{"id":22383,"date":"2026-10-09T06:00:34","date_gmt":"2026-10-09T04:00:34","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=22383"},"modified":"2026-10-08T09:46:24","modified_gmt":"2026-10-08T07:46:24","slug":"les-savants-manu-joseph","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=22383","title":{"rendered":"Les Savants   &#8211; Manu Joseph"},"content":{"rendered":"<p><em>\u00c9ditions Philippe Rey, 409 pages, ao\u00fbt 2011<\/em><\/p>\n<p><em>Traduit de l&rsquo;anglais (Inde) par Bernard Turle<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0047-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-22389\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0047-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0047-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0047-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0047-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0047-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0047-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0047-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/IMG_0047-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><em><strong>Elle sourirait quand elle apprendrait qu&rsquo;aux toilettes du troisi\u00e8me \u00e9tage une plaque indiquait \u00ab&#160;Dames&#160;\u00bb et l&rsquo;autre \u00ab&#160;Scientifiques&#160;\u00bb.<\/strong><\/em><\/h3>\n<\/blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Toujours dans la s\u00e9rie des livres qui ne sortent pas de la m\u00e9diath\u00e8que, voici un roman pour faire mieux conna\u00eetre l&rsquo;Inde. J&rsquo;ai remarqu\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;a pas non plus un grand succ\u00e8s sur <a href=\"https:\/\/www.babelio.com\/livres\/Joseph-Les-Savants\/267504\">Babelio<\/a>. C&rsquo;est pourtant un livre que j&rsquo;ai lu attentivement jusqu&rsquo;au bout. Il prend comme sujet, ce qui fait sans doute la gloire la plus incontestable de ce grand pays&#160;: la recherche scientifique. Dans ce centre de recherche le personnel est s\u00e9par\u00e9 selon les fameuses castes qui soi-disant n&rsquo;existent plus&#160;! tous les chercheurs sont des brahmanes masculins, aucun personnel de service ne l&rsquo;est et le h\u00e9ros du livre, Ayyan est \u00ab&#160;dalit&#160;\u00bb parce qu&rsquo;on ne dit plus jamais \u00ab&#160;intouchable&#160;\u00bb. Comme l&rsquo;auteur Ayyan ne supporte lus cette division , et il regarde d&rsquo;un \u0153il critique tous ces scientifiques qui se gargarisent de leur savoir sans poser leur regard sur les gens qui les servent. Il les espionne et enregistre leurs conversations, ce qui va lui \u00eatre utile pour son plan de vengeance. Il n&rsquo;en peut plus de vivre dans une cit\u00e9 immonde o\u00f9 s&rsquo;entassent des milliers de personnes, avec son \u00e9pouse Orva et son fils Adi ils vivent dans moins de 20 m2 et les WC sont dans la cour commune \u00e0 tout l&rsquo;immeuble. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs un lieu important pour propager des nouvelles vraies ou fausses. Adi est sourd d&rsquo;une oreille et, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, il vit des moments difficiles, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que p\u00e8re r\u00e9ussisse \u00e0 le faire passer pour une enfant surdou\u00e9. Pour cela il lui fait apprendre par c\u0153ur des phrases pioch\u00e9es dans son centre de recherche, l&rsquo;enfant de 10 ans les dit en classe et commence fortement \u00e0 agacer ses professeurs. Ayyan paye un journaliste pour \u00e9crire un article sur son fils qui aurait gagn\u00e9 un concours prestigieux en Suisse. Ensuite le mensonge s&#8217;emballe mais Ayyan garde le contr\u00f4le jusqu&rsquo;au bout.