{"id":9955,"date":"2018-10-15T06:48:29","date_gmt":"2018-10-15T04:48:29","guid":{"rendered":"http:\/\/luocine.fr\/?p=9955"},"modified":"2018-10-08T14:35:07","modified_gmt":"2018-10-08T12:35:07","slug":"la-france-dhier-jean-pierre-le-goff","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=9955","title":{"rendered":"La France d&rsquo;Hier                                &#8211; Jean-Pierre Le Goff"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/la-France-dhier.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9958\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/la-France-dhier.jpg\" alt=\"\" width=\"1080\" height=\"810\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/la-France-dhier.jpg 1080w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/la-France-dhier-300x225.jpg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/la-France-dhier-768x576.jpg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/la-France-dhier-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px\" \/><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-725 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Ce livre re\u00e7u en cadeau m&rsquo;a beaucoup int\u00e9ress\u00e9e, il faut dire que nous sommes contemporains. Jean Pierre Le Goff est issu de la tradition catholique alors que j&rsquo;ai fr\u00e9quent\u00e9 les \u00e9coles la\u00efques. Mais nous avons \u00e9t\u00e9 pris dans le m\u00eame maelstrom en mai 1968. Le\u00a0sous-titre de son essai est important et r\u00e9sume la th\u00e8se de son livre<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><em>R\u00e9cit d&rsquo;un monde adolescent, des ann\u00e9es 1950 \u00e0 Mai 1968<\/em><\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le d\u00e9but est passionnant, il d\u00e9crit le creuset \u00e0 la fois catholique et rural de la pointe de la Hague dans lequel l&rsquo;enfant a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9, dans le souvenir tr\u00e8s pr\u00e9sent de la guerre qui venait de s&rsquo;achever. Souvenirs mat\u00e9riels avec les nombreux blockhaus, souvenirs du mur de l&rsquo;Atlantique mais aussi, certainement psychologiques \u00e0 travers l&rsquo;\u00e9ducation de ceux qui avaient subi ou fait cette guerre. Cette g\u00e9n\u00e9ration du \u00ab&#160;baby-boom&#160;\u00bb que le p\u00e8re de l&rsquo;auteur appelle \u00ab&#160;la g\u00e9n\u00e9ration des enfants g\u00e2t\u00e9s&#160;\u00bb, il la d\u00e9crit tr\u00e8s bien, \u00e9lev\u00e9e dans un confort qui arrive dans les maisons et qui profite de la \u00ab&#160;soci\u00e9t\u00e9 de consommation et des loisirs&#160;\u00bb , elle s&rsquo;inscrira \u00e0 jamais dans la r\u00e9volte adolescente. Elle\u00a0\u00bbjouera&#160;\u00bb \u00e0 la r\u00e9volution, Jean-Pierre Le Goff s&rsquo;amuse \u00e0 comparer les chiffres des morts des \u00e9v\u00e9nements de Mai de 68 et du Weekend de pentec\u00f4te o\u00f9 les pompes \u00e0 essence avaient \u00e9t\u00e9 remplies. \u00c9videmment les 6 ou 8 morts des \u00e9v\u00e9nements semblent ridicules au regard de la centaine de gens qui se tuaient sur les routes tous les Weekend \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. (en 1968 plus 16 000 morts sur les routes et plus de 300 000 bless\u00e9s).<\/p>\n<p>Dans son essai, le sociologue Jean-Pierre Le Goff sait tr\u00e8s bien faire revivre tout ce qui d\u00e9finit une \u00e9poque aussi bien sur un plan g\u00e9n\u00e9ral comme celui de la\u00a0nation que pour les individus qui la composent. Alors, les ann\u00e9es 60, verront soutenues par ce nouveau m\u00e9dia, la t\u00e9l\u00e9vision, les chansons y\u00e9y\u00e9 pour les jeunes et la politique de la France, men\u00e9e par le G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle. Tous les changements qui conduisent \u00e0 l&rsquo;affirmation de cette g\u00e9n\u00e9ration adolescente de Mai 68, l&rsquo;auteur les d\u00e9crit avec minutie et ses contemporains s&rsquo;y retrouvent avec bonheur mais aussi r\u00e9alise &#8211; s&rsquo;ils ne l&rsquo;avaient pas d\u00e9j\u00e0 fait- l&rsquo;aspect quelque peu d\u00e9risoire de leurs engagements divers et vari\u00e9s..