{"id":4631,"date":"2015-10-05T09:25:28","date_gmt":"2015-10-05T07:25:28","guid":{"rendered":"http:\/\/luocine.fr\/?p=4631"},"modified":"2015-10-06T21:55:21","modified_gmt":"2015-10-06T19:55:21","slug":"wisconsin-mary-relindes-ellis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=4631","title":{"rendered":"Wisconsin                           &#8211;  Mary Relindes ELLIS"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/DSC04272.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-4637 aligncenter\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/DSC04272-1024x683.jpg\" alt=\"SONY DSC\" width=\"580\" height=\"387\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/DSC04272-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/DSC04272-300x200.jpg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/DSC04272.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>Traduit de l&rsquo;anglais (am\u00e9ricain) par Isabelle MAILLET.<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-725 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\" alt=\"4\" width=\"200\" height=\"58\" \/><br \/>\nJ&rsquo;avais not\u00e9 ce titre car \u00ab&#160;Wisconsin&#160;\u00bb est un mot qui r\u00e9sonne en moi&#160;: j&rsquo;ai pendant toute ma carri\u00e8re enseign\u00e9 le fran\u00e7ais aux \u00e9tudiants de <a href=\"http:\/\/www.beloit.edu\/\">Beloit College<\/a>, petite universit\u00e9 de cet \u00e9tat lors de leur semestre en immersion en France. De plus, <a href=\"http:\/\/claraetlesmots.blogspot.fr\/2013\/10\/mary-rellis-wisconsin.html\">Clara <\/a><a href=\"https:\/\/surmesbrizees.wordpress.com\/2011\/03\/16\/wisconsin-mary-relindes-ellis\/\">Brize<\/a> et bien d&rsquo;autres m&rsquo;avaient fait noter ce titre, que j&rsquo;ai ensuite oubli\u00e9.<\/p>\n<p>C&rsquo;est un roman \u00e0 plusieurs voix, chaque protagoniste du roman a, un moment, la parole. L&rsquo;axe principal, c&rsquo;est la violence perverse d&rsquo;un p\u00e8re de famille John Lucas. Mais pour nous amener \u00e0 supporter l&rsquo;horreur d\u00e9voil\u00e9e \u00e0 petite dose, Mary Relindes Ellis remonte dans le pass\u00e9 des personnages et peu \u00e0 peu le lecteur a l&rsquo;impression de comprendre et d&rsquo;\u00e9voluer dans une soci\u00e9t\u00e9 dont il conna\u00eet les r\u00e8gles et les soubassements.<\/p>\n<p>Tout commence par un p\u00e8re allemand, violent et alcoolique qui n&rsquo;a su transmettre que des messages de construction d&rsquo;une personnalit\u00e9 masculine m\u00e9prisant la femme et cherchant \u00e0 tout prix \u00e0 s&rsquo;affirmer par la force. Son fils commence sa vie d&rsquo;homme par un \u00e9norme mensonge qui brise \u00e0 jamais son estime de lui-m\u00eame, tous ceux qu&rsquo;il pourra faire souffrir paieront tr\u00e8s cher d&rsquo;avoir crois\u00e9 sa route. Les deux fils de John pr\u00e9f\u00e8rent fuir chez leur voisin, chez qui l&rsquo;amour et le respect de la vie sont de vraies valeurs. La femme et la m\u00e8re de ces enfants, Claire Lucas a eu pour son malheur une \u00e9ducation catholique rigoureuse qui en gros lui disait \u00ab&#160;supporte ma fille, ton bonheur est dans l&rsquo;au del\u00e0&#160;\u00bb, elle ne saura pas prot\u00e9ger ses enfants qu&rsquo;elle aimait d&rsquo;un amour sinc\u00e8re. Jimmy l&rsquo;ain\u00e9, partira faire la guerre au Vietnam et Bill restera dans cette famille, lieu de souffrance absolue. Heureusement pour lui, il y a la nature et sa passion pour les animaux bless\u00e9s qu&rsquo;il veut sauver et y parvient souvent. Sans \u00ab&#160;divulgacher&#160;\u00bb la fin, il est bon de savoir que la famille des voisins, celle d&rsquo;Ellis et de Rosemary apporteront l&rsquo;espoir dans l&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<p>La force du livre vient de la fa\u00e7on d&rsquo;\u00e9crire de cette auteure, chaque morceau de son r\u00e9cit est comme une petite nouvelle dans un univers qui va mal, elle ne donne pas toutes les cl\u00e9s imm\u00e9diatement mais nous laisse ressentir l&rsquo;atmosph\u00e8re qui emprisonne ou qui, au contraire, fait du bien \u00e0 ses personnages. Ceux qui savent appr\u00e9cier la nature si importante dans cette r\u00e9gion du Nord du Wisconsin, sont un jour ou l&rsquo;autre sauv\u00e9s du d\u00e9sespoir caus\u00e9 par la cruaut\u00e9 du m\u00e2le humain dominateur sans limite quand s&rsquo;y m\u00eale la perversion, y \u00e9chapper demande une force que peu d&rsquo;entre eux sauront trouver.