<\/p>\n<p>Cette partie du roman est dr\u00f4le et on a vraiment envie de savoir comment la supercherie sera d\u00e9couverte. Mais, le roman s&rsquo;\u00e9loigne un peu de son propos en ridiculisant compl\u00e8tement les scientifiques indiens. Ils s&rsquo;\u00e9charpent sur le \u00ab&#160;Big-Bang&#160;\u00bb et la fa\u00e7on de savoir comment entrer en contact avec des \u00ab&#160;extra-terrestre&#160;\u00bb est ridicule et pas cr\u00e9dible. La passion amoureuse du grand savant \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;institut avec une jeune femme est importante pour l&rsquo;intrigue, mais c&rsquo;est aussi une charge terrible contre les femmes arrivistes en Inde ce qui est assez p\u00e9nible . Les deux femmes du roman ne sont pas des personnages int\u00e9ressants. La femme d&rsquo;Allyan est emprisonn\u00e9e dans ses croyances religieuse et la superbe femmes scientifique s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre une garce destructrice. Le personnage principal est loin d&rsquo;\u00eatre sympathique mais peut-il faire autrement avec les cartes biais\u00e9es qu&rsquo;il a en mains.<\/p>\n<p>Je comprends la rage du Journaliste \u00e9crivain, Manu Joseph, de voir que son pays ne se d\u00e9barrasse pas des m\u00e9pris de castes et la description de la survie des \u00ab&#160;Dalits&#160;\u00bb est vraiment bien racont\u00e9e, la charge contre le monde scientifique est dr\u00f4le parfois, mais il est vrai aussi que l&rsquo;Inde fourni au monde des chercheurs remarquables.<\/p>\n<p>Pour moi, ce roman fleuve prend trop de temps pour le fil du r\u00e9cit, et pour d\u00e9noncer ce qui ne va pas en Inde. Je salue , \u00e9videmment, le regard ac\u00e9r\u00e9 de cet auteur sur son pays qui rend son roman int\u00e9ressant \u00e0 lire.<\/p>\n<h1>Extraits.<\/h1>\n<h3>D\u00e8s le d\u00e9but un talent de conteur.<\/h3>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Cheveux noirs \u00e9pais ramen\u00e9s sur le c\u00f4t\u00e9, Ayyan Mani se faisait une raie, \u00e0 la va-comme-je-te-pousse, en dents de scie telles les fronti\u00e8res trac\u00e9es jadis par les Britanniques entre deux voisins hostiles. Il avait le regard ac\u00e9r\u00e9 de l&rsquo;homme \u00e0 qui on n&rsquo;en compte pas. Sa moustache drue abritait un perp\u00e9tuel sourire. Sombre de peau, propre sur lui, il n&rsquo;en avait pas moins l&rsquo;air pauvre.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Il observait les promeneurs du cr\u00e9puscule. Des centaines sur la longue promenade face \u00e0 la mer d&rsquo;Oman. Des jeunes femmes solitaires, bien chauss\u00e9es, marchaient \u00e0 vive allure, comme si elles fuyaient un sort funeste qui les aurait fait ressembler \u00e0 leur m\u00e8re. Leurs fi\u00e8res poitrines rebondissaient, la chair de leurs cuisses tremblotait \u00e0 chacun de leurs pas. D\u00e9form\u00e9 par des grimaces de sportive, le visage de ces femmes des hautes castes \u00e0 la peau claire et \u00e0 l&rsquo;expression blas\u00e9e, luisait de sueur..<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Je souris \u00e0 ce portrait.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div> <em>De petite taille, il donnait l&rsquo;impression de se tenir tr\u00e8s droit parce que son dos n&rsquo;\u00e9tait pas assez long. \u00c0 voir la fa\u00e7on dont sa chemise \u00e9tait tendue, Ayyan devina qu&rsquo;il la coin\u00e7ait dans son cale\u00e7on pour qu&rsquo;elle tienne mieux -mode intime de beaucoup d&rsquo;hommes de sa connaissance. Une fine ceinture marron faisait quasiment deux fois le tour de sa taille. Sa poche de chemise ployait sous le poids de son contenu. Un peigne rouge sortait de la poche arri\u00e8re, de son pantalon.