<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<h3>Diff\u00e9rence ouvriers et p\u00eacheurs<\/h3>\n<blockquote><p><em>Les ouvriers de l&rsquo;Arsenal avait un surnom&#160;: les &#160;\u00bb cocus du port&#160;\u00bb. Cette expression ironique renvoyait sans doute \u00e0 la chance d&rsquo;avoir un m\u00e9tier prot\u00e9g\u00e9 et s\u00fbr, de mener une activit\u00e9 \u00e0 heures fixes. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas le cas de la majorit\u00e9 de la population locale et tout particuli\u00e8rement les marins-p\u00eacheurs qui travaillaient durement.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Les pr\u00e9jug\u00e9s et les dictons<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv0104024330yMail_cursorElementTracker_1536670869271\"><em>Les noirs de peau &#8211; peu nombreux dans La r\u00e9gion- \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00eatres \u00e9tranges et primitifs, suscitant quelques r\u00e9flexions grossi\u00e8res du genre&#160;: \u00ab&#160;Ils se ressemblent tous et avec une couleur pareille , je me demande comment ils font pour se distinguer les uns des autres &#160;\u00bb &#8230;<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv0104024330yMail_cursorElementTracker_1536671078325\"><em>Ces pr\u00e9jug\u00e9s et ces superstitions se m\u00ealaient \u00e0 un sens commun issu de l&rsquo;observation des comportements&#160;: &#160;\u00bb grand diseu, p&rsquo;tit faiseu. \u00ab&#160;<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>La grande libert\u00e9 des enfants des ann\u00e9es 50<\/h3>\n<div><\/div>\n<div>\n<blockquote><p><em>\u00c0 cette \u00e9poque, il \u00e9tait normal et \u00ab&#160;sain&#160;\u00bb que les enfants s&rsquo;amusent \u00e0 leur fa\u00e7on, du moment qu&rsquo;ils ne faisaient pas de trop grosses b\u00eatises. Les enfants avaient leur propre monde dans lequel les adultes ne s&rsquo;immis\u00e7aient pas trop. Ces derniers travaillaient beaucoup ou avaient bien d&rsquo;autres pr\u00e9occupations en t\u00eate que celles de surveiller leurs jeunes enfants. Nos jeux se d\u00e9roulaient dans des espaces, ceux de la rue et de la maison, qui nous \u00e9taient proches et familiers.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<div id=\"yiv7478302108yMail_cursorElementTracker_1536732578423\"><\/div>\n<div id=\"yiv7478302108yMail_cursorElementTracker_1536732578602\"><\/div>\n<div id=\"yiv7478302108yMail_cursorElementTracker_1536732580864\">Apr\u00e8s une brutalit\u00e9 d&rsquo;un enfant de la bande adverse<\/div>\n<div id=\"yiv7478302108yMail_cursorElementTracker_1536732601643\"><\/div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv7478302108yMail_cursorElementTracker_1536732601742\"><em>On attrapa vite le coupable et on l&rsquo;amena devant moi en le for\u00e7ant \u00e0 se mettre \u00e0 genoux et \u00e0 me demander pardon. Je n&rsquo;aimais pas ce gar\u00e7on qui \u00e9tait plus grand et plus fort que moi, mais je n&rsquo;appr\u00e9ciais pas pour autant qu&rsquo;on l&rsquo;humilie de cette fa\u00e7on. J&rsquo;avais l&rsquo;habitude que les conflits se r\u00e8glent entre jeunes, en dehors des adultes et d&rsquo;une tout autre fa\u00e7on. Les plaies et les bosses \u00e9taient le prix \u00e0 payer pour jouer librement.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>La confession<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv3886799895yMail_cursorElementTracker_1536734374391\"><em>Tous ces p\u00e9ch\u00e9s n&rsquo;\u00e9taient pas des p\u00e9ch\u00e9s mortels mais leur accumulation permettait peut-\u00eatre de s&rsquo;en rapprocher. En fin de compte, l&rsquo;abb\u00e9 finissait toujours par poser la question.&#160;: \u00ab&#160;As-tu eu de mauvaises pens\u00e9es&#160;? As-tu regard\u00e9 avec plaisir de vilaines choses&#160;?&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv3886799895yMail_cursorElementTracker_1536734505013\"><em>En d&rsquo;autres termes, \u00ab&#160;le vilain p\u00e9ch\u00e9&#160;\u00bb \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 la sexualit\u00e9 naissance et \u00e0 la masturbation. Certains cur\u00e9s avaient les mains baladeuses, c&rsquo;est du moins ce qui se disait parmi les \u00e9l\u00e8ves, mais, bien que m&rsquo;\u00e9tant confess\u00e9 \u00e0 l&rsquo;un d&rsquo;eux de, je n&rsquo;ai jamais eu affaire \u00e0 ce genre d&rsquo;attouchement. L&rsquo;abb\u00e9 se contentait de me prendre la main ou de mettre la sienne sur ma joue de temps \u00e0 autre comme un signe d&rsquo;affection. Cela me g\u00eanait un peu, d&rsquo;autant plus que je trouvais qu&rsquo;il \u00ab&#160;puait la Gauloise&#160;\u00bb, marque de cigarette brune tr\u00e8s connue \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, et que sa soutane ne sentait pas bon.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>L&rsquo;\u00e9ducation<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Malgr\u00e9 nos apparences d&rsquo;enfant et d&rsquo;\u00e9l\u00e8ve ob\u00e9issant, nous gardions un rapport \u00e0 nous-m\u00eames qu&rsquo;ils ne pouvaient ma\u00eetriser. Cette libert\u00e9 int\u00e9rieure \u00e9tait un secret bien gard\u00e9 qui \u00e9tait partag\u00e9 seulement avec quelques amis qui nous ressemblaient comme des fr\u00e8res. Quelles que soient les contraintes, la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la discipline et des punitions, nous n&rsquo;\u00e9tions pas, malgr\u00e9 les apparences, des enfants soumis et serviles.Les interminables grand-messe o\u00f9, comme le disait Bernanos, on \u00ab&#160;ne saurait rien partager avec Dieu que l&rsquo;ennui&#160;\u00bb, permettait de r\u00eaver et de voyager dans un autre monde plus joyeux et plus color\u00e9, tout en donnant le change de l&rsquo;apparence de la docilit\u00e9 et de la pi\u00e9t\u00e9 par des paroles et des gestes convenus. Le silence et l&rsquo;ennui stimulaient l&rsquo;imagination.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>L&rsquo;arriv\u00e9e de la t\u00e9l\u00e9<\/h3>\n<div id=\"yiv9660702049yMail_cursorElementTracker_1536759035585\"><\/div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv9660702049yMail_cursorElementTracker_1536759035767\"><em>Je n&rsquo;ai pas de r\u00e9cepteur chez moi, d\u00e9clare en 1962 un directeur d&rsquo;\u00e9cole dans la presse locale, mais je connais chaque jour parfaitement le programme de la veille, lorsqu&rsquo;il y a du catch, j&rsquo;ai 150 catcheur dans la cour de l&rsquo;\u00e9cole \u00e0 la r\u00e9cr\u00e9ation. Apr\u00e8s un western, c&rsquo;est 300 cowboy qui se battent, affubl\u00e9s de revolver, de lassos&#8230; Dans l&rsquo;ensemble, les enfants en profitent et sont beaucoup plus document\u00e9s qu&rsquo;autre fois sur les questions g\u00e9ographiques ou scientifiques par exemple. Malheureusement, beaucoup de parents n&rsquo;ont pas l&rsquo;autorit\u00e9 suffisante pour les renvoyer se coucher \u00e0 8h30 ou \u00e0 9h. Les enfants en sortant de l&rsquo;\u00e9cole, s&rsquo;installent devant le poste et n&rsquo;en bougent plus avant la fin du programme.