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4
Joli roman pour adoles­cent, j’ai bien aimé l’ambiance de ce livre, la chaleur de la famille russe fait du bien et on pense que cette petite fille a bien de la chance d’être entou­rée par des grand-parents origi­naux et très vivants. Là dessus une histoire d’amour avec un cousin aux yeux bleus une belle histoire où il ne se passera pas grand-chose puisqu’ils n’oseront rien se dire, mais si proche de la réalité.

C’est ma seule réserve, autant j’ai appré­cié cette histoire qui n’en est pas une, autant je me demande si les adoles­cents n’ont pas besoin d’un récit plus construit pour soute­nir leur inté­rêt. Je ne peux pas répondre pour eux !

Citations

Elle agaçait terri­ble­ment Babou, mais c’était le cas avec la plupart de femmes plus grandes qu’elle.

Tout cela l’avait obligé à se tenir bien droite, histoire d’éviter la douleur qui tire les êtres vers le bas.

Babou­chka et Didia étaient très vieux et très russes. Mais plus russes que vieux en fait.

On en parle

Le blog de Sharon

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Traduit de l’an­glais par Anne Krief.

4
Roman pour adoles­cent, très agréable à lire, égale­ment, pour les adultes. Le monde des avocats améri­cains est analysé à travers la compré­hen­sion parti­cu­lière d’un jeune autiste qui est inca­pable de mentir. Pour comprendre le monde, il est parfai­te­ment logique et sa façon de tout décor­ti­quer, permet de comprendre que dans la « réalité » on triche souvent avec l’honnêteté. Marcello appren­dra qu’il faut faire des choix au risque de faire souf­frir des gens qu’on aime.

Je crois que c’est un roman qui plaira aux adoles­cents, car l’histoire est passion­nante – une enquête poli­cière à propos de la respon­sa­bi­lité d’un construc­teur de pare-brise – mais surtout, parce qu’il aborde de façon origi­nale les ques­tions qui inté­ressent tous les jeunes. En parti­cu­lier la sexua­lité. Marcello n’arrive pas à éprou­ver des senti­ments, la façon dont il cherche à comprendre la sexua­lité est à la fois belle et touchante.

L’auteur a parfai­te­ment rendu compte des diffi­cul­tés de ce jeune autiste pour vivre en société. Les efforts de Marcello pour comprendre le monde et sa façon de raison­ner le rendent émou­vant. Il est entouré de person­nages parfois mépri­sables ou au contraire honnêtes et qui lui veulent du bien. Mais mêmes ces gens là, peuvent être complexes et lui poser des problèmes.

Citation

Il y a tant de choses avec lesquelles j’ai énor­mé­ment de diffi­cul­tés. Je ne peux pas me rendre dans un lieu inconnu sans plan. Je me trouble quand on me demande de faire plus d’une chose à la fois. Les gens emploient des termes que je ne comprends pas ou ont des expres­sions du visage impos­sibles à décryp­ter. Ils attendent de moi des réponses que je ne peux pas leur fournir.

On en parle

S’il était encore une fois.

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Traduit du suédois par Cécile Clauss et Maxi­mi­lien Stadler.

3
Il ne faut jamais rater les livres « ado » dans la liste du club. D’abord parce que ça nous permet de rester en contact avec la lecture d’une géné­ra­tion qui est parfois loin de nous. Ensuite, comme notre biblio­thé­caire n’en met qu’un, il est toujours très repré­sen­ta­tif et bien choisi. C’est le cas pour ce roman. Alors pour­quoi n’a‑t-il pas ses quatre ou cinq coquillages ? Parce que je suis assez hermé­tique au genre policier.

Comme les adultes, les ados ont le droit à leurs auteurs suédois ! Pour un pays qui passe pour être tran­quille, quelle imagi­na­tion les auteurs déploient dans le genre meurtre en tout genre. Pour ce que je peux juger du polar, c’est bien fait, car on ne peut se détendre qu’à la toute fin de l’histoire.

J’ai beau­coup aimé la descrip­tion de l’adolescence, cette façon que les ados ont de ne pas résis­ter aux person­na­li­tés leaders dans les classes, même s’ils savent voir les défauts de ceux qui les entraînent à faire et à dire ce qu’ils n’ont pas vrai­ment envie de dire ou faire. Et puis, la méchante qu’on aime­rait tant voir coupable ou au moins complice, n’est qu’une garce détes­table, le roman­cier ne fait pas dans la faci­lité. Le coupable sera effec­ti­ve­ment un person­nage qu’on avait sous les yeux mais qu’on n’attendait pas là.