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>L&rsquo;incroyable histoire des BDD \u00e0 Bombay.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>BDD \u00e9tait une ruche de dix mille appartements d&rsquo;une pi\u00e8ce r\u00e9partis dans cent vingt b\u00e2timents de trois \u00e9tages, tous identiques, align\u00e9s comme des ruines, gris\u00e2tres car d&rsquo;anciennes pluies en avaient depuis longtemps effac\u00e9 les peintures. Un million de v\u00eatements pendaient aux grilles d&rsquo;une multitude de petites fen\u00eatres sombres. Des pans de fa\u00e7ade, parfois m\u00eame des toitures, s&rsquo;effondraient, surtout pendant les calamiteuses pluies de la mousson en ao\u00fbt. Les cit\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 construites par les Britanniques, quatre-vingts ans plus t\u00f4t pour loger les sans abris dans un tardif sursaut de bonne conscience. Mais les travaux avaient \u00e9t\u00e9 tellement bacl\u00e9s que les gens avaient refus\u00e9 d&rsquo;y emm\u00e9nager, ne voyant pas pourquoi ils auraient d\u00fb renoncer \u00e0 jouir du monde entier et du ciel bleu, pour se satisfaire d&rsquo;une petite pi\u00e8ce sombre ouvrant sur un long couloir lugubre. Les b\u00e2timents furent donc convertis en prison pour combattants de la libert\u00e9. Les studios d\u00e9daign\u00e9s devinrent des cellules dont l&rsquo;on ne pouvait s&rsquo;\u00e9chapper. Dans ce lieu, dont, quatre-vingts ans plus t\u00f4t, m\u00eame les sans abris n&rsquo;avaient pas voulu, dans ce lieu, qui avait ensuite \u00e9t\u00e9 une prison, vivaient d\u00e9sormais plus de quatre-vingts mille personnes qui peinaient sous le fardeau d&rsquo;union matrimoniale dont elle ne serait lib\u00e9r\u00e9es que par la mort.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Les scientifiques.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Acharya \u00e9tait le genre d&rsquo;homme qui, d&rsquo;abord, d\u00e9cidait de croire en une v\u00e9rit\u00e9 de son choix puis, ensuite et seulement ensuite, cherchait pendant tout le restant de leur vie cette chose de peu qu&rsquo;on appelle la preuve.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<h3>La mendicit\u00e9.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Parce que la navette de l&rsquo;Institut fut bloqu\u00e9e dans un embouteillage sur Coloba Causeway, il vit des gamins mendier \u00e0 la fen\u00eatre d&rsquo;un taxi. Le jeune couple, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, faisait mine de ne pas les voir. Comme ils auraient aim\u00e9 donner une roupie&#160;! Mais ils avaient lu dans un journal de langue anglaise une enqu\u00eate comme il en para\u00eet au moins une par an sur la cruaut\u00e9 des syndicats de mendiants cens\u00e9s exploiter les enfants. En refusant de donner une roupie aux gamins, ils frappaient les syndicats en plein c\u0153ur. Tant de philosophie pour une transaction \u00e0 une roupie &#8230;.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Le \u00ab&#160;journaliste&#160;\u00bb qui a \u00e9crit l&rsquo;article \u00e0 propos du fils de Ayyan.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Thambe, reporter \u00e0 \u00ab&#160;Yug&#160;\u00bb , \u00e9tait l&rsquo;un de ces hommes toujours excit\u00e9s qui font des choses pour lesquelles il n&rsquo;existe pas de nom&#160;: il pouvait r\u00e9cup\u00e9rer des licences perdues, vous procurez des mini-cartes de rationnement et connaissait le num\u00e9ro de portable d&#8217;employ\u00e9s du gouvernement. (&#8230;.)