{"id":9420,"date":"2018-05-19T06:32:20","date_gmt":"2018-05-19T04:32:20","guid":{"rendered":"http:\/\/luocine.fr\/?p=9420"},"modified":"2018-05-19T13:42:33","modified_gmt":"2018-05-19T11:42:33","slug":"les-parapluies-derik-satie-stephanie-kalfon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=9420","title":{"rendered":"Les parapluies d&rsquo;Erik SATIE    -St\u00e9phanie KALFON"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/satie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9421\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/satie.jpg\" alt=\"\" width=\"1080\" height=\"810\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/satie.jpg 1080w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/satie-300x225.jpg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/satie-768x576.jpg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/satie-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>Lu dans le cadre du club de lecture de<a href=\"http:\/\/www.lourse.fr\/\"> la m\u00e9diath\u00e8que de Dinard.<\/a><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-725 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Un petit livre tr\u00e8s agr\u00e9able \u00e0 lire et que toutes celles et tous ceux qui appr\u00e9cient, ou, ont envie de d\u00e9couvrir \u00c9rik Satie, aimeront. Stephanie Kalfon ne vous expliquera pas pourquoi Satie avait chez lui, le jour de sa mort quatorze parapluies, tous noirs, mais vous racontera comment ce grand musicien a fini par mourir de faim et d&rsquo;\u00e9puisement. Il marchait tous les jours d&rsquo;Arcueil \u00e0 Paris. Dans ce qui \u00e9tait une banlieue ouvri\u00e8re pauvre, \u00c9rik Satie a trouv\u00e9 une petite chambre o\u00f9 ses deux pianos ne laissaient la place qu&rsquo;\u00e0 un lit. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il a v\u00e9cu et qu&rsquo;il est mort apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 Montmartre.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/SATIE-\u00e0-Arcueil-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9422\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/SATIE-\u00e0-Arcueil-2.jpg\" alt=\"\" width=\"800\" height=\"460\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/SATIE-\u00e0-Arcueil-2.jpg 800w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/SATIE-\u00e0-Arcueil-2-300x173.jpg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/SATIE-\u00e0-Arcueil-2-768x442.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le style, et le rythme de la phrase \u00e9pousent la musique de Satie et c&rsquo;est tr\u00e8s agr\u00e9able \u00e0 lire. Nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;explication ni \u00e0 sa mis\u00e8re ni \u00e0 sa folie. Evidemment l&rsquo;alcool y est pour beaucoup, l&rsquo;absence de reconnaissance aussi. Pourtant, ses amis reconnaissaient son talent, mais rien ne pouvait visiblement effacer les paroles si dures et si terribles des professeurs du conservatoire. D&rsquo;autres compositeurs sont pass\u00e9s par l\u00e0 sans pour autant douter de leur capacit\u00e9 \u00e0 composer. Pour Satie tout \u00e9tait musique et imposer des r\u00e8gles pour en rendre compte, c&rsquo;est freiner le g\u00e9nie musical. Il \u00e9tait sans doute trop sensible, trop orgueilleux, trop .. trop tout et aucun sens des contraintes. Il a v\u00e9cu dans le d\u00e9nuement le plus total alors que sans doute le succ\u00e8s \u00e9tait \u00e0 sa porte. Il nous laisse sa musique qui a son image est peu structur\u00e9e mais si belle par moments. Un g\u00e9nie certes mais insaisissable et si peu conventionnel.<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<h3>Un mal de vivre<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv8377833392yMail_cursorElementTracker_1521271021791\"><em>O\u00f9 en sommes-nous chacun, de ce qui fait une vie&#160;? Qu&rsquo;a-t-on appris de tous les bruyants bavardages dont nous recouvrons nos malaise d&rsquo;\u00eatre l\u00e0, vide et visible, mon Dieu tout se vide&#8230; \u00c0 qui la donner pour ne plus l&rsquo;affronter, cette perplexit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre soi, \u00eatre soi d&rsquo;accord mais qui&#160;? Il est impossible de se ressembler. Un matin, quelque chose se stabilise et une rue plus loin, on a chang\u00e9 de caract\u00e8re ou de col\u00e8re. Il n&rsquo;y a pas de mots pour dire ces variations silencieuses. On s&rsquo;\u00e9loigne, c&rsquo;est tout. On ne se reconna\u00eet plus, \u00ab&#160;simply like that&#160;\u00bb. Autour, tu es rest\u00e9 identique pourtant, sauf soi-m\u00eame. On est perdu. D\u00e9pass\u00e9. Alors on attend, avec le visage int\u00e9rieur de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Celui des mauvais jours et des incertitudes, souffle agressif, sans raison non sans raison, si ce n&rsquo;est que vivre n&rsquo;est plus tenable. Soudain, se tenir l\u00e0 dans le monde, c&rsquo;est au-dessus de nos forces.