Ça ne donne pas envie de revivre l’adolescence ! Les parents se battent avec des problèmes d’adultes pas simples à résoudre. Bref l’atmosphère est bien rendue. Cela ne m’étonne pas que les grands ados appré­cient, enfin tous ceux qui aime­ront plus tard les romans policiers.

On en parle

J’ai choisi ce site à cause du nom, oui ! enli­vrez, ça fait du bien : link.

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/grandes110/9/6/5/9782211064569.gif

4
Roman destiné aux adoles­cents, ce roman peut séduire un public assez large de l’enfance aux adultes. C’est un plai­doyer contre tous les obscu­ran­tismes. Elvina jeune fille juive vivant au 11e siècle n’a pas le droit d’apprendre. Elle est inter­dite d’école et d’études parce que c’est une fille ! Or l’écriture la passionne et rien ne pourra l’empêcher d’apprendre.

On voit de l’intérieur d’une famille, pour­tant très érudite, tous les inter­dits reli­gieux qui sont autant de frein à la compré­hen­sion du monde. Au- delà de la petite commu­nauté rode les hordes des croi­sés, et la peur qu’ils anéan­tissent tous les juifs avant de partir en terre sainte. Comme le récit est vu à travers le person­nage d’Elvina, c’est très facile à lire et permet de revivre cette époque. Le point de vue sur les croi­sades n’est pas exac­te­ment celui que j’avais appris à l’école mais c’est vrai qu’il n’y a plus aujourd’hui grand monde pour chan­ter les louanges des valeu­reux croisés !

Le mazal ? C’est l’ange gardien d’Elvina à qui elle écrit tout ce qui la perturbe, un peu comme les adoles­centes d’aujourd’hui remplissent des cahiers intimes.

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Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Raphaël Fejtö.
4
Livre pour adoles­cents ou plutôt adoles­centes. Une jeune fille de la petite noblesse anglaise, en l’an 1290, tient son jour­nal. Ce qui le rend plai­sant à lire c’est qu’elle est parti­cu­liè­re­ment délu­rée, elle n’a pas la langue dans sa poche. Son regard sur ses proches est sans pitié. On peut faci­le­ment comprendre ses révoltes si l’on admet qu’elle n’a aucune envie de répondre aux attentes des mœurs de cette époque : une femme noble doit apprendre à coudre, broder, tisser, et surtout attendre avec patience le mari que son père lui choisira.Ce qui est plus diffi­cile à comprendre c’est la raison pour laquelle cette jeune fille n’accepte pas cette éduca­tion qui était la règle pour les femmes de sa condi­tion dans ce temps-là. L’auteur lui donne une person­na­lité et un langage du 21e siècle. C’est un roman, pour­quoi pas après tout, c’est ce qui rend la lecture amusante​.La façon dont les Anglais vivaient à l’aube du 13e siècle est bien rendue. Je ne sais pas si ce livre a connu un grand succès auprès des jeunes. Je me pose souvent cette ques­tion quand je lis des livres pour adoles­cents. Celui-ci ne cherche pas à plaire aux adultes, et j’ai un peu peur qu’il ennuie les adoles­cents d’aujourd’hui. Cathe­rine commence l’éci­ture quoti­dienne de son jour­nal en citant le saint du jour et en racon­tant les raisons pour lesquelles il est devenu saint. J’ai beau­coup ri d’apprendre que :
  • Colman est saint « parce qu’il a appris à une souris à le main­te­nir éveillé pendant la messe »
  • Brigitte d’Irlande fut sainte pour avoir trans­formé « l’eau de son bain en bière pour les reli­gieux de passage »
  • Tatwin fut saint parce qu’« il était arche­vêque de Canter­burry et faiseur de devinettes »
Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Valé­rie Le Plouhinec.
3
Les filles doivent adorer, les garçons je suis moins sûre. J’ai trouvé cet avis sur un blog :

C’est le livre que j’ai le moins aimé… et de très loin ! ! Cette histoire est étrange, certains éléments n’ont ni queue ni tête, la plupart des person­nages sont moyen­ne­ment réus­sis et l’hé­roïne est vrai­ment nunuche. De plus comment peut-on être amné­sique et oublier quatre ans de sa vie en tombant dans des esca­liers ? Il faut vrai­ment ne pas être dégourdi ! ! Ce livre est plus pour les filles.

Person­nel­le­ment, j’ai trouvé ce livre agréable à lire, mais je suis une fille ! À la suite d’un trauma crânien Noémie est partiel­le­ment amné­sique et quatre années de sa vie se sont effa­cées. Elle est confron­tée à sa vie de lycéennes. Ses amours vont s’en trou­ver quelque peu pertur­bées ! Aucun person­nage n’est cari­ca­tu­ral et si tout finit bien, la complexité de la vie réelle est bien racontée.

