Traduit de l’anglais par Brice Matthieussent.

4
Jim Harri­son a un véri­table talent : celui de nous entraî­ner dans un ailleurs fait de grands espaces, d’une nature superbe, gran­diose, majes­tueuse et parfois dange­reuse. Je dois avouer que je n’ai lu que la première des trois nouvelles. Cela ne veut abso­lu­ment rien dire pour la qualité des autres, simple­ment, j’ai du mal à lire des nouvelles du même auteur à la suite, ce sont trois univers diffé­rents qui demandent à chaque fois un effort pour entrer dans le monde mental des person­nages. Elles sont liées par un cadre somp­tueux mais ça ne suffit pas. Ce livre étant au programme de lecture de notre club, je ne peux pas le garder trop long­temps, je revien­drai donc, vers ce recueil à un autre moment.

La première nouvelle « La fille du fermier » est très belle, toute l’Amérique est présente dans ce récit : le retour à la nature de parents qui ne pensent pas beau­coup au bien-être de leur enfant. La person­na­lité d’un vieil homme qui arri­vera à capter l’affection de la petite fille, les adoles­cents qui s’ennuient dans cette « belle » nature, et la violence d’un sale pervers. Jai été capti­vée par le chemi­ne­ment de Sarah qui passe du désir légi­time de vengeance qui risque de la détruire encore plus, à une « re »construc­tion plus riche de sa personnalité.

La fin est quand même très roma­nesque on a dû mal à croire à son amour… Mais, pour­quoi pas ? Plus long qu’une nouvelle, c’est un petit roman qui se termine bien. (Trop bien ?)

Citations

Son père parlait peu, et sa mère, tout occu­pée à trou­ver ce qu’elle allait répondre, n’écoutait pas.

N’ayant jamais appris à s’apitoyer sur les autres, elle n’éprouvait aucune pitié sur elle-même.

Elle sombra dans la dépres­sion et Franck la condui­sit chez un méde­cin d’Helena, à cent soixante kilo­mètres de chez eux, lequel lui pres­cri­vit du Valium, très popu­laire chez les épouses de fermiers.

On en parle

Fata Morgana

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Traduit par Cécile Arnaud.

3
L’intérêt de ce roman vient du style de cette auteure, et puisque je ne lis pas l’américain, du bon travail de la traduc­trice. L’histoire raconte, une fois encore, l’étroitesse d’esprit des petites villes de l’Amérique profonde, avant la deuxième guerre mondiale. Nous sommes dans les états du Sud donc confron­tés au racisme ordi­naire, insup­por­table aujourd’hui, mais telle­ment banal à l’époque dans ce pays là. On pense à Ne tirez pas sur l’oiseau Moqueur, car l’histoire nous est racon­tée à travers les regards d’enfants.

Une jeune femme, Vienna Daniels, belle et culti­vée, élève seule deux enfants, son mari l’a aban­don­née. Elle se fiche du confor­misme social ambiant . Les petits notables « de province » lui feront payer cher son indé­pen­dance d’esprit. Tout le village ne fait pas bloc contre elle, la person­na­lité du méde­cin est très inté­res­sante, aussi celle de son voisin amou­reux transi qui protège au mieux sa trop belle voisine.

On rentre dans ce roman comme dans un film car les descrip­tions sont très précises, ne surchargent pas le roman bien au contraire, elles lui donnent une couleur parti­cu­lière. Un vrai plai­sir de lecture : dépay­se­ment garanti.

Citations

Souviens-toi, être diffé­rent ne fait pas de vous quelqu’un de spécial, mais être spécial fait de vous quelqu’un de diffé­rent. J’espère que tu te join­dras à mes prières pour que Vienna Daniels ne change jamais.

En plus, elle aimait les Nègres et elle fumait des ciga­rettes. Voilà ce qui arrive, disait-on, quand on lit trop de livres : Ca ramol­lit le cerveau, et Addi­son imagi­nait alors la texture spon­gieuse des cham­pi­gnons des bois ou des crackers détrem­pés. On racon­tait qu’elle possé­dait des milliers de livres.

Le fait d’être tous deux élevés dans le sud, d’avoir été élevés dans les souve­nirs de la guerre de Séces­sion qui proje­tait son ombre noire sur deux géné­ra­tions pour impo­ser aux enfants de ses enfants le legs et la tradi­tion de la perte

Elliot voulut savoir pour­quoi les gens de couleurs ne proje­taient pas d’ombres blanches puisque le sombres des blancs étaient noires

On en parle

Un de mes sites préfé­rés : à sauts et à gambades et Le songe et les livres de Mélo.

