http://www.laprocure.com/cache/couvertures_mini/9782213629971.jpg

2
Et zut ! J’avais telle­ment appré­cié Les pieds dans l’eau que j’ai même acheté celui-ci sans attendre mon tour de lecture. Mal m’en a pris. J’ai pesté tout le long de cette fable qui se veut drôle et l’est parfois. L’auteur n’évite aucun cliché lu dix fois sur notre époque :

Le foot­ball est sans doute l’un des derniers terrains où s’exprime un relent de natio­na­lisme.

Le ressort du livre est vague­ment drôle : de Gaulle revient au pouvoir pour sauver une dernière fois la France. Un de Gaulle qui aurait évolué sur le plan des mœurs (il accepte l’homosexualité), mais pas des valeurs. Cette distance entre les années 50 et notre société permet de voir que la France a beau­coup changé, pas seule­ment en bien. Benoît Duteurtre a du talent pour saisir les travers de notre époque en parti­cu­lier l’uniformisation de toutes les socié­tés de la planète et la destruc­tion de l’environnement. La descrip­tion des abords des banlieues, les ronds points inter­dits aux piétons et déco­rés par des artistes « surpre­nants » m’a beau­coup plu. Il parle d’un héron aux pattes rouillées, je connais un pêcheur métal­lique et un paysage marin recons­ti­tué qui vaut le détour ! À quand la visite guidée des ronds-points ?

Si j’avais lu le début je ne l’aurais sûre­ment pas acheté : la défense de l’œuf mayon­naise, Beurk ! Pour­tant je suis d’accord avec lui, à force de tout règle­men­ter, les direc­tives euro­péennes semblent exis­ter pour empê­cher les diffé­rences entre les pays. La mayon­naise faite par un patron de bistrot n’aurait plus le droit d’exister. Je suppose que c’est vrai, mais même cet exemple me semble bizarre, car le cafe­tier dit qu’il n’a pas le droit de la garder. Et alors là surprise ! Je ne savais qu’une mayon­naise pouvait se garder plus d’une jour­née.

J’ai carré­ment trouvé stupide le passage où on montre des jeunes parlant comme leur texto ! C’est à peine amusant. Ce n’est pas parce qu’ils écrivent comme ça sur leur télé­phone portable qu’ils s’expriment de cette façon. Fina­le­ment, j’ai pesté mais je l’ai lu jusqu’au bout et main­te­nant je cherche quelqu’un à qui le donner∞ Quelqu’un qui pense que tout était mieux avant et que la France fout le camp.

Citations

D’un côté ? Paris n’avait jamais été aussi radieux ; de l’autre, cette mise en scène de la beauté, arpen­tée par une foule en casquettes Nike, entre­te­nait des rapports toujours plus loin­tains avec la ville radieuse qui m’avait fait rêver.

Il faut voir ce qu’est aux États-Unis, un morceau de brie congelé agré­menté de caca­huètes.

J’aurais dû me le rappe­ler : nos mala­dies ennuient ceux qui ne souffrent pas.

On en parle

En bien… évidem­ment : link (comme quoi je suis les conseils qu’on me donne !).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation