Traduit de l’anglais (Australie) par Françoise Rose.

Ce roman  a le grand mérite de tenir la distance Saint-Malo/Paris. Il a, de plus, beaucoup plu à la petite souris jaune. Moins à moi, mais je suis toujours réticente aux histoires d’animaux et celle-là même si elle est très belle est particulièrement invraisemblable. On peut aimer pour le dépaysement africain , pour l’amour des lions, et la beauté de notre planète qui est de moins en moins sauvage et de plus en plus tristement humaine. J’apprécie tous ces thèmes mais qu’une lionne veuille et sache sauver la vie d’une petite fille de 7 ans cela me semble totalement invraisemblable. Autant que l’attachement subit et fort de la chercheuse quadragénaire pour cette enfant. Le happy end n’est pas de trop, il est à l’image du livre « à l’eau de rose » de la savane. Et pourtant, malgré tous ces défauts, l’auteure a su m’emporter dans l’Afrique dure et superbe des grands espaces. Dans le genre « le lion » de Kessel est plus réaliste, peut être démodé, je ne sais pas, je ne l’ai relu depuis si longtemps. La souris jaune vous promettait une lecture d’été et je rajouterai si vous aimez les lectures d’adolescents défenseurs de la planète.

Citations

Genre d’images qui créent un ailleurs

Quand le soleil atteignit l’horizon, il se répandit sur la plaine. Angel retint son souffle. Majestueusement et immobile, la lionne se découpait sur le ciel nimbée d’une lumière dorée, telle une créature de feu.

La psychologie de magazine féminin

Et si cela n’avait rien à voir avec son apparence ou son caractère ? Si c’était plutôt elle qui avait toujours choisi de vivre avec des gens qui l’abandonnaient constamment ? Si elle avait inconsciemment cherché à reproduire la relation  qu’elle avait eue avec sa mère, traînant ce schéma derrière elle depuis des années, comme une malédiction ?