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Traduit de l’américain par Isabelle D. Philippe.

3
Avec quelle éner­gie j’ai demandé à lire ce livre, lors de notre première réunion du club de lecture. J’avais vrai­ment adoré le Livre d’Hanna. Quelle décep­tion ! Il faut dire qu’il y a eu telle­ment de beaux et grands livres sur la guerre de Séces­sion. Un de plus, les pages sur l’esclavage sont insou­te­nables, mais trop conve­nues. Il reste que le sujet même du roman, comment un homme idéa­liste et sincère réagit dans les tour­mentes d’une guerre civile, est bien traité. Je suis toujours surprise de lire que la guerre de Séces­sion a fait plus de mort aux Etats-Unis que n’importe quel autre des guerres que les améri­cains ont menées.Le docteur March aura bien du mal à garder son idéal et sa dignité dans un conflit où les coups les plus bas ont été permis. Cette lecture m’a donné égale­ment envie de relire le roman de Louisa May Alcott,les quatre filles du Docteur March qui reste un agréable souve­nir de lecture de mon enfance.

Fina­le­ment je pense que c’est un livre très honnête, j’attendais beau­coup plus de cette auteure qui m’avait enchan­tée avec son précé­dent roman.

Citations

Le seul moyen de garder des esclaves honnêtes est de ne pas leur faire confiance

Guider le nègre sans excès de passion, tel est le défi chré­tien. De cette manière, personne ne prend pour malice person­nelle ce qui est simple exigence de gestion.

Qui peut-on quali­fier de brave ? Celui qui ne connaît pas la peur ? S’il en est ainsi, la bravoure n’est que le terme poli pour dési­gner un esprit dénué de ratio­na­lité et d’imagination. Le brave, le vrai héros, tremble de peur, trans­pire, sent ses entrailles le trahir et, malgré cela, avance pour accom­plir l’acte qu’il redoute.

On en parle

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9782266194464Traduit de l’an­glais (USA) par Marianne Véron.

2
Les deux coquillages récom­pensent assez mal ce livre, que j’ai lu rapi­de­ment et (trop) faci­le­ment. Il est de la même veine que les livres de Kathe­rine Pancol, ni plus mais un peu moins. On se perd dans les person­nages, il y en a beau­coup, avec des noms complè­te­ment impro­bables, et cette multi­tude n’apporte pas grand-chose au roman. Comme tout le monde le dit, en parlant de ce livre ( c’est même écrit sur la quatrième de couver­ture) c’est un conte de fées.

Person­nel­le­ment, j’aime bien les contes et les belles histoires, c’est pour­quoi j’ai de la tendresse pour Fatima, mais l’intrigue ne tient pas, la descrip­tion des les senti­ments non plus. Le plus inté­res­sant c’est sans doute le regard des deux auteurs améri­cains sur la société fran­çaise, quand ils ne font pas dans la cari­ca­ture. Bref, un brin distrayant ce livre ne vous fati­guera pas…

En recher­chant un blog qui appor­te­rait un autre éclai­rage que le mien, j’ai décou­vert deux choses :

  • il y a une suite, où on voit Fatima vivre dans son bel appar­te­ment de l’ave­nue Victor Hugo, l’hé­ri­tage de la comtesse (rappe­lez-vous, elle a réussi à sauver le labra­dor de la consti­pa­tion, une si belle action valait bien un 200 mètres carré dans le XVIe !)
  • L’adap­ta­tion au cinéma est déjà signée. ( les deux auteurs sont scéna­ristes de profession)

Citations

Il arbo­rait un costume de poli­ti­cien, deux fois plus large aux épaules qu’il ne l’était réel­le­ment, ce petit bonhomme perdu dans un coffrage d’étoffe qui produi­sait le même effet de faus­seté sur son aspect physique qu’un toupet en eût produit sur son crane dégarni.

Et de surcroît, recon­nais­sons que ces gens, qui ne compre­naient rien à l’argent, aimaient se rassu­rer par de petites écono­mies minables…. Elle ouvrait son cour­rier à la vapeur pour pouvoir retour­ner les enve­loppes et s’en resservir…

Ce café était un refuge contre un monde en muta­tion. Aucun de ses habi­tués ne voulaient que ça change.

Traduit de l’anglais (États-Unis)par FRance Camus Pichon

3
J’avais été telle­ment surprise par Enfant 44 que lorsque j’ai vu Kolyma sur le rayon nouveau­tés de ma biblio­thèque préfé­rée, je n’ai pas pu m’empêcher, je l’ai pris et aussi­tôt lu. Je pense que, main­te­nant, l’auteur tient son héros pour plusieurs romans. Pour appré­cier complè­te­ment ce genre de livres, il faut aimer les séries. Autant à la télé­vi­sion, je trouve ça sympa (je connais tout sur le docteur House…) autant en livres je n’accroche pas. Léo est pour­tant un person­nage complexe et atta­chant, ancien du KGB il vit dans le remord perma­nent de ses crimes. Si tous ceux qu’il a tués veulent se venger on est vrai­ment qu’au début d’une longue, très longue série.Les ressorts du thril­ler-poli­cier sont comme souvent dans ce genre de litté­ra­ture haute­ment impro­bables : Léo échappe aux gangs de Moscou, au KGB, à une tempête en mer sur un bateau qui le condui­sait à la Kolyma , à une révolte du goulag et pour finir en beauté à l’insurrection de Buda­pest ; tout cela avec des genoux cassés et pour sauver sa fille adop­tive qui le déteste car il a tué son père… Résumé ainsi cela ne donne peut-être pas envie de lire Kolyma, pour­tant, je suis certaine que les amateurs du genre vont appré­cier, et peu à peu deve­nir des aficio­na­dos de Léo et Raïssa.La Russie post­sta­li­nienne se prête bien à l’horreur et si Léo est encore vivant pendant la guerre de Tchét­ché­nie cela promet quelques belles pages d’horreur.

Citations

Je n’ai pas eu le choix.
Des milliers d’innocents étaient morts à cause de cette phrase, pas sous les balles, mais au nom d’une logique perverse et de savant calculs.

On en parle

Link.

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Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Raphaël Fejtö.
4
Livre pour adoles­cents ou plutôt adoles­centes. Une jeune fille de la petite noblesse anglaise, en l’an 1290, tient son jour­nal. Ce qui le rend plai­sant à lire c’est qu’elle est parti­cu­liè­re­ment délu­rée, elle n’a pas la langue dans sa poche. Son regard sur ses proches est sans pitié. On peut faci­le­ment comprendre ses révoltes si l’on admet qu’elle n’a aucune envie de répondre aux attentes des mœurs de cette époque : une femme noble doit apprendre à coudre, broder, tisser, et surtout attendre avec patience le mari que son père lui choisira.Ce qui est plus diffi­cile à comprendre c’est la raison pour laquelle cette jeune fille n’accepte pas cette éduca­tion qui était la règle pour les femmes de sa condi­tion dans ce temps-là. L’auteur lui donne une person­na­lité et un langage du 21e siècle. C’est un roman, pour­quoi pas après tout, c’est ce qui rend la lecture amusante​.La façon dont les Anglais vivaient à l’aube du 13e siècle est bien rendue. Je ne sais pas si ce livre a connu un grand succès auprès des jeunes. Je me pose souvent cette ques­tion quand je lis des livres pour adoles­cents. Celui-ci ne cherche pas à plaire aux adultes, et j’ai un peu peur qu’il ennuie les adoles­cents d’aujourd’hui. Cathe­rine commence l’éci­ture quoti­dienne de son jour­nal en citant le saint du jour et en racon­tant les raisons pour lesquelles il est devenu saint. J’ai beau­coup ri d’apprendre que :
  • Colman est saint « parce qu’il a appris à une souris à le main­te­nir éveillé pendant la messe »
  • Brigitte d’Irlande fut sainte pour avoir trans­formé « l’eau de son bain en bière pour les reli­gieux de passage »
  • Tatwin fut saint parce qu’« il était arche­vêque de Canter­burry et faiseur de devinettes »

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Traduit de l’an­glais par Isabelle Stoianov.

5
L’avantage du club de lecture c’est la redé­cou­verte des grands clas­siques. Je l’ai relu atten­ti­ve­ment et j’ai fran­che­ment adoré, encore une fois ! Le début est un peu lent et l’histoire ne se met en place qu’au tiers du livre. Mais ensuite on se rend compte que tout avait de l’importance.

