{"id":21837,"date":"2026-07-27T06:33:06","date_gmt":"2026-07-27T04:33:06","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=21837"},"modified":"2026-07-27T07:28:10","modified_gmt":"2026-07-27T05:28:10","slug":"a-lecole-des-filles-noelle-chatelet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=21837","title":{"rendered":"\u00c1 l&rsquo;\u00e9cole des filles &#8211; No\u00eblle CH\u00c2TELET"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_0914-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-21846\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_0914-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_0914-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_0914-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_0914-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_0914-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_0914-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_0914-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/IMG_0914-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n\u00c9ditions Robert Laffont, (Pavillons) 258 pages, janvier 2026<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-725 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Ce livre autobiographique raconte la construction de la personnalit\u00e9 d&rsquo;une enfant qui de la sixi\u00e8me \u00e0 la terminale, pendant huit longues ann\u00e9es, a \u00e9t\u00e9 pensionnaire pour pouvoir suivre des \u00e9tudes. Cette enfant a \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9e \u00e0 une famille aimante, mais qui h\u00e9las habite loin des lyc\u00e9es.<\/p>\n<p>No\u00eblle J (elle ne donne pas son nom de famille trop connue) raconte de fa\u00e7on \u00e9mouvante ses premi\u00e8res ann\u00e9es surtout son ann\u00e9e de sixi\u00e8me, elle n&rsquo;a surv\u00e9cu que gr\u00e2ce \u00e0 une amie Th\u00e9r\u00e8se et ce sont leurs pleurs qui les uniront pour l&rsquo;ann\u00e9e enti\u00e8re. \u00c0 deux, elles arriveront \u00e0 construire un petit groupe de quelques filles qui unies contre l&rsquo;injustice des adultes surmonteront les \u00e9preuves de l&rsquo;internat. Ce sera la m\u00eame tactique qu&rsquo;elle mettra en \u0153uvre dans le deuxi\u00e8me internat. Ses parents la changent de lyc\u00e9e pour qu&rsquo;elle puisse faire des \u00e9tudes \u00e0 Paris. Sa m\u00e9thode pour \u00eatre heureuse&#160;: se constituer un bon groupe d&rsquo;amies, pour se sentir prot\u00e9g\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans le lyc\u00e9e parisien, l&rsquo;enfant d\u00e9crit l&rsquo;injustice des surveillantes, mais on sent que l&rsquo;autorit\u00e9 vacille car certaines surveillantes sont gentilles avec les pensionnaires. Mais la personnalit\u00e9 des professeurs prend plus d&rsquo;importance, elle sera h\u00e9las victime d&rsquo;un professeur de math\u00e9matiques sadique qui r\u00e9ussira \u00e0 lui faire peur de cette mati\u00e8re pour le reste de ses \u00e9tudes. Jusqu&rsquo;en troisi\u00e8me les pensionnaires porteront un uniforme bleu marine, b\u00e9ret et gants blancs en promenade&#160;!<\/p>\n<p>La jeune fille conna\u00eet aussi le plaisir physique avec d&rsquo;autres filles et un grand amour avec une surveillante. Pendant ces dix longues ann\u00e9es, ses parents (surtout sa m\u00e8re) souffre autant qu&rsquo;elle de cette s\u00e9paration, ses parents compensent par des week-ends les plus chaleureux possibles, et je pense que cela l&rsquo;a beaucoup aid\u00e9e.<\/p>\n<p>Tout cette autobiographie scolaire, est tr\u00e8s bien racont\u00e9, et je retrouve bien l&rsquo;ambiance que j&rsquo;ai connue dans les lyc\u00e9es de jeunes filles. Je n&rsquo;\u00e9tais pas pensionnaire mais la m\u00e9fiance que l&rsquo;on ressentait sur l&rsquo;\u00e9nergie des filles \u00e9tait bien l\u00e0. Et j&rsquo;ai vraiment souffert de cette r\u00e9pression stupide. Et comme elle, certains professeurs qui aimaient transmettre la joie que leur avait procur\u00e9 l&rsquo;\u00e9tude leur mati\u00e8re, a transform\u00e9 peu \u00e0 peu ma vie au lyc\u00e9e. Contrairement \u00e0 elle, je le dois \u00e0 un professeur de math\u00e9matiques en quatri\u00e8me et troisi\u00e8me, h\u00e9las en seconde j&rsquo;ai connu aussi une abrutie qui consid\u00e9rait les math\u00e9matiques comme un moyen de r\u00e9pression. En seconde, en fran\u00e7ais ma vie a \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement chang\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 une enseignante ( elle a cent ans cette ann\u00e9e) Suzanne a illumin\u00e9 la vie de tous les \u00e9l\u00e8ves puis celle des \u00e9tudiants qui ont eu la chance de l&rsquo;avoir comme professeur \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9.