Citation

Même si nous n’avions jamais été ensemble comme des amou­reux, je l’aimais. Je l’aimais. Je l’avais toujours aimé, je crois bien. Pour tout vous dire, c’était un peu un fardeau de le savoir.

Je me souviens des porcs-épics que j’avais regar­dés avec papa le soir où j’avais cru que Will allait peut-être mourir. Pas la partie sur l’aspersion d’urine. Le moment où ils se regar­daient dans les yeux. Nous n’en étions pas encore là, Will et moi.(Personnellement, j’espérais ne jamais arri­ver au stade du pipi)

On en parle

Link.

4
Ce roman date de 1999 (et visi­ble­ment il a été beau­coup lu étant donné l’état du livre). Il traite de façon claire de la sexua­lité et de la néces­sité abso­lue de se servir des préser­va­tifs. Il raconte aussi très bien, comment une jeune fille de quinze ans peut tomber amou­reuse d’un adulte, du moins en être persua­dée. Les jeunes doivent retrou­ver leur façon de réagir dans le jour­nal de Delphine. Il faut le conseiller à tous les adoles­cents car il est agréable à lire et dit des choses essen­tielles sur l’amour et la sexualité.

Traduit de l’an­glais par Natha­lie M‑C Laverroux.

3
Roman inté­res­sant, qui devrait plaire aux adoles­centes et adoles­cents. On y trouve le récit de la fameuse « première fois », autour d’une enquête poli­cière au sujet d’un acci­dent. Ce roman pose la ques­tion de la respon­sa­bi­lité et de la culpa­bi­lité. Les person­nages ne sont pas simples et sont confron­tés aux consé­quences de leurs actes. L’héroïne tombe amou­reuse du beau Dennis qui se révè­lera un sale type. « Ne pas juger les gens sur la mine » pour­rait être la morale de l’histoire qui ne se termi­nera pas par un dénoue­ment « à l’eau de rose », loin de là.

Quand dans un roman l’hé­roïne dit : » Je secouai encore la tête tandis qu’une certi­tude s’im­po­sait à moi : il était impos­sible que ce soit Brad », on croit connaître la fin, Anne Cassidy saura garder le suspens jusqu’au dernier chapitre.

3
Roman ado, un véri­table réqui­si­toire contre la guerre en Irak, mon seul reproche c’est que ce livre soit écrit par un fran­çais. Sur ce sujet j’aime mieux lire les roman­ciers améri­cains. Sinon c’est vrai­ment passion­nant, car le lecteur suit à la fois l’horreur de la guerre avec la peur de la mort du person­nage prin­ci­pal et la vie ordi­naire du petit frère lycéen, qui monte son groupe de rock et qui est amou­reux. En toile de fond l’Amérique avec la perte du travail manuel (délo­ca­li­sa­tion des entre­prises et misères des villes ouvrières) , et une famille améri­caine sympa­thique qui cache quand même quelques secrets. J’ai bien aimé la grand-mère et ses romans d’amour.

Citation

Comme si on avait le choix ! C’était le dernier maga­sin encore ouvert à des milles à la;ronde. Les autres avaient fermé en même temps que les usines, et leur carcasses ache­vaient de se déglin­guer, hiver après hiver.

On en parle

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4
C’est vrai­ment un très bon roman dont le thème est l’amitié. Je pense que les adoles­cents adore­ront (mais je ne connais pas bien ce public). J’ai beau­coup appré­cié la descrip­tion du plai­sir que donne le jeu du basket. Cet écri­vain raconte bien les diffi­cul­tés de vie des femmes en parti­cu­lier celles qui sont seules pour élèver un enfant, la vie dans les cités défa­vo­ri­sées et la force de l’amitié.

Le récit a pour trame la sépa­ra­tion, la dépres­sion d’une mère, les diffé­rences sociales aujourd’hui, le lycée et le basket

Citations

Encore qu’ « amis », c’est un drôle de mot.
C’est comme « amour ».
Ce sont des mots que je n’ai pas l’habitude d’employer.
J’utilise « copain », « camarde », « pote » jusqu’à « cousin » ou jusqu’au verlan – mais « ami », c’est trop bizarre. C’est un mot adulte. J’espère que je vais m’en servir plus tard – et beau­coup- mais pour l’instant, je le tiens à distance.

Seul le frigo faisait son raffut habi­tuel. Il faut le chan­ger, le frigo. Mais on attend qu’il rende complè­te­ment l’âme, parce qu’on est raides. Alors en atten­dant le moment fati­dique, on mange un jour des aliments moitié conge­lés et le suivant, les mêmes, mais pleins de flotte.

On en parle

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