Les chro­niques d’une petite ville en Alabama avant la deuxième guerre mondiale sont très savou­reuses et comme tout est vu à travers les yeux d’une enfant de six ans c’est souvent drôle et émou­vant : les ragots, les familles où on sait tout sur tout le monde, les sectes reli­gieuses, les méthodes scolaires, les vieilles filles qui ont leur mot à dire sur l’éducation des enfants, et surtout la condi­tion des noirs.
Le père, Atti­cus, élève seul ses deux enfants et leur donne des valeurs huma­nistes dans une petite ville où le racisme est de règle. Commis d’office pour défendre un noir inno­cent mais accusé du viol d’une femme blanche, sa vie et celle de ses enfants va deve­nir très compliquée.

On ne peut pas s’empêcher d’adorer Atti­cus, c’est un beau person­nage. Je pense qu’on ne peut pas l’oublier, ni comme père, ni comme avocat. Grâce à ce livre, on comprend mieux d’où vient l’Amérique, j’ai beau­coup pensé au temps où nous chan­tions surtout quand l’auteur évoque les enfants métis et une fois encore je me suis réjouie de la victoire d’Obama.

Citations

Les garçons furent donc convo­qués pour trouble à l’ordre public, voies de fait, injures et blas­phèmes en présence du sexe fémi­nin. Le juge inter­ro­gea Mr Conner sur la raison de ce denier chef d’accusation ; celui-ci répon­dit qu’ils avaient juré si fort qu’il était sûr que toutes les dames de Maycomb les avaient entendus.

Tu es trop petite pour comprendre, mais parfois, la Bible est plus dange­reuse entre les mains d’un homme qu’une bouteille de whisky entre celles de ton père.

Je voulais que tu comprennes quelque chose, que tu voies ce qu’est le vrai courage, au lieu de t’imaginer que c’est un homme avec un fusil à la main. Le courage, c’est de savoir que tu pars battu, mais d’agir quand même sans s’arrêter. Tu gagnes rare­ment mais cela peut arriver.

- C’est quoi un métis ?
- Un enfant à moitié blanc, à moitié noir … ils sont tristes
- Pour­quoi tristes ?
- Parce qu’ils n’appartiennent à aucune commu­nauté. Les gens de couleur n’en veulent pas parce qu’ils sont à moitié blancs ; les Blancs n’en veulent pas parce qu’ils sont de couleur.

- Hé, faut pas nous bour­rer la caisse ! dis-je
- Je te demande pardon ?
- Ne fais pas atten­tion, inter­vient Atti­cus. Elle essaie de te provo­quer. Cal dit qu’elle jure en parfait argot depuis une semaine maintenant.
Oncle Jack haussa les sour­cils mais ne dit rien. En dehors du charme foncier de tels mots, j’agissais en appli­ca­tion de la vague théo­rie que, si Atti­cus décou­vrait que je les avais appris à l’école, il ne m’y enver­rait plus.

On en parle

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Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Valé­rie Le Plouhinec.
3
Les filles doivent adorer, les garçons je suis moins sûre. J’ai trouvé cet avis sur un blog :

C’est le livre que j’ai le moins aimé… et de très loin ! ! Cette histoire est étrange, certains éléments n’ont ni queue ni tête, la plupart des person­nages sont moyen­ne­ment réus­sis et l’hé­roïne est vrai­ment nunuche. De plus comment peut-on être amné­sique et oublier quatre ans de sa vie en tombant dans des esca­liers ? Il faut vrai­ment ne pas être dégourdi ! ! Ce livre est plus pour les filles.

Person­nel­le­ment, j’ai trouvé ce livre agréable à lire, mais je suis une fille ! À la suite d’un trauma crânien Noémie est partiel­le­ment amné­sique et quatre années de sa vie se sont effa­cées. Elle est confron­tée à sa vie de lycéennes. Ses amours vont s’en trou­ver quelque peu pertur­bées ! Aucun person­nage n’est cari­ca­tu­ral et si tout finit bien, la complexité de la vie réelle est bien racontée.

Citation

Même si nous n’avions jamais été ensemble comme des amou­reux, je l’aimais. Je l’aimais. Je l’avais toujours aimé, je crois bien. Pour tout vous dire, c’était un peu un fardeau de le savoir.