<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<h3>Une citation qui hantera Ellis toute sa vie<\/h3>\n<blockquote><p><em>Le printemps est la saison des femmes et de la naissance. L&rsquo;automne est la saison des hommes et de la chasse.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<h3>Le poids du silence dans les familles<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_2230\"><em>Mieux vaut vivre avec ses blessures que mourir \u00e9touff\u00e9 dans sa coquille.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_2229\">\n<h3 id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_5194\">L&rsquo;image du bonheur dans la famille d&rsquo;origine allemande qui a forg\u00e9 le caract\u00e8re du p\u00e8re violent et sadique<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_5197\"><em>Quand tu seras propri\u00e9taire de ta terre, ce sera toi le patron. Le secret , c&rsquo;est de la (ta femme ) faire travailler pour toi. Comme \u00e7a, t&rsquo;auras plus de libert\u00e9. Apr\u00e8s, tu pourras partir p\u00eacher et chasser tout ton saoul&#160;! Tu seras heureux. Tu conna\u00eetras la Gem\u00fctlichkeit&#160;! avait-il lanc\u00e9 en lui donnant une bonne bourrade dans le dos.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_5201\">\n<div>\n<h3 id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_4363\">Milieu allemand avant la guerre 39 45<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_4368\"><em>John savait que son p\u00e8re ne l&rsquo;aurait jamais laiss\u00e9 entrer chez eux s&rsquo;il n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 m\u00e9decin, car il \u00e9tait juif.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<h3 id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_3031\">La perversit\u00e9<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_3027\"><em>Il a guett\u00e9 ma r\u00e9action en se fendant de ce sourire qui ponctuait toujours ses tentatives pour me faire du mal. Sur un enfant, un tel sourire &#8211; manifestant la joie d&rsquo;avoir accompli un exploit au prix de gros efforts, comme par exemple placer des blocs ronds dans des trous ronds &#8211; aurait \u00e9t\u00e9 touchant&#160;; sur un adulte, il paraissait sinistre et mena\u00e7ant.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_3025\">\n<h3 id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_3469\">La douleur<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_3468\"><em>Moi, j&rsquo;ai beaucoup pleur\u00e9, comme bien des femmes ici. Mais m\u00eame au plus fort de la douleur, nous gardons toujours espoir. Nous les femmes, nous manifestons notre chagrin \u00e0 la mani\u00e8re des loups et des coyotes, hurlant \u00e0 l&rsquo;adresse de nos partenaires et de toute la meute. Quand les hommes pleurent, ils expriment une telle vuln\u00e9rabilit\u00e9, une telle angoisse, qu&rsquo;ils semblent presque \u00e0 l&rsquo;agonie.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_3467\">\n<h3 id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_3916\">La nature<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yui_3_16_0_1_1441189618263_3885\"><em>Les feuillages d\u00e9clinant toutes les nuances du feu, que les premi\u00e8res temp\u00eates d&rsquo;octobre emporterait comme de la fum\u00e9e. L&rsquo;\u00e9tonnante beaut\u00e9 des branches nues dress\u00e9es vers le ciel, comme si il les avait d\u00e9shabill\u00e9 pour les mettre au lit.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Traduit de l&rsquo;anglais (am\u00e9ricain) par Isabelle MAILLET. 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