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Le portrait de son ami qui lui ressemble en pire&#160;!<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv3520677235yMail_cursorElementTracker_1521299155074\"><em>Contamine triste mine, ne parvenait plus \u00e0 aller au bout des choses. En amiti\u00e9 comme en litt\u00e9rature, il collectionnait les d\u00e9buts de phrases et les d\u00e9buts de relations. Il n&rsquo;osait jamais prendre le risque de travailler, se tromper o\u00f9 se soumettre au jugement d&rsquo;un autre. C&rsquo;\u00e9tait un peureux. En fait, derri\u00e8re une apparente paresse, il avait un ego grand comme les Buttes-Chaumont. Il \u00e9tait fantaisiste, bourr\u00e9 d&rsquo;id\u00e9es, une vraie fourmili\u00e8re son cr\u00e2ne. Mais rien ne se d\u00e9veloppait&#160;: une meilleure id\u00e9e en chassait une bonne et puis voil\u00e0, end of the story. En parall\u00e8le de sa vie litt\u00e9raires, il faisait des traductions ex\u00e9crables d&rsquo;auteurs qu&rsquo;il execrait mais qui, eux, avaient publi\u00e9. Contamine avait la na\u00efvet\u00e9 de croire que le plus difficile et le plus noble se situait au commencement des choses&#160;: aborder quelqu&rsquo;un, rebondir avec une id\u00e9e nouvelle, lancer un nouveau parti politique, proposer un premier baiser. Il croyait r\u00e9ellement que le courage, c&rsquo;\u00e9tait de se jeter \u00e0 l&rsquo;eau. Il d\u00e9couvrit qu&rsquo;en v\u00e9rit\u00e9, le courage, c&rsquo;est quand il faut tenir bon. Quand il faut continuer de nager. Il n&rsquo;\u00e9tait ni coriace ni patient. Il \u00e9tait comme \u00c9ric, il lui fallait les honneurs et l&rsquo;admiration imm\u00e9diate, totale, l&rsquo;effet quoi, le reste&#8230; C&rsquo;\u00e9tait pour les dactylo.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n<h3 id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521300818682\">Explication du titre&#160;: on a trouv\u00e9 quatorze parapluie apr\u00e8s la mort de Satie<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521301350325\"><em>D\u00e8s qu&rsquo;il a un sou en poche, c&rsquo;est pour acheter un parapluie&#160;:<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521300832858\"><em>un de Secours ( de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521300850003\"><em>un \u00ab&#160;Just in case&#160;\u00bb (de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521300901231\"><em>un Malheureux (de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521300927106\"><em>\u00a0un plus Solide ( de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521300938875\"><em>un qui s&rsquo;Envole (de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521300981254\"><em>\u00a0un Jetable (de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521301013921\"><em>un tr\u00e8s Digne (de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521301051858\"><em>\u00a0un imperm\u00e9able (de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521301067179\"><em>un que l&rsquo;on peut Casser (de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521301102387\"><em>un qui nous Attend (de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521301121581\"><em>\u00a0un tr\u00e8s Intimidant (de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521301137013\"><em>Un Alambiqu\u00e9 (de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521301170102\"><em>un tr\u00e8s Sportif qui d\u00e9fend bien ( de couleur noire)<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521301196573\"><em>et le dernier, gentil juste pour les Dimanches (de couleur noire).<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv2558543370yMail_cursorElementTracker_1521301232156\"><em>Tous peuvent se porter \u00e9t\u00e9 comme hiver. Ils sont pratiqu\u00e9s, ind\u00e9modables, discrets et tr\u00e8s patients. Absolument noir. Ils sont au nombre de quatorze, mais ils n&#8217;emp\u00eachent pas de se sentir seul. Ils permettent de se sentir abrit\u00e9s . Surtout quand il ne pleut pas.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div>\n<p>Et ce qui est le\u00a0plus important sa musique&#160;:<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Gymnopedie no. 1, 2 &amp; 3 for 2 HOURS, Erik Satie (1866-1925), Piano Solo\" width=\"580\" height=\"326\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/wDj2VT-j-qY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lu dans le cadre du club de lecture de la m\u00e9diath\u00e8que de Dinard. 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