Je me souviens des porcs-épics que j’avais regar­dés avec papa le soir où j’avais cru que Will allait peut-être mourir. Pas la partie sur l’aspersion d’urine. Le moment où ils se regar­daient dans les yeux. Nous n’en étions pas encore là, Will et moi.(Personnellement, j’espérais ne jamais arri­ver au stade du pipi)

On en parle

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Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Marie-lise Marlière.

2
Je n’ai pas du tout été sensible au charme celto-irlan­dais de ce roman. Tout se passe dans la brume ou sous la pluie, les person­nages sont tous pour le moins bizarres. Et pour couron­ner le tout, l’héroïne tombera amou­reuse de son père dont elle aura un enfant. On découvre les tinkers (gitans irlan­dais) qui sont évidem­ment reje­tés de la popu­la­tion sédentaire.

J’ai, évidem­ment, quelques diffi­cul­tés à accep­ter la passion amou­reuse entre un père et une fille, mais ce n’est pas la seule raison de mon peu d’intérêt pour ce livre. L’ambiance géné­rale ou rien n’est clair ni logique, doit être néces­saire pour faire accep­ter l’inceste, mais cela ne donne pas beau­coup d’intérêt à cette histoire ; par exemple savoir si sa mère est ou n’est pas une selkie (sirène) ne m’a pas beau­coup passionnée.

Citations

Les reli­gieuses char­gées des travaux domes­tiques …. lavaient le linge avec du vinaigre blanc. De cette façon, les élèves s’endormaient en se rappe­lant qu’on avait donné du vinaigre à boire au Christ avant qu’il ne fût crucifié

- Finvarra… Oui ça lui va bien. C’est le nom du roi des fées de l’Ulster.

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Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Jean Bourdier.

3
La couver­ture du livre laisse rêveuse ! Le roman vaut mieux que la couver­ture, mais quand même ! Tout le temps de la lecture, j’ai pensé à la petite maison dans la prai­rie. La saga de la famille fondée par Matthew et Callie Soames se déroule dans le Missouri au début du 20° siècle. Le roman est divisé en six parties, la première est consa­crée à la famille puis, les cinq suivantes aux person­nages prin­ci­paux : le père, les trois filles aînées et la mère. C’est un procédé roma­nesque que j’aime bien, cela permet de chan­ger de point de vue sur les mêmes faits. Les cinq parties consa­crées aux person­nages permettent de suivre leurs amours. Il est vrai que c’est un peu plus complexe que je ne l’avais imaginé au début de la lecture et même le père, profes­seur rigou­reux et mora­li­sa­teur se laisse parfois aller à des idées d’adultère et d’amours illi­cites avec une élève !

La vie rurale semble très agréable, on y cueille des fruits en abon­dance, on fait beau­coup de confi­tures, on se baigne dans la fraî­cheur des rivières, on cite et on lit beau­coup la bible. Je cari­ca­ture un peu car le roman est plus inté­res­sant que ces premières impres­sions. IL y a bien ce côté idéal du monde rural, mais les person­na­li­tés sont minu­tieu­se­ment décrites et cachent des fêlures qui les inscrivent dans la réalité de la vie. La sœur aînée, par exemple Léonie, qui fait tout bien et qui risque de rater sa vie à force de dévoue­ment pour­rait être un person­nage passion­nant à la limite de la perver­sion, mais ce n’est pas le style de cette auteure : on reste dans la gentillesse un peu guimauve.

Ce livre avait été un best-seller et était retombé dans l’ou­bli, je serai surprise qu’il connaisse de nouveau un grand succès en France.

Citations

De plus on lui avait ensei­gné l’humilité. Dans l’étroite pers­pec­tive de son milieu, la simple conscience de soi ressor­tis­sait à la vanité. « Car qui veut s’élever sera abaissé et qui se veut humble sera loué »

Regar­dant autour d’elle, elle savoura toute la beauté de ce paysage fami­lier. Toute cette beauté ! Dieu aimait tant le monde …. Oh même si elle ne devait jamais aller au ciel, tout cela suffi­sait : cette merveilleuse terre, avec son soleil, ses matins glorieux et avec toujours quelque chose à attendre et espérer…
- Merci, dit-elle en regar­dant le ciel clair.
Puis elle rega­gna la maison pour aller prendre son petit déjeu­ner. (c’est la fin du livre !)