{"id":22456,"date":"2026-10-23T06:09:46","date_gmt":"2026-10-23T04:09:46","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=22456"},"modified":"2026-10-23T12:14:03","modified_gmt":"2026-10-23T10:14:03","slug":"ce-qui-se-joue-caroline-hinault","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=22456","title":{"rendered":"Ce qui se joue      &#8211; Caroline HINAULT"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0053-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-22461\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0053-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0053-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0053-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0053-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0053-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0053-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0053-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0053-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>\u00c9ditions la brune au Rouergue, 412 pages, ao\u00fbt 2026.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><em><strong>\u00ab&#160;Qui craint de souffrir souffre d\u00e9j\u00e0 de ce qu&rsquo;il craint&#160;\u00bb (Montaigne)<\/strong><\/em><\/h3>\n<\/blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-726 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Sur ma photo deux livres qui m&rsquo;ont fait du bien cet \u00e9t\u00e9, l&rsquo;un fait 412 pages, l&rsquo;autre 115, j&rsquo;ai lu d&rsquo;une traite le premier, le second beaucoup plus lentement. Tous les deux d\u00e9crivent la force de la po\u00e9sie&#160;: l&rsquo;humain ne serait \u00eatre entier sans la litt\u00e9rature et tout le monde peut se retrouver dans un texte po\u00e9tique. Pour cette lecture d&rsquo;Yvan sur <a href=\"https:\/\/brusselsboy.wordpress.com\/2026\/09\/02\/caroline-hinault-ce-qui-se-joue\/\">Sin City<\/a>, merci \u00e0 lui. Mais je l&rsquo;ai vu depuis chez <a href=\"http:\/\/Confucius, enseignait \u00e0 ses disciples que le th\u00e9 pourrait aider les gens \u00e0 comprendre leurs dispositions int\u00e9rieures, me dit-il. Les bouddhistes conf\u00e8rent au th\u00e9 les plus hautes qualit\u00e9s spirituelles, Ils le consid\u00e8rent comme l\u2019une des quatre mani\u00e8res de concentrer l\u2019esprit, avec la marche, nourrir des poissons et s\u2019asseoir en silence. Ils pensent que le th\u00e9 peut relier les domaines de m\u00e9ditation. Le simple processus physique, que nous \u00e9prouvons quand nous buvons du th\u00e9 \u2013 notre recherche du \u00ab huigan \u00bb- nous pousse \u00e0 nous tourner vers nous-m\u00eames et \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir tandis que la liqueur enveloppe notre langue, glisse dans notre gorge pour s\u2019\u00e9lever \u00e0 nouveau sous forme d\u2019ar\u00f4mes. Les tao\u00efstes voient le th\u00e9 comme une mani\u00e8re de r\u00e9guler notre alchimie interne, d\u2019\u00eatre en harmonie avec le monde naturel et comme un ingr\u00e9dient de l\u2019\u00e9luxir d\u2019immortalit\u00e9. Ensemble, ces trois disciplines nous ont appris \u00e0 regarder vers le haut pour voir l\u2019\u00e9tat des cieux et vers le bas pour observer la rangement naturel de la terre. Mais quelles que soient vos croyances ou votre philosophie de vie, c\u2019est \u00e0 la bouche de d\u00e9cider de la qualit\u00e9 d\u2019un th\u00e9. \u00bb\">Cath.L.\u00a0<\/a>Et chez <a href=\"https:\/\/aleslire.wordpress.com\/2026\/10\/07\/rentree-litteraire-nous-aussi-anne-godard\/\">Athalie.<\/a><\/p>\n<p>Le roman de Caroline Hinault est dr\u00f4le enlev\u00e9 et fait un bien fou au moral. J&rsquo;esp\u00e8re que les professeurs le liront car il d\u00e9crit des aspects essentiels de leur m\u00e9tier&#160;: le plaisir d&rsquo;enseigner et la joie de jouer avec la langue chez les professeurs de litt\u00e9rature.