{"id":8520,"date":"2017-09-21T06:25:11","date_gmt":"2017-09-21T04:25:11","guid":{"rendered":"http:\/\/luocine.fr\/?p=8520"},"modified":"2017-09-19T21:19:21","modified_gmt":"2017-09-19T19:19:21","slug":"les-filles-au-lion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=8520","title":{"rendered":"Les filles au lion   &#8211; Jessie BURTON"},"content":{"rendered":"<p><em><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/20170813_105730.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-8523\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/20170813_105730-1024x576.jpg\" alt=\"\" width=\"580\" height=\"326\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/20170813_105730-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/20170813_105730-300x169.jpg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/09\/20170813_105730-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/a>Traduit de l&rsquo;anglais par Jean Esch.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a><br \/>\nJ&rsquo;avais appr\u00e9ci\u00e9 avec quelques r\u00e9serves <a href=\"http:\/\/luocine.fr\/?p=4171\">\u00ab&#160;Miniaturiste<\/a>\u00ab&#160;, je n&rsquo;ai donc pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 me plonger dans son nouveau roman. Cette auteure sait captiver son lectorat. Et je m&rsquo;en voudrais de vous d\u00e9voiler tous les ressorts de l&rsquo;intrigue. Tout tourne autour d&rsquo;un tableau qui a \u00e9t\u00e9 peint en Espagne au d\u00e9but de la guerre civile. L&rsquo;intrigue romanesque se passe en deux lieux et en deux temps. En Grande-Bretagne en 1957, dans la galerie d&rsquo;art Skelton dirig\u00e9e par un certain Edmund Reed et une Femme Marjorie Quick, notre apprentie \u00e9crivaine Odelle Bastien vient se pr\u00e9senter pour un poste de dactylo. Elle est originaire des Cara\u00efbes et dans l&rsquo;Angleterre de ces ann\u00e9es-l\u00e0, on sent tr\u00e8s bien le rejet des \u00ab&#160;gens de couleurs&#160;\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;autre moment se passe en Espagne \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Malaga, une famille germano-britannique vit l\u00e0 pour aider Sarah Schloss, \u00e9pouse d&rsquo;Harold n\u00e9gociateur d\u2019\u0153uvres d&rsquo;art, \u00e0 sortir de sa d\u00e9pression. Leur fille Olive peint mais en cachette de son p\u00e8re qui, elle en est certaine, n&rsquo;appr\u00e9cierait pas les tableaux d&rsquo;une femme et encore moins de sa fille. La famille est aid\u00e9e par Izaac et Teresa Robles, deux jeunes espagnols originaires du village. On assiste au d\u00e9but des violences qui am\u00e8neront la guerre civile espagnole et \u00e0 une passion \u00e0 la fois pour la peinture et l&rsquo;amour charnel. La jeune Olive est une grande artiste qui aimerait tant que son p\u00e8re ne la regarde plus comme une jeune fille dilettante de la bonne soci\u00e9t\u00e9. La guerre en Espagne puis le sort des juifs vont compl\u00e8tement battre les cartes de fa\u00e7on telle que personne ne puisse s&rsquo;y retrouver. En 1957, le jeune Lawrie Scott vient dans la galerie o\u00f9 travaille Odelle faire \u00e9valuer le tableau qui a de tout temps accompagn\u00e9 sa m\u00e8re&#160;: \u00ab&#160;les filles au Lion&#160;\u00bb , Odelle qui commen\u00e7ait \u00e0 s&rsquo;adapter \u00e0 la vie londonienne, ne s&rsquo;attendait pas \u00e0 la violence de la r\u00e9action de sa patronne Marjorie Quick. Il faudra les 500 pages du roman pour que tous les fils se d\u00e9nouent.