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>L&rsquo;\u00e9glise \u00e9volue &#8230;<\/h3>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div><em>Un de mes premiers souvenirs du changement dans l&#160;\u00bb&lsquo;enseignement religieux&#160;\u00bb fut celui d&rsquo;un cours ou le jeune pr\u00eatre vint avec sa guitare nous chanter quelques chansons de sa composition. Il s&rsquo;inspirait, avec plus ou moins de bonheur, de religieux de l&rsquo;\u00e9poque qui avaient connu un succ\u00e8s certain en enregistrant des disques. Il en allait ainsi du P\u00e8re Duval, j\u00e9suite, compositeur et chanteur, qui, dans les ann\u00e9es 1950, rassemblait les foules (avant tout catholiques), dans les nombreux concerts en France et dans les autres pays. Surnomm\u00e9, le \u00ab&#160;B\u00e9caud&#160;\u00bb de la foi, o\u00f9 \u00ab&#160;le Brassens&#160;\u00bb en soutane, il semblait venir d&rsquo;un autre \u00e2ge \u00e0 l&rsquo;heure des y\u00e9y\u00e9s et de la pop anglaise. La jeune s\u0153ur Sourire, Dominicaine et chanteuse, avait connu le succ\u00e8s avec une c\u00e9l\u00e8bre chanson enjou\u00e9e dont on retenait facilement l&rsquo;air et les premi\u00e8res paroles du refrain&#160;:&#160;\u00bb Dominique, nique, nique, s&rsquo;en allait tout simplement&#8230; &#160;\u00bb Je n&rsquo;\u00e9tais pas le seul parmi les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 consid\u00e9rer cette chanson mi\u00e8vre comme l&rsquo;un des sommets d&rsquo;expression des \u00ab&#160;culs-b\u00e9nis&#160;\u00bb.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>Le nerf de son explication<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Ces interpr\u00e9tations \u00ab&#160;r\u00e9volutionnaires&#160;\u00bb de mai 68 demeurent aveugles sur une nouvelle donne historique qui n&rsquo;entre pas dans le cadre de l&rsquo;action militante&#160;: la venue sur la sc\u00e8ne sociale et politique d&rsquo;un nouvel acteur social, le \u00ab&#160;peuple adolescent&#160;\u00bb \u00e9lev\u00e9 et \u00e9duqu\u00e9 dans la nouvelle soci\u00e9t\u00e9 de consommation et des loisirs. La \u00ab&#160;Commune \u00e9tudiante&#160;\u00bb de mai 68 en porte la marque.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>R\u00f4le des m\u00e9dias<\/h3>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div><em>Les m\u00e9dias ont accompagn\u00e9 le mouvement et <\/em><em>accentu\u00e9 ses aspects violents et spectaculaires lui donnant une port\u00e9e une signification r\u00e9volutionnaire qui confortaient les interpr\u00e9tations et les actions gauchistes. En mai 68, s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 un nouveau rapport \u00e0 l&rsquo;information qui annihile le recul et la distance au profit du r\u00e8gne de l&rsquo;\u00e9motion. L&rsquo;information dans sa forme m\u00eame (le direct) et dans sa fa\u00e7on de rendre compte de la r\u00e9alit\u00e9 ( le ton \u00e9motionnel et dramatique) est partie int\u00e9grante de la mise en sc\u00e8ne de la Commune \u00e9tudiante pour qui l&rsquo;intensit\u00e9 du pr\u00e9sent, l&rsquo;expression d\u00e9brid\u00e9e et la dramatisation sont les signes \u00e9vidents d&rsquo;une r\u00e9volution en acte. Ces caract\u00e9ristiques de la Commune \u00e9tudiants de mai 68 vont constituer un moule premier dans lequel viendront se couler des luttes \u00e9tudiante et lyc\u00e9enne, et ce qu&rsquo;on appellera les \u00ab&#160;mouvements sociaux&#160;\u00bb.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n<p>Incroyable coquille ou erreur&#160;?<\/p>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv5389032270yMail_cursorElementTracker_1536766613865\">J<em>&lsquo;admirais,comme beaucoup d&rsquo;autres,les pages de Montaigne apr\u00e8s la mort de son ami Du Bellay &#8230;.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>et si vous voulez l&rsquo;entendre je dois vous dire que son livre est beaucoup plus clair que son entretien car il a ce d\u00e9faut de ne pas toujours finir ses phrases \u00e0 l&rsquo;oral<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Jean-Pierre Le Goff - La France d&#039;hier\" width=\"580\" height=\"326\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/t684FOmKYg0?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce livre re\u00e7u en cadeau m&rsquo;a beaucoup int\u00e9ress\u00e9e, il faut dire que nous sommes contemporains. 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