<\/p>\n<p>Quand le r\u00e9cit commence, le corps enseignant est attaqu\u00e9 par un virus myst\u00e9rieux \u00ab&#160;le fatum&#160;\u00bb. Cela se d\u00e9roule toujours de la m\u00eame fa\u00e7on, ils entendent de fa\u00e7on r\u00e9p\u00e9titive la marche fun\u00e8bre de Chopin. Cela r\u00e9sonne dans leur t\u00eate de plus en plus fort et devient insupportable (au sens fort de ce mot), puis cela s&rsquo;arr\u00eate et ils ne peuvent plus prononcer un mot sauf \u00ab&#160;Po\u00ef&#160;\u00bb . Face \u00e0 cette catastrophe sanitaire, le gouvernement est impuissant et pour comprendre, on envoie un jeune attach\u00e9 minist\u00e9riel en Normandie, dans le lyc\u00e9e Blaise Cendrars, l\u00e0 o\u00f9, le patient z\u00e9ro a \u00e9t\u00e9 pour le premi\u00e8re fois atteint par le \u00ab&#160;fatum&#160;\u00bb. Il va suivre les cours de Madame Boukary, dans une seconde F. Le lyc\u00e9e est au milieu d&rsquo;une cit\u00e9 o\u00f9 r\u00e9sident des gens pauvres et quelques pavillons dont presque tous les habitants fuient ce lyc\u00e9e jug\u00e9 \u00e0 probl\u00e8me par des gens tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;aise financi\u00e8rement.<\/p>\n<p>Les moments de vie qui se passent dans la classe de Madame Boukary sont tous savoureux, et moi qui, aujourd&rsquo;hui \u00e0 Dinard ne conna\u00eet que des retrait\u00e9s \u00ab&#160;bien \u00e9lev\u00e9s&#160;\u00bb, je me suis r\u00e9gal\u00e9e du langage des jeunes et de leur \u00e0 propos. Ce roman va \u00e0 l&rsquo;encontre de tout ce qu&rsquo;on entend sur l&rsquo;enseignement aujourd&rsquo;hui&#160;: oui, les profs peuvent \u00eatre heureux dans leurs classes, non, les adolescents ne sont pas que des abrutis , mais la fa\u00e7on de les int\u00e9resser a chang\u00e9. Mais est-ce si diff\u00e9rent des cours de ma g\u00e9n\u00e9ration&#160;? j&rsquo;ai eu des profs pour qui, ressortir le Lagarde et Michard permettait d&rsquo;avoir de bonnes notes, et d&rsquo;autres qui savaient nous faire entrer dans les textes\u00a0&#160;: tous les professeurs de fran\u00e7ais utilisaient les m\u00eames manuels mais le r\u00e9sultat en classe n&rsquo;avait rien \u00e0 voir. Madame Boukary met toute son \u00e9nergie \u00e0 ce que les jeunes lisent et entrent dans les textes pour se les approprier. Ses m\u00e9thodes sont \u00e9tonnantes et son \u00e9nergie incroyable. Pendant ce temps l\u00e0 l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie continue et Monsieur Reverdy continue ses observations. Il retrouve tous les Week End sa femme, parisienne pur jus qui travaille dans le luxe et un foss\u00e9 commence \u00e0 s&rsquo;installer entre eux<\/p>\n<p>Chaque chapitre commence par un petit texte pris dans la bagage culturel de Monia Boukary et nous sommes le plus souvent dans le lyc\u00e9e, dans la classe de seconde F ou dans la salle de prof. Jusqu&rsquo;\u00e0 la fin, l&rsquo;auteur r\u00e9ussira \u00e0 me faire rire, dans la derni\u00e8re page on apprend que le fatum a \u00e9volu\u00e9 il s&rsquo;attaque maintenant aux personnes les plus riches de la plan\u00e8te mais eux ce n&rsquo;est pas la marche fun\u00e8bre qu&rsquo;ils entendent mais Cloclo dans \u00ab&#160;le lundi au soleil &#160;\u00bb&#160;!<\/p>\n<p>Je passe sous silence la partie \u00e0 laquelle j&rsquo;ai moins adh\u00e9r\u00e9&#160;: le parti \u00ab&#160;Sens Unique&#160;\u00bb et la cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision caricature de CNews . Cette charge manque trop de nuance. Je vous laisse d\u00e9couvrir aussi comment l&rsquo;\u00e9crivaine se sort de son id\u00e9e d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie, bravo \u00e0 son imagination&#160;!.<\/p>\n<p>et je vous laisse avant de lire mes extraits avec Chopin .