ça m’aide beau­coup quand vous n’aimez pas un roman. Et pour toi si tu ne le finis pas alors c’est sûr que je ne le lirai pas. Ce que je reproche le plus à la blogo­sphère c’est de me tenter à l’infini alors quand un livre ne vous plaît pas je prononce un « ouf » de conten­te­ment.

  6. Je ne connais pas cet auteur mais je ne pense pas le lire, même pas celui qui t’a plu… d’autres auteurs m’attendent…

  7. Ce livre ne sera pas pour moi.

  8. J’ai toujours « l’écologie en bas de chez moi » dans ma PAL, je m’en tien­drai donc là !

    • Je pense que celui-ci est un premier roman, peut-être que depuis tous les autres sont bons car on sent qud cet ecri­vain ne manque pas d’idées. Comme tu le verras quand tu liras « L’écologie en bas de chez moi ».

  9. C’est bizarre, ça me tente ce roman : l’absurde, tout ça…

  10. roh zut ! Moi aussi j’avais aimé L’écologie en bas de chez moi. Je voulais en lire d’autres de l’auteur mais là, tu me freines !

    • On a l’impression d’un esprit fou qui a beau­coup d’idées mais n’a pas encore réussi à les domp­ter pour en faire un bon roman.

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