<\/p>\n<h1>Extraits.<\/h1>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div><em>Dix&#160;! Plus dix&#160;! Plus dix&#160;! Plus dix&#160;! &#8230;<\/em><\/div>\n<div><em>Plus de quarante lits .<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Je ne vais tout de m\u00eame pas dormir avec tout ce monde-l\u00e0&#160;!<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Je sens ma m\u00e8re aussi d\u00e9sempar\u00e9e que moi. Vaillamment elle tente&#160;:&#160;\u00bb Ils ne sont pas trop vilains, ces couvre-lits \u00e0 franges avec toutes ces roses&#160;!&#8230;&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Consciente que son \u00ab&#160;pas trop vilain&#160;\u00bb sonne plut\u00f4t faux. Au cas o\u00f9 on ne l&rsquo;aurait pas compris, il s&rsquo;agit bien ici d&rsquo;un dortoir de filles. Les filles naissent dans les roses, c&rsquo;est connu&#160;! Sauf pour moi. Imbattable sur la procr\u00e9ation, les organes g\u00e9nitaux et tout et tout&#160;! J&rsquo;\u00e9clate de rire, faute d&rsquo;\u00e9clater de quelque chose d&rsquo;autre que j&rsquo;ignore, car j&rsquo;\u00e9clate souvent, Mais la plupart du temps, je suis la premi\u00e8re \u00e0 m&rsquo;\u00e9tonner de la forme que cela va prendre, avec une pr\u00e9f\u00e9rence pour les larmes.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>Un autre internat.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>On m&rsquo;avait dit, pour ta quatri\u00e8me, ce sera la capitale, un grand lyc\u00e9e parisien. On m&rsquo;avait vant\u00e9 cette promotion, gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence, dans cet un \u00e9tablissement d&rsquo;une vague cousine, professeur de math\u00e9matiques.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Paris&#160;! Ce que je n&rsquo;avais pas vraiment compris, c&rsquo;\u00e9tait que l&rsquo;internat serait \u00e0 ce point \u00e9loign\u00e9 du lyc\u00e9e, que c&rsquo;\u00e9tait en car qu&rsquo;il faudrait nous y conduire chaque matin, et nous ramener le soir, nous, les pensionnaires, marqu\u00e9es, qui plus est, par l&rsquo;obligation de porter un uniforme ringard, digne d&rsquo;un internat de bonne s\u0153ur&#160;: tenue bleu marine, chemisier blanc, chaussettes blanches, gants blanc, et b\u00e9ret&#160;! C&rsquo;est s\u00fbr que le bleu marine est une couleur que je vais d\u00e9tester toute ma vie. C&rsquo;est la pire des couleurs, puisqu&rsquo;ici, tout le monde la porte&#160;! La couleur des orphelines, alors que moi, j&rsquo;ai des parents bien vivants, le dimanche et le jour de courrier. Pourquoi nous faire croire qu&rsquo;ils sont morts les jours de la semaine&#160;?<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>Le \u00ab&#160;on&#160;\u00bb de l&rsquo;internat.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Quelqu&rsquo;un appara\u00eet au pied de mon lit&#160;: &#160;\u00bb Eh bien, Mademoiselle, on lambine&#160;? On n&rsquo;a pas compris le r\u00e8glement rappel\u00e9 avant l&rsquo;extinction des feux&#160;?&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<div><em>\u00ab&#160;On&#160;\u00bb &#8230; je le connais ce \u00ab&#160;on&#160;\u00bb. c&rsquo;est le \u00ab&#160;on&#160;\u00bb de la multitude du collectif. C&rsquo;est un \u00ab&#160;on&#160;\u00bb qui n&rsquo;a pas de nom, pas de pr\u00e9nom, pas de corps qui vous prive de vous-m\u00eame. Ce \u00ab&#160;on&#160;\u00bb faussement protecteur, en fait m\u00e9prisant, comme tous les ordres venus d&rsquo;en haut.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>La force du collectif.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>La marrade a plusieurs, c&rsquo;est autre chose que de chialer dans son lit, toute seule, pendant que les autres dorment. L&rsquo;amiti\u00e9 collective offre donc \u00e0 nos jours et \u00e0 nos nuits une certaine protection. Et lorsque les silences est r\u00e9clam\u00e9, en \u00e9tudes, par exemple, ce n&rsquo;est pas un vrai silence, chacune entend les autres. C&rsquo;est un silence vivant complice&#8230;.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; \u00c9ditions Robert Laffont, (Pavillons) 258 pages, janvier 2026 Ce livre autobiographique raconte la construction de la personnalit\u00e9 d&rsquo;une enfant qui de la sixi\u00e8me \u00e0 la terminale, pendant huit longues ann\u00e9es, a \u00e9t\u00e9 pensionnaire pour pouvoir suivre des \u00e9tudes. 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