<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"\u266c CHOPIN | MARCHE FUN\u00c8BRE | MUSIQUE CLASSIQUE | MUSIQUE CLASSIQUE TV \u266c\" width=\"580\" height=\"326\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/8ow7HQvlQzw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Extraits .<\/h1>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>1 (roman)<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0\u00ab&#160;La premi\u00e8re fois qu&rsquo;Aur\u00e9lien vit B\u00e9r\u00e9nice, il la trouva franchement laide.<\/em><\/div>\n<div><em>Louis Aragon, \u00ab&#160;Aur\u00e9lien<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u00a0La meuf est une tornade, on l&rsquo;a pr\u00e9venue. Il l&rsquo;attend dans la salle des profs un gobelet fumant entre les doigts. Pour l&rsquo;instant, personne \u00e0 l&rsquo;horizon. Le voyant de la machine \u00e0 caf\u00e9 clignote. Une muraille de casier lui fait face. Quinze septembre. 9 h 48. Le calme avant la temp\u00eate de 10 heures, (la r\u00e9cr\u00e9 est \u00e0 10h05 mais cette complexit\u00e9 a saisir le temps r\u00e9el est si facilement escamotable par le langage que ce serait dommage de s&rsquo;en priver.)<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>Jugement d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves sur un prof.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Il avait 54 ans, une petite bedaine et le service public chevill\u00e9 au corps. Prof de math au lyc\u00e9e Aim\u00e9 C\u00e9saire de l&rsquo;acad\u00e9mie de Normandie depuis vingt ans, Patrick D\u00e9bord \u00e9tait globalement appr\u00e9ci\u00e9 de ses \u00e9l\u00e8ves, ces derniers synth\u00e9tisant ainsi le suc de son enseignement\u00a0&#160;:&#160;\u00bb En vrai , \u00e7a va, il explique bien et rend vite les copies.&#160;\u00bb Certains ajoutaient n\u00e9anmoins que ses chemises, par contre, c&rsquo;\u00e9tait pas possible.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>\u00c7a fait tellement de bien de lire des romans qui font sourire, deux appartements diff\u00e9rents.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Il ouvre la fen\u00eatre de la cuisine, qui donne sur le balcon, totalement beige la cuisine, \u00ab&#160;cr\u00e8me&#160;\u00bb plut\u00f4t (tropisme normand&#160;?)&#160;: des placards cr\u00e8mes, un plan de travail cr\u00e8me, une table, cr\u00e8me .<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<div><em>Il imagine B\u00e9r\u00e9nice dans le appartement du 11e arrondissement ( 72 m\u00b2 enti\u00e8rement r\u00e9nov\u00e9s, parquet, moulures, canap\u00e9 taupe \u00ab&#160;Cinna&#160;\u00bb, meubles vintage. Cinqui\u00e8me \u00e9tage sans ascenseur, mais proche du square de la Roquette. Gros potentiel. Possibilit\u00e9s de reconfigurer pour une chambre d&rsquo;enfant, si jamais. Un pr\u00eat sur vingt ans, malgr\u00e9 les apports consid\u00e9rables. Le soulagement d&rsquo;avoir enfin sign\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 presque aussi intense que de ne plus avoir \u00e0 faire \u00e0 l&rsquo;agent immobilier, avec ses formules creuses et ses chaussures pointues.)<\/em><\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Un d\u00e9bat&#160;: solution au \u00ab&#160;fatum&#160;\u00bb.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Il est certain qu&rsquo;il va falloir acc\u00e9l\u00e9rer la cr\u00e9ation de logiciels p\u00e9dagogiques qui permettent de faire vraiment cours, poursuit Michel, imperturbable. Je pense qu&rsquo;il faut \u00eatre optimiste, ce n&rsquo;est qu&rsquo;une question de mois. Vous savez, ajoute l&rsquo;\u00e9ditorialiste avec un petit sourire provocant, peut-\u00eatre qu&rsquo;il y aura du bon \u00e0 sortir de tout \u00e7a et qu&rsquo;on se rendre \u00e0 compte qu&rsquo;on a tout simplement plus besoin de profs.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Propos de prof impliqu\u00e9e .