<\/p>\n<p>Jessie Burton est vraiment ma\u00eetre des intrigues et nous les suivons avec int\u00e9r\u00eat car elle sait mettre en toile de fond la r\u00e9alit\u00e9 historique et elle raconte tr\u00e8s bien. Et pourtant&#8230; encore une fois, j&rsquo;ai quelques r\u00e9serves peu partag\u00e9es par la blogosph\u00e8re. J&rsquo;ai lu ce roman avec beaucoup d&rsquo;attention , on ne peut pas faire autrement qu&rsquo;\u00eatre attentive car sinon on perd vite le fil. Je devrais savoir gr\u00e9 \u00e0 Jessie Burton de cela. Mais voil\u00e0, je me suis aussi sentie prisonni\u00e8re de cette intrigue et j&rsquo;avais plus envie de finir ma lecture que de la retrouver les personnages tous les soirs et rester r\u00eaver avec eux . Pour moi, elle en fait trop. C&rsquo;est comme un filet qui nous enserre, je perds ma libert\u00e9 quand je la lis. Je pense que cette auteure ne me convient pas tout \u00e0 fait , heureusement elle a beaucoup d&rsquo;admiratrices parmi les blogs que j&rsquo;appr\u00e9cie donc vous pourrez lire des avis enthousiastes qui me contredisent.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<h3>\u00a0Description de Londres<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv4842489895yMail_cursorElementTracker_1502379575740\"><em>Je devenais une observatrice exp\u00e9riment\u00e9 des pouss\u00e9es irr\u00e9guli\u00e8res et des cicatrices de l&rsquo;habitat londonien. Les codes postaux, la brique, rosier ou pas, le d\u00e9crottoir, la hauteur du perron ou son absence constituaient un langage que j&rsquo;avais appris. Vous ne pouviez pas vivre ici sans remarquer les diff\u00e9rences entre les rues o\u00f9 r\u00e9gnaient la paix ou le chaos, un chien galeux vautr\u00e9 pr\u00e8s du caniveau, des enfants en haillons, une haie de buis bien taill\u00e9e, un rideau soulev\u00e9 qui dansait. \u00c0 Londres il existait de nombreuses fa\u00e7ons de vivre, mais peu de fa\u00e7on de changer de vie.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>La cr\u00e9ation f\u00e9minine en peinture 1936<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv2499415700yMail_cursorElementTracker_1502563792509\"><em>\u00a0Sais-tu combien d&rsquo;artistes vend mon p\u00e8re&#160;? Vingt six, la derni\u00e8re fois que j&rsquo;ai compt\u00e9. Sais-tu combien il y a de femmes parmi eux&#160;? Aucune. Pas une seule. Les femmes en sont incapables, figure-toi. Elles n&rsquo;ont pas de vision. Pourtant si je ne m&rsquo;abuse, elles ont des yeux, des mains, un c\u0153ur et une \u00e2me.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Racisme ordinaire en 1957<\/h3>\n<blockquote><p><em>Elle ne connaissait pas d&rsquo;autres gens de couleur, m&rsquo;a-t-elle confi\u00e9 le jeudi de cette premi\u00e8re semaine. Quand je lui ai r\u00e9pondu que je n&rsquo;en connaissais pas non plus, en tout cas pas sous ce nom, elle m&rsquo;a regard\u00e9 avec une expression d&rsquo;un vide abyssal.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<h3>Un portrait bien croqu\u00e9<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv0355389466yMail_cursorElementTracker_1502193031646\"> <em>\u00c0 vingt et un ans, Pat Rudge \u00e9tait la derni\u00e8re descendante d&rsquo;une longue lign\u00e9e d&rsquo;habitants de l&rsquo;East End. Une choucroute laqu\u00e9e tenait en \u00e9quilibre sur sa t\u00eate et elle avait assez de kh\u00f4l autour des yeux pour maquiller cinq pharaons.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Le cin\u00e9ma fran\u00e7ais vu par un Anglais<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv9981477196yMail_cursorElementTracker_1502214059662\"><em>&#160;\u00bb Vous pr\u00e9f\u00e9rez peut-\u00eatre aller voir un de ces films fran\u00e7ais o\u00f9 les gens n&rsquo;arr\u00eatent pas d&rsquo;entrer, de sortir et de se regarder&#160;?&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Traduit de l&rsquo;anglais par Jean Esch. J&rsquo;avais appr\u00e9ci\u00e9 avec quelques r\u00e9serves \u00ab&#160;Miniaturiste\u00ab&#160;, je n&rsquo;ai donc pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 me plonger dans son nouveau roman. Cette auteure sait captiver son lectorat. Et je m&rsquo;en voudrais de vous d\u00e9voiler tous les ressorts de l&rsquo;intrigue. 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