<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Tu me demandes si mon sup\u00e9rieur sait que j&rsquo;\u00e9cris des articles contre de l&rsquo;argent&#160;? Soit direct. Nous sommes amis maintenant. Bien s\u00fbr qu&rsquo;il le sait. Tu veux conna\u00eetre mon salaire&#160;? Huit cents roupies. En m&rsquo;engageant, il m&rsquo;a dit&#160;: \u00ab&#160;Nous ne payons pas beaucoup.&#160;\u00bb Puis il a sorti une carte de presse avec ma photo dessus et m&rsquo;a dit&#160;: &#160;\u00bb \u00c0 partir de maintenant, tu peux aller partout et faire ce que tu veux avec. \u00ab&#160;<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Raisonnement d&rsquo;un scientifique.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Il avait toujours honni les disproportions . C&rsquo;est pourquoi, \u00e0 une \u00e9poque, il avait m\u00e9pris\u00e9 les dirigeables au m\u00eame titre que de petites femmes blanches au volant de longues berlines. L&rsquo;engin et sa fonction devaient \u00eatre proportionn\u00e9s Mais \u00e9tait-ce une exigence raisonnable&#160;? L&rsquo;engin \u00e9tant un objet physique, il avait forc\u00e9ment une taille. De son c\u00f4t\u00e9, la fonction, elle, \u00e9tant abstraite, ne pouvait \u00eatre qualifi\u00e9e par sa taille. La petite femme blanche n&rsquo;\u00e9tait pas la fonction de la berline. La sonde dans la nacelle du ballon, n&rsquo;\u00e9tait pas la fonction de ce dernier. Le but de la berline \u00e9tait que la petite femme blanche se rende quelque part &#8211; disons, au hasard \u00e0 un enterrement. La fonction du ballon \u00e9tait de confirmer qu&rsquo;il y avait de la mati\u00e8re extraterrestre dans le cosmos. Que venez donc faire la disproportion dans tout \u00e7a&#160;?<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Dispute entre math\u00e9maticiens (calculer la vitesse de propagation des nouvelles dans l&rsquo;institut).<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>M\u00eame s&rsquo;il \u00e9tait vrai que les nouvelles voyageaient, elle ne voyageaient pas dans un espace physique, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;on en d\u00e9duisait qu&rsquo;il \u00e9tait impossible de parler de vitesse. Le premier math\u00e9maticien, hochant vigoureusement la t\u00eate, r\u00e9torqua qu&rsquo;entrait en ligne de compte une distance \u00ab&#160;non lin\u00e9aire&#160;\u00bb et que les nouvelles voyageaient donc \u00e0 travers un espace physique. Ayyan ne comprenait pas enti\u00e8rement ce que ces gens entendaient par \u00ab&#160;probabilit\u00e9s&#160;\u00bb et \u00ab&#160;distance non lin\u00e9aire&#160;\u00bb, mais il n&rsquo;eut pas le c\u0153ur de quitter la cantine. Au bout d&rsquo;environ une heure, les deux math\u00e9maticiens convinrent autour d&rsquo;une troisi\u00e8me assiette en carton, que les mauvaises nouvelles voyageaient plus vite que les bonnes. Ayan aurait pu le leur dire d\u00e8s le d\u00e9but.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Humour.<\/h3>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Ayyan avait l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre un personnage dans un film d&rsquo;art et d&rsquo;essai. Rien n&rsquo;arrive pendant un bon moment, apr\u00e8s quoi il ne se passe encore rien, puis c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 le g\u00e9n\u00e9rique de fin.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions Philippe Rey, 409 pages, ao\u00fbt 2011 Traduit de l&rsquo;anglais (Inde) par Bernard Turle &nbsp; &nbsp; Elle sourirait quand elle apprendrait qu&rsquo;aux toilettes du troisi\u00e8me \u00e9tage une plaque indiquait \u00ab&#160;Dames&#160;\u00bb et l&rsquo;autre \u00ab&#160;Scientifiques&#160;\u00bb. Toujours dans la s\u00e9rie des livres qui ne sortent pas de la m\u00e9diath\u00e8que, voici un roman pour faire mieux conna\u00eetre l&rsquo;Inde. 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