<\/h3>\n<div><\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Je ne plaisante pas, monsieur Reverdy, r\u00e9affirme-t-elle avec gravit\u00e9, je les aime vraiment, je tiens \u00e0 eux, ce qui leur arrive \u00ab&#160;m&rsquo;affecte&#160;\u00bb. M\u00eame et peut-\u00eatre, surtout les pires relous. J&rsquo;ai une passion pour l&rsquo;\u00e2ge adolescent, c&rsquo;est comme \u00e7a, ils sont insupportables et \u00e9mouvants. Gauches et superbes. Et cette col\u00e8re &#8230; Oui, il faut beaucoup aimer les \u00e9l\u00e8ves pour pasticher Duras, il faut beaucoup les aimer, pour faire ce m\u00e9tier.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Paris friqu\u00e9 oppos\u00e9 au lyc\u00e9e normand.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>B\u00e9r\u00e9nice aussi est crev\u00e9e, qui cro\u00fble sous le boulot, pire et meilleure p\u00e9riode de l&rsquo;ann\u00e9e, les riches n&rsquo;en finissent plus de claquer des fortunes pour sortir dans les rues, tir\u00e9s en laisse par de rectangulaires sacs sigl\u00e9s. Elle aura sans doute une super prime, cela dit. Dans sa parfaite robe en tissu peau de p\u00eache asym\u00e9trique, elle l&rsquo;a suppli\u00e9, il y aura des \u00ab&#160;peoples&#160;\u00bb Zo\u00e9 me l&rsquo;a dit un r\u00e9alisateur, je crois, et un \u00e9crivain en vogue, je ne sais plus leur nom. Un \u00e9crivain. Bon. La phrase \u00e9chang\u00e9e l&rsquo;autre jour au d\u00e9tour d&rsquo;un couloir avec Boukary rejaillit&#160;; ils parlaient de la hauteur \u00e0 laquelle elle pla\u00e7ait la litt\u00e9rature, \u00ab&#160;tout en haut, l\u00e0&#160;\u00bb, et puis elle avait lanc\u00e9 tr\u00e8s s\u00e9rieuse&#160;: ce qui ne me m&#8217;emp\u00eache pas d&rsquo;avoir plus de consid\u00e9rations pour mon boulanger que pour beaucoup d&rsquo;\u00e9crivains.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Portrait de Monia Boukary.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>\u00ab&#160;Celle-l\u00e0 qui n&rsquo;a trouv\u00e9 que la litt\u00e9rature pour vivre&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u00a0Celle qui ne s&rsquo;insurge plus quand quelqu&rsquo;un lui dit les phrases-puzzles anti-prof&#160;: alors encore en vacances\/ bient\u00f4t les vacances,\/c&rsquo;est quand les vacances\/ bah quand m\u00eame les profs vous avez les vacances, parce que, dit-elle, c&rsquo;est trop compliqu\u00e9 \u00e0 expliquer ce sentiment de responsabilit\u00e9, de tenir entre tes mains quelque chose d&rsquo;essentiel et de tellement fragile, quelque chose qui vit, se tisse et s&rsquo;\u00e9labore en permanence, ce grand d\u00e9fi humain, chaque jour recommenc\u00e9 d&rsquo;entrer dans une salle pleine de jeunes \u00eatres humains, bourr\u00e9s de soif et de peur de grandir, de ne pas savoir comment faire avec ce corps ces id\u00e9es, ce bordel que \u00e7a a l&rsquo;air d&rsquo;\u00eatre un adulte, ce truc myst\u00e9rieux, tellement jeunes qu&rsquo;ils croient encore qu&rsquo;il y a une initiation secr\u00e8te, qu&rsquo;un moment on se r\u00e9veille, paf, \u00ab&#160;responsable&#160;\u00bb justement transform\u00e9, qu&rsquo;on sait faire, les imp\u00f4ts, les gosses, les partis politiques, fixer une \u00e9tag\u00e8re, organiser les vacances, une machine de linge, vivre heureux, alors non, elle ne dit plus rien, que chacun se complaise dans sa b\u00eatise si \u00e7a lui chante.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; \u00c9ditions la brune au Rouergue, 412 pages, ao\u00fbt 2026. &nbsp; \u00ab&#160;Qui craint de souffrir souffre d\u00e9j\u00e0 de ce qu&rsquo;il craint&#160;\u00bb (Montaigne) Sur ma photo deux livres qui m&rsquo;ont fait du bien cet \u00e9t\u00e9, l&rsquo;un fait 412 pages, l&rsquo;autre 115, j&rsquo;ai lu d&rsquo;une traite le premier, le second beaucoup plus lentement. 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