traduit de l’an­glais par Isabelle Chap­man
Lu dans le cadre du club de lecture de ma média­thèque

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Un livre très inté­res­sant sur un sujet qui ne m’in­té­resse abso­lu­ment pas : la presse à scan­dale anglaise. Mais après certaines révé­la­tions de la presse fran­çaise est-on si loin des tabloïds britan­niques. C’est un roman à deux voix , une jeune pigiste inté­res­sée seule­ment par les scan­dales que l’on peut lire à longueur de jour­nées dans la presse. Elle vit dans une galère abso­lue et court après tous les articles pour finir ses fins de mois. Elle a la surprise de se voir confier par une rédac­trice d’un jour­nal plus prestigieux,un article sur une jour­na­liste très très âgée qui méprise complè­te­ment la presse d’au­jourd’­hui.

Le roman permet de décrire tous les rouages de la presse et raconte très bien les diffi­cul­tés des jeunes à s’im­po­ser dans ce monde sans pitié. Et à l’op­posé la voix de la vieille femme qui a parcouru tous le siècle avec les horreurs qu’on connaît mais avec une culture qui est si loin des préoc­cu­pa­tions de la jeune Tamara venue l’in­ter­vie­wer. le choc de ces deux mondes donne lieu à des moments d’hu­mour assez drôle.

L’in­trigue est assez bien menée. Je pense que c’est impor­tant de lire un tel livre, mais je crois que les gens qui croient à la presse à scan­dale ne liront pas ce genre de roman , dommage ! Quant aux autres, les gens comme moi, on sait qu’on peut inven­ter n’im­porte quoi dans ces jour­naux et qu’à part le sexe et l’argent rien d’in­té­res­sant n’y est vrai­ment traité .

Inté­res­sant mais très triste sur l’état de notre société.

Citations

La vieillesse

Il avait eu un mouve­ment de recul inca­pable de dissi­mu­ler son dégoût Crai­gnait-il que la vieillesse ne soit conta­gieuse ? Elle pouvait le lui confirmer:elle l’était. La mort préma­tu­rée était la seule issue si on voulait l’évi­ter.

La culture de Tamara

Pour les amuse gueules, ça ira, recti­fia Tamara en son for inté­rieur. Hitler n’était pas Sina­tra, mais c’était quand même une célé­brité, d’une certaine manière. Au moins tout le monde avait entendu parler de lui.

Le directeur de rédaction

Il tenait de l’es­qui­mau :il avait à sa dispo­si­tion cinquante mots pour dire non.

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Connais­sez-vous ce qu’on appelle la Chick-lit (la litté­ra­ture de poulette) ? Oui bien sûr si vous êtes une fémi­niste bran­chée ! J’avoue que j’ai beau­coup ri à la lecture de ce petit roman sans autre préten­tion que de vous faire sourire avec les traits de carac­tères fémi­nins, parfois illo­giques, parfois injustes mais toujours pour de si bonnes raisons. En dehors de l’hu­mour qui fait vrai­ment tout le charme de ce livre, il y a une critique sérieuse sur toutes les croyances astro­lo­giques et les formes de voyance qui sont si nombreuses aujourd’­hui.

Le sujet ? Une histoire d’amour bien sûr ! Mais ce n’est pas le plus impor­tant. Lisez le vite, prêtez-le, on vous remer­ciera car vous aurez rendu une amie heureuse pour une ou deux soirée. C’est un bon choix pour la plage si le soleil veut bien enfin se montrer ou pour vos faire oublier le 8° jour de pluie !

Citations

La bonne foi féminine

Ce dont il a vrai­ment besoin, c’est de mesu­rer à quel point mon absence lui pèse et comprendre qu’il ne peut pas vivre sans moi. Cepen­dant, ayant constaté qu’il ne semblait pas arri­ver à cette conclu­sion tout seul, j’ai décidé de placer la barre un peu plus haut, C’est ainsi que l’opé­ra­tion Le Recon­duire à la Maison a vu le jour.

L’indispensable bonne copine

Jane, ma meilleure amie, sur qui on peut comp­ter pour four­nir la crème glacée en cas de turbu­lences émotion­nelles- atten­tion , pas la marque du maga­sin, mais la super glace de luxe , à la crème entière , cent pour cent choles­té­rol – Jane , donc, pense que je suis géniale. Pour être précise ‚elle a dit un truc comme « tu es dingue », mais je sais qu’elle employait le mot dans le sens auda­cieuse.

Le choix des films dans le couple

Un film de filles qui aurait fait bâiller Doug. Chaque fois que moi je choi­sis­sais le film, on aurait cru que je lui deman­dais d’as­sis­ter à une projec­tion de quinze heures sur la fabri­ca­tion du fromage.

Les régimes

Je repren­drai le régime cet après-midi ; pour l’ins­tant va pour une crous­tade aux pommes. Après tout, la crous­tade aux pommes est essen­tiel­le­ment compo­sées d’in­gré­dients consom­més lors du premier repas de la jour­née : pommes, flocons d’avoine et beurre ce qui est une forme de lait. Vous voyez le topo ? Fruits, fibres et laitage. Très équi­li­bré quand on y regarde de près.

On en parle

Un nouveau blog « Lire ou mourir » (quel nom ! !)

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Dans le cadre du club de lecture. Un petit moment de plai­sir, ça fait telle­ment du bien après les livres tristes que j’ai lus derniè­re­ment ! Bien sur ce n’est pas de la grande litté­ra­ture mais c’est bien raconté et fina­le­ment ce livre résonne en moi beau­coup plus profon­dé­ment que je ne l’ima­gi­nais pendant la lecture.

Je crois que toutes les filles et femmes qui ont eu une amie de cœur retrou­ve­ront quelque chose d’elles dans ce roman. L’amie dont on ne peut se passer, celle qui nous permet de gran­dir, de suppor­ter la crise d’adolescence, celle qui voit nos premiers émois amou­reux mais qui doit être repous­sée pour que fina­le­ment les deux deviennent adultes.

C’est tout cela qui est raconté dans l’ambiance des années 80. J’ai tout compris et je dirai tout vécu comme elles et j’ai dans la tête les mêmes chan­sons. C’est aussi un roman avec une histoire poignante et déli­ca­te­ment racon­tée. Une histoire de femmes écrite avec une belle sensi­bi­lité fémi­nine !

Je doute que cela inté­resse beau­coup les hommes qui y verront, peut-être, un roman un peu mièvre.

Citations

Le moment où on sent que l’amitié devient pesante

Nos coups de fil quoti­diens s’espaçaient, sonnaient creux .Nous prenions rendez-vous. Je ne crois pas que nous l’avions jamais fait avant cela. Nous ne riions plus des mêmes choses. Pour­tant nos vies ne parve­naient pas à se dénouer. Le fil était lâche, nous encom­brait.

Le père que nous avons toutes rêvé d’avoir

C’était un accord fami­lial :
 » Quels que soient l’heure, le moment ou l’en­droit , si vous avez besoin , vous m appe­lez , je vien­drais vous cher­cher »

On en parle

Kroll a aimé. Je vous avais dit que ça ne plai­rait pas aux hommes : Pylien a détesté !