Traduit de l’es­pa­gnol (Chili) par A.M Métai­lié Èdition Métailié/​Seuil

lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard

Il s’agit d’un livre de jeunesse que les adultes ont grand plai­sir à lire. J’ai hâte de le faire lire à des enfants parce que c’est très drôle et que cela rend la leçon de vie complè­te­ment accep­table. Je pense que l’au­teur aime bien les chats, telle­ment, qu’il a voulu leur donner ce qui leur manque : « la parole » . D’ailleurs tous les animaux parlent mais ils font bien atten­tion à ne pas commu­ni­quer avec les hommes car, lorsque, par hasard ils ont commencé à le faire, ils leur arrivent bien des malheurs : les perro­quets doivent répé­ter « Coco » toute la jour­née enfer­més dans une cage. Et les dauphins doivent faire des cabrioles dans des piscines qui au regard de leur espace natu­rel leur semblent des petites baignoires !

Un chat devient la mère adop­tive d’une mouette et doit lui apprendre à voler, vous pensez que ce n’est pas possible et complè­te­ment farfelu et bien lisez donc ce roman et vous verrez que pour un chat rien n’est impos­sible, il faut beau­coup de cœur, du courage il faut aussi et une grande soli­da­rité entre les animaux. Bref un petit bijou de lecture qui fait beau­coup de bien !

Citations

Leçon de vie

Nous t’ai­mons tous , Afor­tu­nada. Et nous t’ai­mons parce que tu es une mouette , une jolie mouette . Nous ne te contre­di­sons pas quand tu cries que tu es un chat , quand nous sommes fiers que tu veuilles être comme nous , mais tu es diffé­rente et nous aimons que tu sois diffé­rente. Nous n’avons pas pu aider ta mère , mais toi nous le pouvons. Nous t’avons protégé depuis que tu es sorti de ton œuf. Nous t’avons donné toute notre tendresse sans jamais penser à faire de toi un chat. Nous t’ai­mons mouette. Nous sentons que toi aussi tu nous aimes, que nous sommes tes amis, ta famille, il faut que tu saches qu’a­vec toi, nous avons appris quelque chose qui nous emplit d’or­gueil : nous avons appris à appré­cier, à respec­ter et à aimer un être diffé­rent. Il est très facile d’ac­cep­ter et d’ai­mer ceux qui nous ressemblent, mais quel­qu’un de diffé­rent c’est très diffi­cile et tu nous as aidé à y arri­ver. Tu es une mouette et tu dois suivre ton destin de mouette. 

Les humains

Par l’encre du cala­mar ! En mer il arrive des choses terribles. Parfois je me demande si quelques humains ne sont pas deve­nus fous, il essaie de faire de l’océan une énorme poubelle. Je viens de draguer l’embouchure de l’Elbe et vous ne pouvez pas imagi­ner la quan­tité d’or­dures que char­rient les marées ! Par la cara­pace de la tortue ! Nous avons sorti des barils d’in­sec­ti­cides, des pneus, des tonnes de ces maudites bouteilles de plas­tique que les humains laissent sur les plages.

La fin

« Seul vole celui qui ose le faire »